03/03/2014

Rêve chimérique ?

Le journaliste Daoud Kuttab écrit pour le site web Al Monitor en anglais. Dans un article que je livre ici en traduction partielle, il se mue en conseiller du Président palestinien, Mahmoud Abbas. Le représentant de la Ligue arabe Mohammad Sbeih donne le contexte de la situation dans un article de Ma’an News le 3 mars : l’extension des négociations pour la paix dépend largement de la visite de M. Abbas à Washington (le 17 de ce mois) et ce qui sera proposé à ce moment-là. 

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Daoud Kuttab (Al Monitor)


 « Abbas doit conditionner une extension des pourparlers de paix à la levée du siège de Gaza
Daoud Kuttab, Al Monitor, 28 février 2014

Le décor semble planté, si les responsables palestiniens le veulent, pour une réconciliation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et la fin du siège injuste imposé sur Gaza depuis ces sept dernières années.

Les pourparlers pour la paix entre Palestiniens et Israéliens étaient prévus pour une période de neuf mois qui arrivent à échéance fin avril. … Israël et les Etats-Unis ont envie de prolonger ces discussions. … Avec les visites prévues à Washington de Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu avec le Président Barack Obama, les autorités palestiniennes auraient tout avantage à demander de lever le siège de Gaza, seule condition pour continuer les pourparlers, afin de permettre le libre passage de personnes et de marchandises entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

 

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Le Président Obama à l’écoute du Premier Ministre Netanyahu, le 3 mars 2014 (AFP Saul Loeb)

… Une telle autorisation de libre circulation entre Gaza et la Cisjordanie n’a pas besoin d’être interprétée comme un compromis de la part d’Israël : tous les accords signés entre Israël et les Palestiniens – les Accords d’Oslo, les Accords de Wye (1998) et les Accords de Charm el-Cheikh (1999) - ont stipulé qu’il fallait un passage sécurisé entre la bande de Gaza et la Cisjordanie destiné aux personnes et aux marchandises. Ce passage n’a jamais été réalisé.

Le gouvernement américain parle souvent du besoin d’une continuité territoriale pour un état palestinien. Ainsi, il serait mal placé pour refuser que cette exigence conditionne la participation palestinienne prolongée dans les pourparlers. On ne peut pas ignorer le droit de 1,6 millions de Gazaouis et leurs co-citoyens en Cisjordanie de circuler librement à l’intérieur de leur propre pays ... Si les Etats-Unis pouvaient accepter une telle proposition, cela pourrait prouver à l’homme de la rue en Palestine que les pourparlers portent leurs fruits et ne restent pas des paroles vides."

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