04/01/2011

Entre le marteau et l’enclume : un cri des jeunes de Gaza -- sur Facebook !

Un article dans The Observer du 2.02.2011 donne la voix à des jeunes de Gaza qui désirent ardemment une vraie « Bonne Année ». La révolution passera-t-elle par Facebook ? Nous avons intentionnellement laissé le ton qui est parfois à la limite de la vulgarité. C’est ainsi qu’ils l’on voulu pour montrer leur intense révolte.

Lire la suite

13:57 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : jeunes, gaza, manifeste, facebook, sharek, changement, hamas, israël | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

19/12/2010

L’insoutenable lourdeur de l’être

Est-il permis de se demander pourquoi le gouvernement israélien maintient son blocus sur la bande de Gaza ? C’est la cause de la misère à l’état pur pour la grande majorité de ses habitants qui vivent un quotidien inimaginable. Amira Hass, journaliste israélienne pour Ha’aretz, a vécu à Gaza et y était en visite en même temps que l’auteur de ce blog en 2000. Elle jette ici une lumière sur la situation.

 

Lire la suite

23:20 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, hamas, israël, blocus, amira hass, études, guerre | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

25/02/2010

« Tirer sur des poissons dans un tonneau »

Deux soldats israéliens, co-fondateurs du Courage to Refuse, qualifient ainsi l’assaut sur Gaza de décembre 2008 et janvier 2009. Le Courage de Refuser est un groupe de réservistes de l’armée israélienne qui refusent le service militaire dans les territoires palestiniens occupés. En novembre 2009, ils ont initié un appel au gouvernement israélien l’invitant à parler au Hamas.

rabin2009-1.jpg

novembre 2009

Lire la suite

12:07 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, plomb durci, soldats israéliens, courage to refuse, hamas, dialogue | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

11/01/2009

Hamas à la recherche d’un intermédiaire de confiance

Dr Yousef Ahmed a vécu vingt ans aux Etats-Unis, où il a obtenu un doctorat en économie. Il est un des conseillers du premier ministre Ismail Haniyeh. Son plaidoyer éloquent pour une trêve de longue durée, paru dans le New York Times le 1er novembre 2006, n’a malheureusement pas eu de suite politique. L’association française La Paix Maintenant, qui soutient le mouvement israélien du même nom, a publié la traduction de cet article (http://www.lapaixmaintenant.org/article1432).  Dr Ahmed est revenu à la charge le 8 janvier 2009 dans un article publié sur Ma’an News. En voici un extrait. L’article se trouve en totalité en anglais sur http://www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&....

081026-ahmed-yousef.jpg

Dr Yousef Ahmed au travail (photo Rami Almeghari octobre 2008) (http://electronicintifada.net/v2/article9917.shtml )

« En fait, nous accueillons positivement la proposition de cessez-le-feu »

(…)  le Hamas accueille l’initiative égyptienne-française pour finir ce bain de sang.

Nous reconnaissons qu’il contient beaucoup d’éléments positifs; pourtant, il y a quelques éléments qui demandent une réflexion supplémentaire. Nous désirons un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux souffrances causées par la violence actuelle et le blocus économique. A cette fin, il nous faut un intermédiaire de confiance que peut garantir qu’Israël respectera les conditions de cet accord de cessez-le-feu.

Nous avons déjà proposé une trêve à long terme à la condition que les israéliens montrent leur bonne volonté de se retirer de tous les territoires occupés suite aux incursions de 1967, comme l’exige le droit international.

Nous nous engageons d’arrêter les hostilités pourvu qu’Israël fasse preuve de bonne foi en arrêtant ses attaques incessantes sur notre peuple et qu’elle lève le blocus économique qui a paralysé notre vie économique et sociale pendant les trois dernières années.

Pour une paix durable, il faudrait considérer d’autres questions encore : le retrait de l’armée israélienne de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est ; le démantèlement de toutes les colonies israéliennes derrière les lignes du 4 juin 1967 ; et la reconnaissance du droit des palestiniens à retourner chez eux et à déterminer leur futur eux-mêmes.

Le Hamas est d’accord de travailler avec le gouvernement palestinien élu et la communauté internationale pour contribuer à la stabilité de la région et pour redonner espoir à notre peuple.

