18/04/2018

Les deux plus anciennes églises de Gaza renaissent

Quel sera le sort des anciennes ruines chrétiennes à Gaza ? Le public réuni au temple de Chêne-Bougeries en juin 2010 posait cette question à l’archéologue Jean-Marc Haldimann après une projection de « Sous les pierres de Gaza » (Jean-Gabriel Leynaud, 2005).  Aujourd’hui, une bonne nouvelle inespérée tombe : les deux magnifiques anciens sites chrétiens qui risquaient de disparaître vont être restaurés. Un article en anglais sur Al-Monitor l’annonce. Je vous en livre ici sa traduction en français. 

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Le site du monastère, 2014 (cliché René Elter)

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13/04/2018

Les yeux dans les yeux

Pourquoi maintenant ? Jean-Pierre Filiou dans son Histoire de Gaza explique l’urgence : « La paix entre Israël et Palestine ne prendra de sens et de substance qu’à Gaza, elle en sera la pierre de touche comme la pierre de voûte. » Amir Rotem l’a compris. Il est directeur du Département publique à Gisha, une organisation israélienne non-gouvernementale qui promet les droits humains, notamment la liberté de circuler, particulièrement pour les résidents de Gaza. Rotem vient d’écrire un article qui est apparu en hébreu sur Local Call, traduit en anglais sur + 972 mag, afin de mettre la Grande Marche populaire, qui se passe en ce moment le long de la frontière entre Gaza et Israël, en perspective. Je traduis ici ses propos en français. 

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Une femme palestinienne manifeste contre le blocus ou la fermeture de la bande de Gaza, qui dure depuis 11 ans, devant les bureaux d’UNESCO, ville de Gaza, 13 mars 2018 (Mahmoud Ajour / APA images)

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05/04/2018

Non-violence : de la résistance efficace ?

Quand des milliers de personnes de tout âge, femmes et hommes, à Gaza, décident d’une « Longue Marche » pacifique le long de leur frontière avec Israël, c’est une question d’envie populaire qui dépasse complètement n’importe organisation. C’est la population civile qui anime les villages de tentes et les manifestations, les danses et les chants, ce vendredi 30 mars. Elle appelle à manifester pour pouvoir rester sur la terre, à résister à toutes les entraves de l’occupation israélienne et le blocus infligée sur la bande de Gaza depuis 11 ans.

Ce projet de non-violence est mis à rude épreuve juste au début des manifestations : l’armée israélienne a tiré sur un agriculteur sur ses terres trop près de la frontière à son goût. Il meurt. La marche pacifique s’est agitée par quelques jets de pierres et de cocktails Molotov lancés par une petite minorité. Mais les gens se sont rassemblés pour marcher pacifiquement. Ils avancent, forts de n’avoir rien à perdre. Pas une seule personne n’a transgressé la frontière interdite mais les snipers israéliens ont tiré – beaucoup de balles réelles - dans les têtes, dans la poitrine, dans le ventre, dans les jambes. Des individus sans aucune arme meurent : dix-huit à ce jour, 1'400 blessés – les blessures béantes des balles explosives posent problème aux médecins. (À lire, l’article de Piotr Smolar dans Le Monde du 4 avril : « Retour sur une répression meurtrière à Gaza.»)

            Quel est le sens de cette confrontation ? Pourquoi cette envie de marcher pacifiquement, s’exposant ainsi à des risques sous le gaz lacrymogène et les tirs pour mettre en lumière une situation que le monde a choisi d’ignorer ? Un article en anglais dans le journal israélien Haaretz répond à la question. J’en restitue l’essentiel ici en français.

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Manifestants palestiniens à l’est de Khan Younis, 31 mars, 2018 (SAID KHATIB / AFP)

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02/04/2018

Repousser les limites !

Il y a deux ans, une jeune femme gazaouie a fini ses études d’ingénieur en se disant qu’elle voulait faire quelque chose de ses connaissances. Depuis, on parle de Majd Mashharawi dans les média en anglais, japonais, arabe, allemand, hébreu et italien. A l’âge de 24 ans, elle a déjà développé une brique écologique sans ciment et une boîte solaire qui fournit l’électricité – des inventions qui s’attaquent à deux problèmes primordiaux à Gaza : le manque de matériaux pour la reconstruction de maisons détruites dans les derniers bombardements israéliens en 2014 et la pénurie extrème en électricité. Majd se réjouit d’offrir ces accomplissements comme exemple à toutes les jeunes femmes de Gaza, souvent découragées par la société conservatrice de se lancer dans une vie professionnelle. Son histoire est remarquable. Je vous livre une traduction de l’anglais en français d’un article récent, qui ne serait certainement pas le dernier, sur une jeune femme qui surmonte des obstacles avec une vision et une détermination rarissime.

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Majd a 22 ans avec ses briques « Green Cake », à base de cendres de bois ou de charbon - plus résistantes que des briques ordinaires, mais qui pèsent la moitié en poids et en prix ! (Photo : permission Green Cake)

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