18/03/2009

Les risques du métier de pêcheur

Notre blog du 16 septembre raconte la calvaire des pêcheurs gazaouis, confinés par l’armée israélienne à  travailler dans un rayon de plus en plus réduit, souvent sous le feu des bateaux navals israéliens. Un rapport du 13 mars 2009 diffusé par IRIN, un service de nouvelles et d’informations humanitaire des Nations Unis, nous informe sur la situation actuelle. L’article original en anglais se trouve sur http://electronicintifada.net/v2/article10392.shtml.

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06/03/2009

Une bombe pas comme les autres

Dans les textes précédents (le 14.01, « L’enfer sur terre » et le 1.02, « Un mur en sang … »), nous avons décrit l’utilisation des armes au phosphore blanc ou aux fléchettes utilisées par l’armée israélienne dans la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009. Voici un troisième type d’armes qui a fait des ravages. Des centaines de civils sont morts des blessures de la bombe GBU-39; d’autres meurent encore ces jours-ci de façon horrible. L’horreur est aussi le lot des familles, des amis et de tout le personnel médical.

 

Maintes organisations internationales exigent que l’état d’Israël soit jugé pour violation du droit humanitaire et des lois sur la conduite de la guerre dans son offensive sur la bande de Gaza. Dans ce contexte, les Amis des Invalides de Tzahal (l’armée israélienne) ont maintenu leur soirée annuelle  « en faveur d’une cause humanitaire » (Mme Réfaëla Trochery dans une lettre à la Tribune de Genève, édition du 5 mars). L’Hôtel Kempinski a accueilli l’événement privé dans sa salle de spectacles du Théatre du Léman.

 

Cette année, les informations qui s’accumulent nous forcent à regarder le soutien financier aux blessés de guerre israéliens sous un autre jour que les années précédentes. On souhaiterait une réflexion sur la manière d’agir pour aider toutes les victimes du conflit au Moyen Orient, notamment en mettant un accent sur des moyens pour négocier la fin de ce conflit militaire extrêmement nocif pour tous. Les extraits d’un article du Berkeley Daily Planet du 18 février par Conn Hallinan offre à cet égard une vue compréhensive de l’évolution de la situation.

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04/03/2009

Exposition « Traces de Guerre »

L’artiste gazaoui Raed Issa nous envoie un mail. Il a séjourné plus d’une année dans notre cité après l’accrochage à Genève en mai 2007 dans le cadre de l’exposition « Gaza à la croisée des civilisations » au Musée d’art et d’histoire (Voir blog du 5 mai 2007 : « En mai 5 artistes de Gaza rejoignent Genève »). Hier, au Centre Culturel Français de Gaza, a eu lieu le vernissage d’une exposition de créations artistiques – détruites ou nouvelles.

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Raed et amis lors d’une exposition de ses œuvres à Genève en octobre, 2008

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08/02/2009

Paysans dans la Ligne de Tir

Abassan Jedida, bande de Gaza

 

Retourner à une vie normale à Gaza est un chemin semé d’embûches. Les gens ordinaires de Gaza ont beau aspirer à simplement vivre, malheureusement cela dépend de la bonne – ou mauvaise – volonté de l’armée israélienne.

 

samedi 7 février 2009 (Free Gaza)

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04/02/2009

Il était une fois des artistes

Il était une fois des artistes … qui se sont déplacés avec toutes les peines du monde pour une exposition à Genève en mai 2007 (blog du 5.05.07). L’atelier du collectif el tiqa est situé au troisième étage du bâtiment du Croissant Rouge en pleine ville de Gaza. C’était une véritable ruche culturelle : artistes au travail, expositions, cours pour adultes et enfants, lieu d’échanges. Cet immeuble a été bombardé mi-janvier.

