24/04/2015

« Vivre ici, ce n’est pas possible !

Les jeunes de Gaza cherchent à se faire entendre. Ils seront soutenus par un groupe de femmes israéliennes à Tel Aviv le 29 avril. Yael Marom est responsable de communication pour Just Vision ainsi que coéditrice du Local Call, site « sœur » de + 972 mag. Elle a publié l’appel des jeunes, en premier lieu sur le site de Local Call, en hébreu. Le site de + 972 mag l’a ensuite publié en anglais. Je livre une traduction française pour ceux qui veulent rester au courant de la vie des gens ordinaires, et surtout le sentiment des jeunes, enfermés dans la bande de Gaza.

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Fady Al Sheik Yousef, 27 ans, a aidé les enfants à changer leurs idées pendant l’offensive sur la bande de Gaza en été 2014 (photo Fares Chahine)

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19/04/2015

Avec un pinceau

Vivre au milieu de la dévastation inspire deux artistes pour un travail de mémoire.  Journaliste Rami Almeghari le raconte dans un article en anglais pour l’Electronic Intifada que je traduis ici.

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Elham al-Astal dédie son travail à la préservation de la mémoire des victimes à Gaza (photo par Shadi Alqarra)

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17/04/2015

L’élan extraordinaire de la jeunesse

Pendant les huit années du blocus israélien sur la bande de Gaza 400'000 enfants sont nés. Ces jeunes enfants et les adolescents vivent avec comme seule mémoire la privation totale de leurs droits élémentaires : pas de possibilité de voir leur famille en Cisjordanie ou à l’étranger ou avoir leurs visites, donc sans pouvoir embrasser leurs grands-parents ou jouer avec leurs cousins ; peu de chances d’étudier comme ils auraient choisi, donc pas une possibilité de faire des projets de vie. Ils ont besoin de gagner de l’argent pour une famille dont le père est au chômage forcé face à un marché de travail saturé (presque la moitié de la population dépend de l’aide alimentaire internationale). Les jeunes subissent la violence de l’occupation israélienne et même des trois attaques féroces depuis 2008 comme une fatalité qu’ils ne peuvent pas changer. Ils vivent avec. Il est difficile de se mettre à leur place : comment sauter les obstacles énormes qui se dressent dans leur chemin ? Comment refuser la violence quotidienne dont ils sont les témoins ? Un article en anglais et des photos offrent un regard sur le monde des jeunes de Gaza qui, envers et contre tout, cultivent l’espoir. Je traduis l’article – les photos parlent d’elles-mêmes !

parkour_activestills20.jpgDans une rue principale de la ville de Gaza (photo par Basel Yazouri)

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09/04/2015

Sans l’occupation et le blocus, il n’y aurait aucun besoin d’aide humanitaire !

Ce sont les propos de James Rawley, Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour la Palestine, à la fin du mois de mars. L’UNRWA (l’organisation de l’ONU pour les réfugiés palestiniens) souligne que “Plus de sept mois après l’annonce du cessez-le-feu à Gaza, pas un seul foyer totalement détruit n’a été reconstruit.”, le 3 avril (#Gaza). Le Ministère de Santé de Gaza a saisi l’occasion de la Journée mondiale pour la santé le 7 avril pour rappeler en détail la situation catastrophique de la population. Un résumé de ces informations fut publié par Ma’an News sur son site en anglais. Je le traduis ici. Pour ceux qui maîtrisent l’américain, on peut aussi écouter le témoignage édifiant du 3 avril de l’étudiante Shaima Ziara du Comité populaire contre le siège. 

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Une famille vit dans une tente sur les ruines de leur maison (photo : Ylenia Gostoli, décembre 2014, Qantara.de)

Pour ceux qui s’intéressent, il y aura une conférence du professeur Christophe Oberlin, médecin français qui travaille à Gaza, organisée par la Centrale sanitaire Suisse Romande : « Gaza sous siège, nouvelles du terrain et actualités sanitaires », le 28 avril à 18h, auditoire Yersin au CHUV, Lausanne. 

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08/04/2015

De la Méditerranée à l’Océan Pacifique

GISHA (Le Centre juridique pour la libre circulation), organisation non-gouvernementale israélienne, a récemment annoncé le départ d’un surfeur qui quitte la Méditerranée de sa Gaza natale pour un mois en destination de l’Océan Pacifique. L’organisation américaine Explore Corps continue à soutenir le sport du surf pour les jeunes de Gaza. L’article original est en anglais. Je le traduis ici.

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Il n’y a qu’une trentaine de sportifs pratiquant le surf de façon régulière dans la bande de Gaza. (Photo : Gisha)

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02/04/2015

Pas de poisson d’avril pour les pêcheurs

 Un dépêche du 1er avril de Ma’an News annonce que la marine israélienne a tiré sur trois bateaux de pêcheurs dans la région d’al-Sudaniyya, au nord-ouest de la bande de Gaza, tôt ce matin-là. Sudaniyya, d’où venaient les rougets tous frais que le pêcheur nous amenait parfois le matin lors de mon séjour en hiver 2012. Il les nettoyait pour nous avant de repartir chez d’autres clients. A la fin de l’après-midi, il rejoignait son bateau pour une autre nuit de travail. Toujours de bonne humeur, cet homme avait sept bouches à nourrir et une vie de travail quasi ininterrompue. Les bateaux de guerre ont tiré hier matin sur des hommes qui pêchaient à une distance autorisée de deux miles nautiques de la côte. A chaque incident pareil, je pense à cet homme.

pecheurs_150330-zanoun-hajj-rajab.jpgHajj Rajab, 81 ans, a pêché le long de la côte de Gaza depuis 6 décennies. Il n’a jamais vu des conditions si difficiles que celles d’aujourd’hui. (photo Ezz Zanoun)

Pourquoi cet acharnement ? Les instances internationales abandonnent ces petits gens dans un océan d’indifférence. Un journaliste et un photographe réagissent dans un article de l’Electronic Intifada. Je le traduis ici.

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