14/07/2010

La coriandre n’est plus une menace à la sécurité de l’Etat d’Israël !

La coriandre n’est plus une menace à la sécurité de l’Etat d’Israël, mais il est refusé à une avocate l’autorisation de sortie.

Cette situation absurde est à sens unique. Certaines denrées sont enfin autorisées à entrer dans la bande de Gaza tandis que les palestiniens continuent à se voir refuser les déplacements hors du territoire. (Voir l’article de Dan Izenberg dans The Jerusalem Post.) C’est un article du journal israélien Haaretz qui dénonce cette incohérence.

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photo by Haaretz 


 « Israël refuse l’autorisation à une femme gazaouie de poursuivre ses études en droit humanitaire, en Cisjordanie

 

par Amira Hass, 12 juillet 2010

 

La Haute Cour de Justice israélienne a appuyé la décision négative de l’Etat, juste un jour après que Barack Obama ait loué Benjamin Netanyahu pour l’allègement du blocus de Gaza : une avocate de la bande de Gaza ne peut pas poursuivre ses études en vue d’un Master à l’Université de Bir Zeit en Cisjordanie. Les juges Miriam Naor, Hanan Melcer et Issac Amit ont adjudiqué mercredi passé que pour Fatma Sharif, 29 ans : ‘… la situation actuelle politique et sécuritaire ne justifie pas l’intervention en faveur de la requérante face à la décision du répondant [le Ministre de la Défense ].’

 

Depuis 2000, Israël a maintenu une interdiction globale envers les étudiants de Gaza souhaitant étudier en Cisjordanie avec le soutien de la Haute Cour de Justice. … L’année académique commence le 15 août. Sharif voulait s’inscrire à l’université jeudi. Elle espérait qu’avec l’allègement du blocus, les autorités israéliennes accepteraient sa demande d’un permis pour sortir de Gaza afin d’étudier les droits humains. Le 7 juin, elle a soumis sa demande au Comité civil palestinien, responsable pour transférer de telles requêtes au bureau israélien de coordination et liaison avec Gaza [COGAT ndlt]. Ce comité, qui agit sous les ordres israéliens, a refusé sa demande puisqu’il ne traite que des autorisations pour raisons humanitaires ou urgences médicales.

 

Le 8 juin, Sharif a fait appel au coordinateur des activités dans les territoires et au chef de la liaison administrative. On l’a informée le 23 juin que ‘la demande est refusée puisqu’elle ne remplit pas les conditions actuelles de la situation sécuritaire et politique’.  Sharif a alors adressé une pétition à la Haute Cour à l’aide de l’avocat israélien Nomi Heger, du groupe Gisha : Centre Légale pour la Liberté de Mouvement, mais la Cour a confirmé la décision de l’Etat.

 

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acrylique sur canevas et papier journal (2002) par Abdel Nasser Amer qui peint actuellement en Suisse

 

La Cour a souligné que la déclaration des ministres du gouvernement israélien le 20 juin quant à l’allègement du blocus ‘ne disait rien sur la politique actuelle régissant le déplacement des personnes’. …Le Procureur Député de l’Etat Ilil Amir a déclaré à plusieurs reprises que la décision d’alléger le blocus n’est définitivement pas ‘ … destinée à aider quiconque à quitter Gaza pour étudier en vue d’un Master’. Elle a affirmé qu’une telle décision serait dangereuse, vu les risques d’établissement ‘des branches du terrorisme gazaoui en Cisjordanie.’ Une manière de combattre ce danger est de ‘restreindre les déplacements entre la bande de Gaza et la Cisjordanie,’ a-t-elle expliqué.

 

Sharif travaille actuellement au Centre Al Mezan pour les Droits Humains, une des organisations indépendantes de la bande de Gaza, qui critique fréquemment le gouvernement du Hamas pour des actes de répression. Mais cela ne semble pas avoir intéressé la Haute Cour israélienne. » 

 

 

 

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