 

Aujourd’hui, ces artistes nous invitent à une exposition exceptionnelle :

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01/02/2009

Un mur en sang rempli de fléchettes

C’est le titre d’un rapport pour Amnesty International écrit par son envoyée à Gaza, Donatella Rovera, le 27 janvier. L’évidence de l’usage d’armes illégales selon le droit international à Gaza s’accumule. Il est maintenant confirmé que l’armée israélienne a fait usage non seulement de phosphore blanc (voir le blog du 13 janvier « Les nouvelles bombes d’Israël … ») mais aussi des bombes à fléchettes, des armes antipersonnel semblables aux bombes à fragmentation.

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Une fléchette enfoncée dans un mur, village bédouin, Gaza, 26 janvier (photo : Amnesty International)

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16/01/2009

Les vrais héros de l’offensive contre Gaza ne portent pas d’armes

Le Centre Palestinien des Droits de l’Homme (PCHR) commence une série de témoignages des violations des droits de l’homme par l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis le 27 décembre. L’original de l’article se trouve en anglais sur creative-i.info. Le deuxième article de la série date du 15 janvier :  

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04/01/2009

Témoignage d’un médecin norvégien

Vous qui suivez les rapports des journalistes de la chaîne de télévision Al Jazeera (anglais ou arabe), les seuls journalistes de l’extérieur présents dans de la bande de Gaza, vous avez peut-être déjà vu un entretien avec un des deux médecins norvégiens qui travaillent avec les médecins palestiniens. Cela vaut la peine de les écouter : ils confirment les faits fournis au télé-journal de ce soir par Mario Carera, chef du bureau suisse de la Direction du développement et de la coopération dans les territoires palestiniens : il y a beaucoup de civils morts cette dernière semaine, une cinquantaine aujourd’hui, dont certains provenant d’une attaque par missile sur un marché populaire. Un journaliste de Ma’an News (http://www.maannews.net) a pu parler avec un de ces médecins sur son lieu de travail.

«  Un docteur norvégien invite Tzipi Livni à venir constater la réalité de Gaza

Le docteur norvégien Madth Gilbert est actuellement à Gaza où il porte assistance aux médecins assiégés. Il qualifie de « mensonges » les dires du Ministre israélien des affaires étrangères Tzipi Livni lorsqu’elle affirme que l’armée israélienne ne cible pas des civils. Il l’invite à venir en visite à la bande de Gaza pour voir qui sont les vraies victimes des attaques.

Gilbert travaille à l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza. ‘Comment est-ce possible pour elle de dire des choses pareilles ? Je la somme de rendre visite à Gaza pour voir ce que je suis en train de voir’, dit-il.

Le docteur décrit ce qui se passe à Gaza comme ‘catastrophique’. Selon lui, il faut qu’Israël arrête ses attaques aériennes et qu’elle protège les civils de Gaza en fournissant de l’aide humanitaire sous forme de nourriture, de carburant et de fournitures médicales.

Gilbert est arrivé à Gaza avec un deuxième médecin norvégien, Enrich Foucee, par le passage de Rafah, la troisième journée des frappes israéliennes. Envoyés par le Comité d’aide norvégien (NORWAC), ils étaient les deux seuls médecins étrangers autorisés à entrer. On a refusé l’entrée à des médecins du Qatar, de la Jordanie, et de l’Arabie saoudite.

Gilbert a décrit les conditions dans les hôpitaux comme insoutenables : n’importe quel établissement médical à Paris ou à New York fermerait ses portes dans de telles circonstances, dit-il. ‘Je ne sais pas combien de médecins pourront continuer à supporter de voir mourir tant de patients d’autant plus que les attaques israéliennes continuent.’ »

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 Hôpital Kamal Edwan, Beit Lahia, 29 décembre 2008 (Mohammed Abed / AFP / Getty Images) 

 

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Blessés non-identifiés

(L’original en anglais se trouve sur http://www.elecronicintifada.net)

« A Gaza, tout un peuple ciblé

En Direct de Palestine, depuis la bande de Gaza occupée, 2 janvier 2009, Rami Almeghari,  

Aux soins intensifs de l’hôpital al-Shifa, l’hôpital principal de la ville de Gaza, un homme non-identifié gît dans un lit, blessé hier par des éclats d’obus, victime de la frappe d’un missile israélien au croisement Samer dans la rue Omar al-Muktar [la rue principale de la ville], il était midi.

