31/07/2018

La canicule à Gaza

Deir al-Balah, ou « the home of the dates » (qui compte 75'000 habitants, contre 200’000 à Genève), se trouve au milieu de la bande de Gaza. Comme à Genève, la météo estivale – 33° aujourd’hui avec 61 % d’humidité – pose des défis aux habitants de ce camp des réfugiés, établi en 1948. À sa porte, au lieu du Lac Léman, il y a la Méditerranée. Mais la mer est polluée et l’eau n’arrive pas toujours jusqu’aux habitations, de même pour l’électricité – ce qui est difficile à imaginer à Genève. Pour les résidents de la bande de Gaza, chaque jour est un exercice de survie. Un article du journal israélien Haaretz par un employé de Gisha, le Centre israélien pour la libre circulation, décrit la vie des gens ordinaires – et encore privilégiés ! – dans sa ville de Deir al-Balah pendant ces jours de grande chaleur. Je traduis ces propos ici.

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Le désespoir d’une femme bloquée au passage à la frontière de Rafah, 15 mars 2018 (photo Ibraheem Abou Moustafa/Reuters)

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25/07/2018

Le Quatorze Juillet à Gaza

A Genève, c’était la Belgique contre l’Angleterre. Le temps n’était pas meilleur pour la fête du quatorze juillet. Le long de la frontière avec Gaza, le soldat israélien Aviv Levi, 21 ans, fut abattu par des tirs. C’était la première issue fatale israélienne. (Depuis le 31 mars, on compte 142 morts et plus de 16'000 blessés Palestiniens.) En représailles, l’armée israélienne a bombardé une soixantaine d’immeubles liés, selon elle, au Hamas. Un de ces immeubles à la place Katiba, un parc dans la ville de Gaza, était vide – presque.

Deux amis inséparables de 15 et 16 ans qui se trouvaient sur le toit de l’immeuble abandonné ont rejoint le sergent Levi dans l’au-delà. Quel gâchis ! Selon le dictionnaire online, Aviv veut dire « printemps » ou « jeune ». Amir veut dire « prince », Luay, « perle ». Les trois familles et beaucoup de jeunes amis sont en grand deuil.

Un écrivain palestinien de 23 ans raconte en anglais le contexte de la courte vie d’Amir et Luay. Je traduis ces propos ici. Il faudrait qu’un ami d’Aviv prenne la plume également. La mort de ces jeunes pèse. Lourdement. La plupart des morts gazaouis de la Grande Marche du Retour sont des hommes, dont la plupart ont le même âge que les soldats qui tirent sur eux. Que les armes cessent de parler à la place des gens !

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Un ami d’Amir et Luay endeuillé à Gaza (Al Jazeera)

 

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10/07/2018

« Le sport peut guérir le corps et l’âme »

Tout le monde qui a participé en tant que coach, bénévole ou spectateur aux National Games Genève des Special Olympics Switzerland le mois passé peut en témoigner. La joie et la fierté de montrer tout ce dont ils été capables et d’être reconnus dans leurs efforts se lisaient sur le visage des sportifs. En l‘occurrence, c’est un gardien de football manchot à Gaza qui a fait l’observation. Un article récent de l’Electronic Intifada en anglais explique le contexte dans lequel un match de foot raconté dans ces pages a eu lieu en juin. Une association constituée à Gaza en 2014 lorgnent les prochains Special Olympics prévus à Abou Dhabi en mars 2019. Je traduis en français ici l’histoire de ces handicapés qui revivent grâce au foot.

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Photo Ashraf Amra APA images

 

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06/07/2018

Une affaire de famille

C’est une famille de femmes dont il s’agit. Et encore, des femmes palestiniennes et israéliennes, juives et arabes, qui se sont unies en faisant parler leurs corps et leurs voix le 3 juillet 2018. L’histoire est d’abord parue sur Al Monitor : « Des milliers de femmes palestiniennes se rassemblent le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza ». Ensuite, le 4 juillet, Meron Rapoport dans + 972 mag : « Des femmes palestiniennes organisent la toute dernière marche le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza ». Puis, on en trouve la trace dans le journal israélien Haaretz : « Des femmes israéliennes se rassemblent de l’autre côté de la frontière en solidarité avec la marche des femmes de Gaza ». Le 3 juillet, pour la première fois depuis le début de la Grande Marche du Retour le 31 mars, les femmes de Gaza ont organisé une marche le long de la frontière avec Israël, en s’approchant jusqu’à 50 mètres de la barrière. L’armée israélienne a utilisé des cannettes des bombes lacrymogène et des grenades de fumée pour les disperser. Selon le Ministre de Santé à Gaza, les services médicaux ont dû prendre en charge 124 personnes, dont 17 blessées par balle. Pendant la marche, les activistes israéliennes ont communiqué avec leurs sœurs palestiniennes. Elles refusent les barrières matérielles, linguistiques et politiques. Leur histoire est publiée en anglais. Je résume ici leurs propos en français.

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Manifestantes palestiniennes le long de la frontière le 3 juillet 2018 (Mohammad Za-‘anoun / Activestills.org) (Za-‘anoun a été blessé à une distance de 600 mètres de la barrière.)

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