24/03/2008

SOS de Gaza

L’espoir rime avec le jour et la lumière ; le désespoir avec la nuit et le noir. Le jour de Pâques, Dr Eyad El Sarraj a écrit une note courte mais puissante de désespoir sur le site du Gaza Community Mental Health Programme (http://www.gcmhp.net) dont il est le fondateur et l’âme.

Dr. Sarraj était l’invité de la branche genevoise des Universitaires pour la paix israélo-palestinienne en juin 2006. Diplômé d’un PhD en psychologie de l’Université de Harvard, il a fait trois séjours dans les prisons de l’Autorité Palestinienne pour ses critiques du gouvernement. Il est mondialement sollicité pour ses vues de la situation en Palestine et surtout dans la bande de Gaza, d’où il est originaire.

Lors de mon séjour à Gaza, Dr Sarraj luttait contre la leucémie dans un hôpital israélien. Depuis, il est revenu a Gaza pour dénoncer la situation du siège actuel avec des organisations non-gouvernementales israéliennes (voir blog du 17 février sur le convoi israélien du 26 janvier). 

  
Dr Sarraj a investi toute son énergie professionnelle pour les enfants de Gaza. Maintenant, il assiste à la mort de tout ce qu’il a construit. Il dresse un bien sombre tableau des jours à venir :


 
 

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plage de Gaza la nuit (photo Carol)


 

« Dans une heure arrive la nuit 


L’établissement militaire israélien a décidé d’arrêter l’arrivée de l’électricité et de carburant à Gaza. Depuis jeudi [20 mars], la bande de Gaza n’a reçu ni aide humanitaire ni nourriture. On ne peut même pas pomper l’eau pour avoir un verre d’eau. Chaque nuit, mon fils doit resté branché sur un ventilateur à cause de son asthme. Que va-t-il lui arriver lorsque notre générateur ne fonctionnera plus ? Qu’en est-il des hôpitaux, des banques de sang, et les vaccins ? Et que va-t-il se passer pour les patients en besoin de dialyse et les bébés dans les couveuses ?


Avant que la nuit tombe, avant qu’il n’y ait plus de communication avec le monde extérieur, je veux vous dire que la politique actuelle de l’Etat d’Israël - qui consiste à nous presser comme un citron - a un but précis : Israël veut obliger l’Egypte à ouvrir ses frontières avec Gaza, ramenant ainsi la situation à celle d’avant 1967 [l’année où Israël a occupé Gaza et la Cisjordanie pendant la Guerre de Six Jours].  Si l’Egypte ouvre ses frontières, Israël scellera ses frontières avec la bande de Gaza, la coupant définitivement de la Cisjordanie, ce qui anéantira tout projet de paix pour un seul ou deux états.


Bref, Israël est en train d’achever la stratégie Sharon de retrait unilatéral. Si jamais l’Egypte n’ouvre pas ses frontières avec Gaza, Israël nous poussera par Rafah dans le désert du Sinaï. Préparez-vous à l’Exode. »

21:17 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Paix entre-nous, les Israeliens et les Arabes c'est impossible. J'amais. Les Arabes ont 23 pays. Nous avons seulement Israel.

Écrit par : IVRI ANOCHI | 13/04/2008

Si seulement le progrès technologique avait existé depuis bien + longtemps, afin que les livres ne soit pas détruits, que l'Histoire continue de tracer les événements, pour qu'aujourd'hui, on puisse tirer un bilan...
Grâce à internet et des lois internationales, comme les Droits de l'Homme, peut-être que les Romains, n'aurait jamais créées les provinces nommées Palestine au nombre de 3...
Peut-être que grâce à une mobilisation internationale, il n'y aurait jamais eu de Diaspora...
Peut-être que on n'aurait jamais connu de massacres, de vente d'esclaves juifs, de pillages, de destructions, de conversions forcées...

Peut-être même que des gens de bien, aurait lancé un SOS de Jérusalem...qui sait...
Peu sont des Cyrus, des Bonaparte, des Balfour...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/05/2008

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