‘ Ce blessé est dans un état grave, sa condition instable, mais on ne sait pas son nom, il est encore non-identifié,’ dit Docteur Omar Manasra, le médecin de garde aux soins intensifs (ICU en anglais).

‘Depuis le début des frappes israéliennes samedi, nous avons reçu au moins 30 blessés non-identifiés aux ICU ; la plupart ont pu être identifiés plus tard, mais ça a pris du temps. Ils étaient simplement étiquetés avec des numéros : inconnu numéro 1, inconnu numéro 2, et ainsi de suite.’

Manasra a décrit les défis des services ICU face au nombre croissant de blessés : « Nous manquons de médicaments, d’équipement et de lits, la situation est critique. Dans la seule première journée des frappes aériennes, nous avons reçu 50 cas; nous sommes surchargés.

Nous n’avons que 12 lits, cela nous a obligé d’ouvrir d’autres ICU d’urgence dans des services cardiaque, orthopédique, obstétrique. Il nous manque des médicaments de base pour les soins intensifs tels des antibiotiques … et encore des ventilateurs et des moniteurs.’

Dans la bande de Gaza, il y a sept hôpitaux principaux pour les 1,5 millions d’habitants. Selon Hammam Nasman, porte-parole du Ministère de Santé du Hamas, ces hôpitaux ne sont pas équipés pour répondre à la situation d’urgence actuelle. 

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entrée de l'hôpital Al Quds, Gaza (photo Carol)

‘La situation sanitaire à Gaza est toujours misérable alors que les travailleurs médicaux essaient à faire face au mieux à cette urgence sans précédant. Nos équipes sur le terrain sont à haut risque. Quatre d’entre eux ont déjà été tués, et encore quelques uns blessés pendant les opérations de sauvetage,’ explique Nasman.

Nasman ajoute qu’il y a en tout 1'534 médecins dans les hôpitaux principaux, et qu’ils ne peuvent pas subvenir aux besoins de tous les blessés dans cette situation de crise. Pour cette raison, beaucoup de cas sont transférés à d’autres cliniques ou hôpitaux privés.

Le Ministre de Santé se coordonne avec des associations égyptiennes et palestiniennes pour la distribution de l’aide venant des pays arabes. Les hôpitaux manquent cruellement d’alcool, de Bludine et de fil de ligature.

Toujours selon Nasman, dans les hôpitaux la plupart des générateurs sont en fin de réserve de carburant. Nombre d’entre eux sont en panne et manquent des pièces de rechange, ce qu’Israël interdit. A Gaza, il y a des coupures d’électricité pendant 70% de la journée alors que l’importation du carburant à la centrale était sévèrement réduite [le 4 novembre 2008]. Cela fait suite à l’attaque israélienne sur Gaza qui a mis fin au cessez-le feu de six mois négocié par l’Egypte.

Le service des urgences et des ambulances du Ministère de Santé est également dépassé par les évènements selon Dr Moawiya Abu Hassanein, son responsable. Les ambulances fonctionnent à 50% de leur capacité après que des raids israéliens aient endommagé cinq ambulances et trois voitures de pompiers. Deux ambulanciers sont morts lors de leur intervention suites à des frappes israéliennes.

Plus de 400 palestiniens sont morts et au moins 2´000 blessés suite aux attaques israéliennes depuis l’air, la mer et la terre qui ont commencé samedi dernier sous prétexte de mettre fin aux tirs de roquettes depuis l’enclave côtière. La plupart des victimes sont des civils et des non-combattants, comme le patient non-identifié de l’hôpital al-Shifa.

