02/08/2013

L’étouffement : études, visites familiales entre Gaza et Cisjordanie – interdites !

Se déplacer de Gaza en Cisjordanie est impossible pour la plupart des Palestiniens de Gaza depuis l’an 2000, ceci en contradiction avec l’accord Interim (Oslo 2) signé par Israël et la Palestine à Washington en 1995. L’organisation israélienne HaMoked souligne l’obligation pour Israël de permettre le déplacement des Palestiniens de Gaza. Cette semaine, Amnesty International (USA) organise une campagne pour soutenir les étudiants de Gaza qui ne peuvent pas passer par Erez pour étudier à l’Université de Birzeit. D’autre part, le Centre Palestinien pour les Droits Humains (PCHR) publie l’histoire d’une femme gazaouie de 78 ans qui se voit refuser l’autorisation de rendre visite à sa fille à Hébron alors qu’elle ne se trouve qu’à deux heures de voiture.

Gaza, Cisjordanie, Erez, permis, déplacement, Interim, étudiants, famille, visites, punition collective,

 

 Mme Fatma Khalil Mubarak pense qu’elle devrait avoir le droit de voir sa fille (photo PCHR)


 « Je persisterai dans mes efforts de voir ma fille jusqu’au jour de ma mort

1 août 2013 Narratives PCHR

On lit dans le visage de Fatma la tristesse d’une mère qui n’a pas vu sa fille depuis 11 ans. Fatma Khalil Mubarak, 78 ans, vit à Rafah, au sud de la bande de Gaza. Sa fille, Lamees Ahmad Mubarak, 44 ans, vit à Hébron en Cisjordanie depuis son mariage en 1988. La dernière fois que les deux se sont vues était en 2002. Depuis, Lamees s’est vu refuser chacune de ses demandes de visite dans la bande de Gaza, ce qui suppose passer par Erez à Beit Hanoun.

Beit Hanoun est le seul point d’accès pour des Palestiniens désirant passer de Gaza à la Cisjordanie, Jérusalem-est ou Israël. …

En 2013, Lamees a déjà vu deux demandes refusées. …

Le désir de Fatma de voir sa fille ne fait que croître : elle souffre d’une maladie cardiaque et de l’hépatite et elle ne va pas aller mieux. Elle ne comprend pas les refus répétés de l’autorité israélienne : ‘Ma fille n’est pas une menace pour leur sécurité. Elle veut juste venir me voir.’ …

Israël impose une politique de fragmentation de la Cisjordanie et la bande de Gaza. ‘Récemment, Lamees est tombée gravement malade, mais je n’ai pas pu me rendre à ses côtés. … Quand son père est tombé malade, nous avons demandé un permis, mais il a été refusé. Il est mort en 2008 sans la revoir et on lui a refusé un permis pour venir assister aux funérailles. J’ai sept petits enfants que je ne connais pas, deux déjà mariées, et je n’ai pas pu aller à leurs mariages.’

C’était différent par le passé : ‘Avant, il me fallait un jour pour obtenir un permis. Je prenais un taxi entre Gaza et Hébron. Nous partions le matin et nous arrivions avant midi.’ …

Depuis la prise du pouvoir du Hamas en juin 2007, les autorités israéliennes autorisent les déplacements seulement à des catégories d’individus bien limitées, notamment à des journalistes étrangers, de grands malades, ou des employés des organisations internationales. Et même pour ces personnes-là, la procédure est bien compliquée. Quant aux civils de la bande de Gaza, ils ne peuvent pas accéder aux lieux saints à Jérusalem ou à Bethléem. Les étudiants gazaouis ne peuvent pas étudier dans les universités de la Cisjordanie. Des deux côtés, on empêche les familles de se rendre visite.

La fermeture de la bande de Gaza qu’Israël a imposé pendant six années consécutives constitue une forme de punition collective en violation de la loi humanitaire internationale. En conséquence de la fermeture continue, se déplacer entre la bande de Gaza et la Cisjordanie est presque impossible pour les Palestiniens, ainsi séparant de familles entières. Cette séparation de familles imposée viole l’Article 16 de la Déclaration universelle des droits humains de 1948 (UDHR) et l’article 23 du Pacte international relatif aux droits civiques et politiques (ICCPR), ce qui oblige les Etats à protéger le droit de se marier et fonder une famille. »

Commentaires

Et malgré tout il y a encore des roquettes qui tombent sur Israël ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 03/08/2013

"Fatma Khalil Mubarak, 78 ans, vit à Rafah, au sud de la bande de Gaza."

Ce territoire, Gaza, fût perdu en 1967 par l'Égypte, dans une guerre à 3 contre Israël.

Imaginez Gaza sous le régime de Moubarak ...

"Dans la période 2006-2007 plus de 600 Palestiniens ont été tués dans les combats entre le Hamas et le Fatah."

Je suis content pour cette dame, qu'elle soit encore en vie, à son âge.


Plus récemment :

"L'Egypte a fermé le 5 juillet le terminal de Rafah, unique accès au territoire palestinien qui ne soit pas contrôlé par Israël, à la suite d'attaques dans le Sinaï, frontalier de la bande de Gaza et d'Israël, qui ont coûté la vie à un soldat et cinq policiers. Les forces égyptiennes ont également fermé depuis une dizaine de jours des tunnels de contrebande sous la frontière, provoquant une importante pénurie, en particulier de carburant et de ciment, dans la bande de Gaza."

On accuse cependant Israël a chaque seconde ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 03/08/2013

Les commentaires sont fermés.