09/12/2007

Lumière d’espoir ou espoir de lumière ?

A Genève, les lumières de Noël illuminent la grisaille des jours d’hiver. En Israël, c’est Hanukka, la fête des lumières. Dans la bande de Gaza c’est aussi l’hiver, mais l’Etat d’Israël coupe la lumière. Des coupures d’électricité de plus en plus fréquents ravagent le bon fonctionnent des hôpitaux, détruisant le stock déjà réduit de médicaments et vaccins.

 

Des milliers d’étudiants gazouis attendent depuis des mois, parfois même depuis plus qu’un an, de pouvoir partir ou retourner à l’étranger, afin de commencer ou poursuivre des études pour lesquelles ils on reçu une bourse. Le passage aux frontières leur sont constamment refusés, même avec un visa bien en ordre. Il n’y a pas de lumière dans leurs vies.

 

Depuis la conférence d’Annapolis, 30 palestiniens ont été tués par missiles, bombes à sous-munitions et balles réelles par l’armée israélienne, qui semble parfois tirer par pure envie de tuer : ainsi, un homme en visite dans le jardin de son frère et un paysan dans son champs ont trouvé la mort, sans provocation ni avertissement.

 

Au moins 12 malades (cancer, problèmes cardiaques, accident de route) sont morts, soit dans une ambulance arrêtée à la frontière, soit de retour à l’hôpital après qu’on leur ait refusé le passage, malgré des papiers tout à fait en ordre. Il s’agit d’un bébé, d’enfants (dont un mort des complications de la varicelle!), de femmes (dont une mère de 7 enfants, empêchée à plusieurs reprises de suivre un traitement pour le cancer du sein) et d’hommes de tous âges. Voir leurs patients mourir par manque de soins aux portes même de Gaza remplit leurs médecins de désespoir.

 

Miri Weingarten, des Médecins pour les droits de l’homme – Israël (PHR, Tel Aviv) explique la situation derrière ces refus : à la frontière d’Erez, des agents du Shin Bet (l’intelligence israélienne) interrogent les malades sur leurs amis et leurs voisins. Les malades refusent souvent de parler. Ils sont alors simplement renvoyés à leur mort. Le PHR fait partie des nombreuses organisations locales et internationales qui ont soumis des pétitions à la Cour Suprême israélienne et au gouvernement israélien pour faciliter le passage des patients à la frontière. A ce jour, ils n’ont reçu aucune réponse. (Détérioration de la situation sanitaire dans la bande de Gaza , 7-12-2007)

 

Les médias en général continuent d’informer partiellement ou pas du tout sur la situation précaire entretenue par l’Etat israélien dans la bande de Gaza. Dans ce contexte, une voix rare, une voix suisse, s’exprime sur la réalité sur place : « L’automne à Gaza plage », d’Alain Campiotti, le 8 décembre 2007.

Assemblage

Les artistes venus à Genève en mai et d’autres collègues ont crée un beau site internet qui  montre, entre autres, leur « Nuit blanche » au Centre culturel français (octobre 2007). De la lumière, donc !

 

Et une pensée pour un professeur qui fait face tous les jours à des étudiant(e)s découragés, déçu(e)s et tristes, qui lui ont fait confiance pour des séjours linguistiques en France, dont les visas obtenus avec grande difficulté n’ont pas été respectés. Ce professeur écrit un poème « Le mort lente à Gaza » :

 

« Pas de perspectives (…)
Seulement la souffrance (…)
Attaques permanentes
Blocus et embargo
Economie effondrée
Unité nationale absente
Malades qui meurent (…)
ce monde d’intérêts(…)
a oublié
Gaza la méditerranée (…)
Il a oublié le parfum de sa terre
(…)
A Gaza, nous avons tout perdu
Il ne reste qu’un mot : espoir. »

 

Muni de son espoir inébranlable, Ziad Medoukh a organisé deux évènements récents au Centre de la paix de l’Université Al Aqsa : une exposition artistique sur la violence contre les femmes le 28 novembre ...

Exposition violence contre les femmes

... et une rencontre, le 6 décembre, avec un psychiatre pour discuter de la situation psychologique des palestiniens sous le blocus à Gaza.

Psychiatre de Gaza et étudiants 

 

13:39 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Cet un article ne dit pas un mot sur les tirs aveugles et incessants de roquettes, missiles et autres projectiles de la part "d'activistes" palestiniens sur les localites israeliennes. A quand un article sur la souffrance des habitants de Sderot?

Écrit par : UnPeuD'Objectivite | 11/12/2007

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