27/08/2009

Comment arrivent-ils à tenir ?

La langue anglaise continue d’être la langue privilégiée pour les nouvelles de Gaza. C’est la raison d’être de ce blog. Une vidéo tournée par deux cinéastes de la Nouvelle Orléans, « Gaza sous siège », vient de voir le jour  sur The Electronic Intifada (http://electronicintifada.net/v2/article10737.shtml . Jordan Flaherty est écrivain et animateur de quartier. Lily Keber, enseignante, fait des films documentaires. Son film « T. Don Hutto : America’s Family Prison” jouit d’une large réputation. Voici le résumé de leur témoignage.

Gaza_under_siege.jpg
Voir la vidéo : http://vimeo.com/6075842

Six mois après la dévastation de Gaza par une offensive militaire israélienne de 22 jours, on n’y voit guère de reconstruction. De plus, un blocus presque total imposé depuis 2007 par l’Etat d’Israël empêche l’arrivée des biens. L’ampleur de la destruction coupe le souffle. Ecoles, cliniques, maisons et toute l’infrastructure de base des services publics ainsi que du gouvernement ont été détruits. Le bâtiment parlementaire palestinien est en ruines ; les élus doivent se rencontrer dans une tente attenante. Les autorités israéliennes affirment que le siège, tout comme les attaques en décembre et en janvier, a comme but de faire tomber le Hamas. Mais pour les gens sur place, il s’agit d’un assaut sur tous les aspects de la vie.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (l’UNWRA)  responsable pour le bien-être et le développement des réfugiés de Gaza – 80% de la population – ressent les effets dans tous les domaines de leur travail. ‘Le siège est quasi-total,’ dit John Ging, directeur de l’UNWRA à Gaza. ‘Seuls des biens humanitaires de première nécessité sont autorisés à Gaza.’ Des médicaments vitaux et un grand nombre d’aliments figurent sur la liste des importations interdites. Le béton, les outils ou les matériaux pour faire des travaux n’entrent pas. ‘Nous avons connaissance de 388 malades qui sont morts ; à cause du siège ils ont été empêchés de voyager pour recevoir des soins,’ dit Bassem Naim, Ministre palestinien de la Santé. ‘Les stocks de 70 types de médicaments sont à zéro.’

Il existe un grand désir de reconstruire, et les ouvriers qualifiés ne manquent pas. Des milliards de dollars d’aide des pays du monde entier, y compris les Etats-Unis, sont promis à cette fin. Mais on ne voit presque aucune maison réparée; les gens vivent encore sous tente, chez la parenté ou dans des abris. ‘Il ne nous reste que peu de temps,’ dit John Ging.’ Ça suffit d’aider les gens à survivre : nous avons besoin de leur donner une vie.’ »     

19:39 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, siège, reconstruction, pénurie, ruines | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Comment voulez-vous,Carol, que nous ayons des commentaires modérés après des articles de cette dimension qui poussent à hurler d'indignation et d'incompréhension qu'au XXIe siècle on fasse vivre tout un peuple volontairement dans autant de désolation.
Ce qui est risible si ce n'était si déplorable, c'est que chez nous on donne une importance monstrueuse à une grippette qui emporte dans l'au-delà quelques personnes alors que ce sont des milliers d'individus qui sont en train d'aller toujours plus mal, avec des soutiens dérisoires.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27/08/2009

Merci pour ce témoignage.
Un crime odieux contre toute une population se poursuit donc à Gaza.

Écrit par : Hani Ramadan | 28/08/2009

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