Malgré cela, étant donné la pluie de bombes et les tanks autour de nos maisons, nous affirmons que le peuple palestinien a le droit d’agir selon la Résolution 2649 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette résolution était votée par la communauté internationale. Elle ‘affirme la légitimité de la lutte que mènent les peuples assujettis à une domination coloniale et étrangère et auxquels on a reconnu le droit à disposer d’eux-mêmes pour recouvrir ce droit par tous les moyens dont ils disposent.’ »  

 

13:22 Publié dans Conditions pour la paix | Tags : gaza, hamas, cessez-le-feu, blocus, onu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

01/01/2009

La vie et l'horreur

Le psychiatre Dr Eyad Sarraj s’est rendu plusieurs fois en Suisse et à Genève pour parler du Programme pour la santé mentale de la communauté de Gaza, qu’il a fondé en 1990 (http://www.gazamentalhealth.org). Dr Sarraj détient un journal de bord publié sur le site du Gaza Mental Health Foundation, établi aux Etats-Unis en 2001. (http://www.gazamentalhealth.org) Voici sa publication la plus récente. Elle revient sur la frappe initiale israélienne le samedi 27 décembre, à l’heure de la sortie des écoles. Deux cents personnes sont mortes dans l’attaque, dont beaucoup de civils.

« La vie et la mort sous les F16

Gaza, 31 décembre 2008

Ma femme et moi, nous parlions du repas de midi. Elle m’expliquait que la soupe aux lentilles était hors de question puisqu’il n’y avait plus de lentilles dans les magasins, ni de farine de riz.

Soudain, il y a eu le bruit assourdissant de ce qui semblait être une énorme explosion, suivie par une succession de pétards que je n’avais jamais entendus de ma vie. Notre maison était violemment secouée, les fenêtres vibraient.

C’était la panique. Nous sommes accourus dans le petit vestibule de notre maison où nous avons trouvé ma sœur, qui vit à l’étage au-dessus. Elle était pâle et tremblait : sa fille n’était pas encore de retour de l’école. Le petit Sari, un de nos voisins, a frappé à la porte. Lui aussi, tremblait pendant qu’il nous racontait comment, lorsqu’il rentrait de l’école en taxi, il y a eu une explosion terrible. Le conducteur du taxi a quitté la voiture et couru pour se mettre à l’abri. Ses passagers ont couru dans tous les sens. 

GMH_kids-drawingdailylife2_adjusted.jpg

par Salwa Sawalhi de Gaza, alors qu’elle avait 14 ans

Sari aussi courait sans penser à rien, il avait l’impression que les explosions le poursuivaient. Tout à coup, il a commencé à voir des gens couchés dans la rue. Ils saignaient. Il s’est approché d’un homme en voulant lui porter aide. Sari a touché sa main et a réalisé avec horreur qu’il ne tenait qu’un morceau de chair brûlé. Quelqu’un lui a crié de courir loin de là, ce qu’il a fait.

Nous avons appris les nouvelles par des coups de fil et des bribes de nouvelles à la télévision. Plus de deux cents personnes venaient d’être tuées, et encore plus blessées, en moins de dix minutes. … Les bombardements ne se sont pas arrêtés. Dans un seul raid, plus de cent F16 ont frappé plus que trois cent cibles. Les pilotes ont certainement signalé un bon travail de fait à leurs supérieurs. Mais ils n’ont pas pu décrire la douleur et les souffrances des gens innocents ni la peur qu’ils ont semé dans les cœurs de nos enfants.

Ma belle-fille Noor est réduite à un silence total, d’où elle sort parfois maintenant pour pleurer ou rire hystériquement. C’est une fille douée et artiste qui aime la poésie.  

Le carnage continue alors qu’une crise humanitaire est toujours en cours à cause du siège israélien : manque de médicaments, de pain, de farine, de gaz, d’électricité, de carburant et presque de tout. Le siège a fait de Gaza une énorme prison. Pendant que j’écris cette note, il y a des explosions tout autour de moi. Gaza est une ville fantôme, ses rues désertes – les gens n’osent plus sortir.

Le pire, ce sont les souffrances des enfants. Ils voient la peur dans les yeux de leurs mères. Déjà, le père n’est plus un symbole de sécurité puisqu’il n’est plus capable de leur procurer de la nourriture ni de les protéger. Il y a de grandes probabilités que ces enfants soient attirés par le Hamas, qui remplacera le père en tant que celui qui est fort et qui donne un sentiment de sécurité. A la fin, ce que nous fait Israël en ce moment ne fera que renforcer le Hamas. »

20:47 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, bombardements, peurs, hamas, 27 décembre | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

27/04/2008

Pas de paix sans le Hamas

C’est la mort d’une fille de 14 ans qui me pousse à traduire l’article qui suit. L’image de la jeune Maryam Talat Mahuf, morte innocente, ne me quitte pas. Elle était habillé en bleu : petite chemise manches courtes et jeans, une fille comme des milliers d’autres, mais elle était fille d’un chef du Hamas, de Beit Lahia, Gaza, que l’armée israélienne a jugé bon de tuer comme un insecte, le 26 avril. Le missile qui a frappé sa maison a tué Maryam et blessé 8 autres personnes, parmi elles, sa maman, grièvement. M. Mahuf lui-même était arrêté.

Lire la suite

16:00 Publié dans Conditions pour la paix | Tags : gaza, palestine, hamas, paix, innocence, carter, négociations | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |