30/04/2009

La grande détresse de Gaza

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badge conçu par un artiste genevois pendant les attaques sur Gaza, janvier 2009

 

 La situation à Gaza empire. Depuis que l’Etat d’Israël a fermé ses frontières en juin 2007, il n’y a plus d’exportations et peu d’importations de matières premières. En décembre et en janvier, l’offensive israélienne de trois semaines a détruit de nombreux ateliers et usines. Il y avait 35'000 travailleurs dans l’industrie avant juin 2007; aujourd’hui, il en reste 1'400. Le taux de chômage à Gaza est de 44.8%, sans compter ceux qui ne cherchent plus de travail. Selon un rapport de la Chambre de Commerce de Gaza, 85% de la population dépend de l’aide humanitaire (le taux était de 63 % en 2007). Le taux de pauvreté en 2008 avant les frappes israéliennes était de 80% selon le Bureau International de Travail à Genève. (Ma’an)

La situation scandaleuse dans la bande de Gaza doit impérativement changer et vite. Ce n’est pas l’aide humanitaire ou des vœux pieux qui peuvent faire effet, mais une détermination internationale concertée. L’Union Européenne donne enfin un exemple par une prise de position claire. Voici un extrait d’un article paru dans Le Monde du 29 avril qui donne le ton.


"Le rapprochement entre l'UE et Israël est gelé

 

BUREAU EUROPÉEN CORRESPONDANT

Les Vingt-Sept posent comme préalables au renforcement de leurs relations avec Israël la relance du processus de paix et un engagement en faveur de la création d'un Etat palestinien. Actée sous présidence française de l'Union européenne (UE), en décembre 2008, la mise en place d'une coopération plus étroite avec Israël a été de facto suspendue dans la foulée de l'offensive israélienne à Gaza (27 décembre -17 janvier).

L'arrivée au pouvoir de Benyamin Nétanyahou (Likoud) incite aujourd'hui les Européens à demander au nouveau gouvernement israélien de s'engager formellement en faveur de la solution des deux Etats avant de relancer leurs efforts de rapprochement. En attendant, la République tchèque, qui en faisait une des priorités diplomatiques de sa présidence de l'UE ce semestre, a renoncé à organiser un sommet avec les Israéliens au printemps. Lundi 27 avril, au Luxembourg, les ministres des affaires étrangères sont de surcroît convenus de reporter à juin la tenue du Conseil d'association avec Israël qui devait faire le point sur le renforcement des liens.

La position d'attente affichée par l'UE est une façon de faire pression sur Israël. Les Européens se veulent d'autant plus fermes que cette exigence est aussi celle de l'administration Obama. Ils espèrent que M. Nétanyahou sera en mesure de préciser ses intentions lors de sa visite à Washington, à la mi-mai. Les Vingt-Sept souhaitent par ailleurs que les autorités israéliennes mettent un terme à la colonisation et ouvrent l'accès à la bande de Gaza, pour en faciliter la reconstruction. "C'est un ensemble de préalables avant d'avoir une relation solide", a indiqué Javier Solana, chef de la diplomatie européenne."

08:56 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, chômage, siège, union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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