15/11/2014

« Dans une froide indifférence … »

C’est ainsi qu’Amnesty International décrit les bombardements israéliens de cet été contre des habitations palestiniennes où les familles se croyaient à l’abri. Son rapport fut annoncé par un communiqué de presse le 5 novembre. Il semble être passé sous silence par la plupart des médias. J’en résume l’essentiel en citant quelques extraits ici.

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Photo accompagnante le communiqué de presse : « Les forces israéliennes ont tué des dizaines de civils palestiniens dont de nombreux enfants dans des attaques menées contre des habitations.  EPA


 « Israël a bombardé et anéanti des familles entières dans une froide indifférence »
Par Amnesty International, Londres, 5 novembre 2014

À ce jour Israël, n’a pas reconnu les attaques sur huit différentes habitations décrites dans le rapport pas plus qu’elle n’a répondu aux demandes d’explications d’Amnesty sur les raisons de chacune d’entre elles. Il s’agit de la mort atroce de 104 civils, dont 62 enfants. Le rapport dénonce ainsi les crimes de guerres des deux côtés dans le conflit de l’été passé : « Au moins 18'000 logements ont été détruits ou rendus inhabitables pendant le conflit. Plus de 1'500 civils palestiniens, dont 519 enfants, ont trouvé la mort dans des attaques israéliennes pendant le dernier conflit a Gaza. Des groupes armés palestiniens ont aussi commis des crimes de guerre ; ils ont tiré sans discrimination des milliers de roquettes sur Israël, tuant six civils, dont un enfant. »

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Entête du rapport d’Amnesty International du 5 novembre 2014 :
« Un enfant palestinien regarde, plus bas, les ruines de sa maison, une parmi des milliers détruites par l’assaut contre Gaza. »  Pacific Press

Le Ministère des affaires étrangères israélien a annoncé avant hier qu’Israël ne coopérerait pas avec la commission d’enquête mise en place par le Conseil de droits de l’homme des Nations unies. Les autorités israéliennes persistent à « interdire aux organisations internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International, de se rendre à Gaza, » selon Amnesty.

L’opération israélienne de cet été était la plus disproportionnée des trois attaques meurtrières sur Gaza depuis décembre 2008. Depuis le cessez-le-feu, l’armée et la marine israélienne ont recommencé leurs attaques sur les pêcheurs et leurs bateaux et sur les paysans dans leurs champs (ce rapport du Centre palestiniens pour les droits humains en est un parmi d’autres). A nouveau, les médias ne jugent pas intéressant de publier ces violations du cessez-le-feu.

La conclusion d’Amnesty est inéluctable : « Étant donné que les autorités israéliennes et palestiniennes ne font rien pour mener des enquêtes indépendantes et impartiales sur les accusations de crimes de guerre, il est impératif que la communauté internationale soutienne l’intervention de la Cour pénale internationale. Amnesty International appelle une nouvelle fois les autorités israéliennes et palestiniennes à adhérer au Statut de Rome et à accorder à la CPI le pouvoir d’enquêter sur les crimes commis en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Elle engage également le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir le procureur de la CPI de la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés afin qu’il puisse enquêter sur les allégations de crimes relevant du droit international commis par toutes les parties. »

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