Des palestiniens sans identité souffrent au nom d’objectifs peu clairs. Israël affirme qu’elle fait la guerre au Hamas, mais en réalité, n’importe qui et n’importe quoi tombent sous les frappes. Pour les derniers sept jours, des raids aériens israéliens ont complètement dévasté des dizaines de bâtiments civils des différents ministères, des bâtiments municipaux, des associations caritatives, des universités, des écoles [le matin du 3 janvier, l’école américaine, dont le gardien était tué], des maisons de famille et des mosquées.

Les pilotes israéliens dans les avions de guerre ne voient pas et ne se soucient pas de ceux qui souffrent par leurs bombes. Mais ils frappent tout le peuple palestinien, pas seulement le Hamas. Entre-temps, les médecins gazaouis luttent pour identifier ce qui reste des victimes après que leurs bombes soient tombées. »  

Rami Almeghari écrit pour The Electronic Intifada, IMEMC.org et Free Speech Radio News. Il enseigne les media et la traduction politique à l’Université islamique de Gaza. Rami est également traducteur senior d’anglais et l’éditeur principal du centre international de la presse du Palestinian Information Service à Gaza.

On peut lui écrire à rami_almeghari@hotmail.com .

    

 

 

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02/01/2009

50 justes en Sodom

Miko Peled, activiste pour la paix et écrivain israélien, vit en Californie. Dans cet article, je trouve enfin l’explication de qui contrôle le passage de Rafah. On peut contacter M. Peled à http://mikopeled.wordpress.com

« Pour l'amour des 800'000 enfants de Gaza

J’essaies en vain de donner du sens à tous les rapports, les photos et les vidéos qui m’arrivent de Gaza. Lorsque j’étais écolier dans une école publique israélienne, on nous a appris l’histoire d’Abraham, qui n’était pas d’accord avec la décision divine de détruire la ville de Sodom. ‘ Et Abraham a fait face au Seigneur … et a dit, « est-ce que tu détruirais les justes avec les méchants, même s’il n’y avait que 50 justes …et le Seigneur a dit, si je trouve en Sodom 50 justes, alors j’épargnerais toute la ville pour eux. »’ … Aujourd’hui, j’ai entendu aux nouvelles que ´seulement’ 50 innocents étaient tués dans cette attaque, et j’ai pensé : même si le nombre de civils tués était aussi bas (en fait il y en a bien plus), Dieu aurait épargné Gaza pour ces 50 innocents, mais pas Ehud Barak.

Il y a certainement plus que 50 hommes et femmes justes parmi les 1,5 millions de résidents de Gaza mais, ce qui est encore plus important, c’est qu’il y a 800'000 enfants à Gaza. Selon les journaux israéliens, il y avait de centaines de milliers d’écoliers en route à la maison et à l’école au début de l’attaque qui a duré 9 heures pendant laquelle plus que 100 tonnes de bombes ont été lâchées. [voir le blog précédant pour plus de détails sur cette attaque]

Les élections en Israël arrivent en février, et le Ministre de la Défense Ehud Barak, qui espère redevenir Premier Ministre, a envoyé les militaires sur la population civile de Gaza. Barak a l’honneur, bien équivoque, d’avoir reçu la plus haute reconnaissance en forme de médailles que l’Etat d’Israël puisse accorder à un soldat israélien. Avec lui, on peut être sûr que les israéliens et les palestiniens verront plus de violence encore et plus de pertes de vies innocentes. Avec des colonnes de tanks et des brigades d’infanterie prêts à attaquer Gaza, déjà en petits morceaux, Barak a l’espoir de prouver qu’il est un candidat qui tient ses promesses. Mais, à la différence de l’histoire biblique, il n’y a personne qui s’oppose au Général Barak, personne pour plaider pour les vies de ne serais-ce que 50 justes, sans parler des 800'000 enfants.

