22/01/2014

Des milliers de familles séparées par la bureaucratie

Un rapport de B’Tselem et de HaMoked du 20 janvier 2013, vidéo à l’appui, dénonce les restrictions de mouvement en Palestine entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. C’est une politique qui rend la vie de famille normale impossible. Ceci est vrai tant pour des femmes de Cisjordanie ou d’Israël qui ont suivi leur mari à Gaza que pour des femmes de Gaza mariées à des résidents de la Cisjordanie ou d’Israël, qui se trouvent coupées de leur famille d’origine. Selon certains, cette politique israélienne semble motivée plutôt par des considérations démographiques que sécuritaires. Voici ma traduction du résumé de Ma’an News en anglais.

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Une femme attend au passage d’Erez à la frontière entre Gaza et Israël, Oren Rosenfeld, 19 mars 2009


 « Des restrictions israéliennes sur le déplacement sépare des familles palestiniennes
Jérusalem (AFP)

Les restrictions faites par Israël sur le déplacement des Palestiniens entre Gaza et la Cisjordanie séparent des parents et rend une vie de famille impossible pour des dizaines de milliers de personnes, selon un rapport d’une organisation israélienne des droits humains ce lundi. Les 42 pages du rapport, publié par B’Tselem et HaMoked, documentent l’impact de la politique israélienne limitant sévèrement le va et vient palestinien de la bande de Gaza sous contrôle du Hamas. 

Selon le rapport, ‘la politique déclarée d’isolation de la bande de Gaza est une violation brutale du droit à la vie de famille de milliers de Palestiniens dont les familles sont séparées soit entre Gaza et Israël, soit entre Gaza et la Cisjordanie.’ La politique israélienne actuelle interdit aux Gazaouis de se déplacer en Cisjordanie sauf dans des circonstances extrêmement rares. Quand aux résidents de la Cisjordanie, ils peuvent sans autre se déplacer à Gaza mais, une fois sur place, ils doivent y rester.

Le rapport est explicite : ‘ Israël interdit tout déplacement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie sauf dans de rares cas humanitaires et exceptionnels de personnes de premier degré de parenté lors d’une maladie grave, d’un décès ou d’un mariage.’ Même dans ce genre de cas, toutes les demandes ne sont pas acceptées ou sont avalisées trop tard.

Après la Guerre des six jours in 1967, lorsqu’Israël s’est emparé de Gaza et la Cisjordanie, il y avait un déplacement relativement aisé entre les deux territoires. Mais pendant la Première Intifada (1987-1993), les restrictions ont commencé pour des raisons dites de sécurité. Ensuite, en 2006, … puis en 2007, la politique a changé à nouveau dans un sens de plus en plus restrictif. Les femmes pâtissent spécialement de ces développements, puisqu’une femme est censé quitter sa famille pour s’installer chez la famille de son mari. …  

Le rapport demande au gouvernement israélien de ‘respecter les droits de tous les résidents palestiniens à une vie de famille et à la liberté de déplacement.’ Tout en reconnaissant ‘cette privation de la liberté’ causée par la politique, le Ministère israélien de la justice l’a justifié pour des raisons de sécurité. Il a déclaré que la bande de Gaza est ‘un territoire hostile contrôlé par une organisation terroriste meurtrière (le Hamas) qui mène régulièrement des opérations contre les populations civiles et qui serait dédiée à l’annihilation de l’Etat d’Israël. Autoriser le déplacement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie constituerait un risque majeur pour la sécurité,’ selon le Ministère. … »

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