14/09/2013

Gaza à l’Agonie

Quatre voix se sont levées hier pour décrier la situation catastrophique à Gaza : Ziad Medoukh dit « … la situation est près de devenir une véritable crise humanitaire. » Des parlementaires britanniques soulignent que « La souffrance de 1,6 millions de Palestiniens à Gaza est exacerbée par les autorités égyptiennes, qui aident Israël à imposer le blocus illégal sur Gaza. » Selon le rapport hebdomadaire de l’UNRWA, Gaza, la destruction de centaines de tunnels à Rafah, entre l’Egypte et Gaza, inflige une perte mensuelle de 230 dollars américains à l’économie gazaouie. Des milliers de personnes n’ont pas une alimentation adéquate. Eva Bartlett cite de nombreuses Tweets et messages qu’elle reçoit actuellement. L’Egypte et Israël poursuivent leur blocus illégal et inhumain (bientôt 7 ans) qui rend la vie à Gaza insupportable de multiples points de vue. Ceci est décrit dans le rapport « Slow Death » publié au début du mois de septembre 2013. Gaza. blocus, crise, Israël, Egypte, tunnels, médicaments. chomage, Rafah, étudiants, alimentation, benzine, électricité, hopitaux

Des centaines de voitures font la queue des heures durant pour de la benzine, 9 septembre 2013. ville de Gaza (photo Omar Ghraieb)


Aujourd’hui, il fait 32° à Gaza Le seule centrale électrique fonctionne à 20% de sa capacité, faute de fioul. Celui-ci entrait auparavant par les tunnels depuis l’Egypte. Un foyer peut compter au maximum sur 6 heures d’électricité par jour, 6 heures qui arrivent à l’improviste – souvent au milieu de la nuit – c’est alors qu’il faut profiter pour la machine à laver, l’ordinateur, les appareils ménagers, charger les téléphones portables … la lumière ! Les hôpitaux, leurs patients et tous les appareils qui maintiennent en vie en pâtissent … les docteurs savent depuis longtemps opérer à la lumière des Natels. Il y a pénurie grave de médicaments et d’eau (il faut de l’électricité pour faire fonctionner les pompes, évacuer les égouts, ainsi que pour faire fonctionner les générateurs dont le bruit est assourdissant dans les rues de Gaza).

La construction est au point mort (les matériaux ne rentrent plus par les tunnels) et le taux de chômage est de 75%. Beaucoup de denrées manquent dans les magasins ; celles que l’on trouve sont vendues à des prix exorbitants.

Gaza. blocus, crise, Israël, Egypte, tunnels, médicaments. chomage, Rafah, étudiants, alimentation, benzine, électricité, hopitauxDans un tunnel qui peut-être n’existe plus, un ouvrier palestinien prend une pause, 27 août 2013 (Eyad Al Baba/APA images)

Le passage de Rafah est fermé depuis deux jours et laisse un tout petit nombre de personnes passer lorsque ses portes s’ouvrent. Abir Alabyad, 26 ans, raconte à son amie Eva Bartlett une attente inutile sous le soleil hier entre 6h30 et 15h. Elle est une des centaines d’étudiants qui ont besoin de regagner leurs universités à l’étranger. Si Abir ne parvient pas à Leeds pour le 15 septembre, elle perdra sa bourse et sa place à l’université : « Je me sens comme enfermée dans une boîte, » dit-elle. « Tout ce qui m’entoure, la situation et le conflit, tout m’est hors de contrôle. »

L’irlandaise Jenny Graham à Gaza s’indigne : «Qui accorde le droit à un pays quelconque d’infliger à tout autre peuple un rationnement barbare, brutal et inhumain des besoins et des droits élémentaires ? »

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