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Hôpital Shifa, 27 décembre

C’est pour les 800'000 enfants de Gaza que Nader Elbanna et moi-même, co-fondateurs de la Fondation Elbanna-Peled, avons décidé de nous déplacer à Gaza pour livrer un équipement médical de base à l’hôpital Ahli. Nous avons pris l’avion à San Diego mi-novembre pour traverser l’Europe, Israël et la Jordanie jusqu’au Caire. Ensuite, nous avons continué sur terre par le canal du Suez, en nous faisant arrêter maintes fois à des checkpoints, le long de la route en direction de Gaza par Rafah. Là, on nous a dit que la frontière était fermée. Pendant trois jours, nous avons parlementé pour pouvoir passer. Nader a négocié et insisté avec ferveur malgré une infection importante de l’oreille et de la gorge. Finalement, à si peu de distance (50 mètres) de notre destination, un officier de l’intelligence militaire à Rafah nous a dit la vérité : « mais nous ne pouvons pas vous permettre de passer, les israéliens nous surveillent. »

Nous étions au courant de l’accord entre Israël, l’Egypte et les Etats-Unis qui maintenait le peuple de Gaza prisonnier, appauvri et mal nourri, mais nous espérions passer outre ce blocus avec l’aide du Rotary égyptien et d’autres associations. Nous avons reçu un soutien extraordinaire, mais nous avions sous-estimé le poids des structures de verrouillage mises en place. Pour tout dire, le moment le plus pénible n’était pas le refus des autorités égyptiennes de nous laisser entrer, mais le téléphone qu’il nous fallait faire au médecin de l’hôpital Ahli, Dr Suheila Tarzi. Nous avons dû lui dire qu’il nous était impossible de venir à l’hôpital avec notre matériel médical. Dr Tarzi nous a remercié pour tous nos efforts, elle a décrit les conditions intolérables à Gaza et a exprimé le souhait que, si Dieu le voulait, un jour, nous aurions tous la paix. Mais ces mots optimistes ne cachaient pas la noire réalité perceptible dans sa voix. Si les problèmes d’un médecin ou d’un hôpital de Gaza étaient insurmontables jusqu’à il y a quelques jours, ils sont maintenant un enfer pur. Israël a fait cesser l’arrivée de l’électricité et du carburant : il n’y a plus de réfrigération, et les médicaments se dégradent et doivent être jetés. Des machines qui aident des personnes à respirer sont alimentées par l’électricité. Sans électricité, les machines de dialyse et d’autres appareils pour maintenir la vie cessent de fonctionner. En ce moment, avec des centaines de blessés et peu d’équipement ou de médicaments, on ne peut pas imaginer les situations face auxquelles Dr Tarzi et d’autres responsables pour la vies des malades et des blessés se trouvent.

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 l'hôpital Kamel Edman, le 29 décembre après une frappe sur Beit Lahiya

La Fondation Elbanna-Peled a été fondé en mémoire de deux petites filles victimes de la guerre israélo-palestinienne : Smadar Elhanan, tuée en 1997 à l’âge de 13 ans lorsque deux palestiniens se sont faits exploser à Jérusalem, et Abir Aramin, tuée à l’âge de 10 ans par un sniper israélien en janvier 2007. Le projet de Gaza était le troisième de ce  genre que Nader Elbanna et moi-même avons entrepris. Nous nous sommes rencontrés dans un groupe de dialogue du salon de San Diego  [http://traubman.igc.org/dg-prog.htm] en 2001. Nous travaillons ensemble pour communiquer deux messages. Premièrement : les palestiniens et les israéliens ont des intérêts solidaires de par leurs liens à leur terre-mère, et ces liens peuvent les rapprocher comme alliés ; deuxièmement : une alliance israélo-palestinienne est un outil puissant capable de transformer la région et arrêter l’hémorragie.

On a soulevé la question si oui ou non, l’attaque israélienne sur Gaza est disproportionnée à la menace encourue par Israël. La réponse n’est pas à chercher dans les chiffres, ni le nombre des missiles tirés, ni le nombres de morts qui sont vraiment du Hamas. La réponse vient de l’exhortation d’Abraham à Dieu (Genèse 18) : ‘Faire mourir le juste avec le méchant … loin de toi cette manière d’agir !’ »

 

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