28/01/2014

Deux mères veulent la réconciliation

On guette des signes d’espoir dans la bande de Gaza sous blocus depuis bientôt sept ans. Hier, 27 janvier, le Premier Ministre du gouvernement du Hamas Ismail Haniyeh a invité 120 membres du parti Fatah, bannis de la bande de Gaza en 2007, à revenir. A son avis, il faut de tels gestes concrets pour accélérer une vraie réconciliation. Peu de temps avant, Rami Almeghari parlait avec deux femmes exemplaires dans un article en anglais publié sur l’Electronic Intifada. En voici ma traduction. 

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 Manifestation des femmes à Gaza pour la fin des conflits Fatah-Hamas, 15 mars 2011 (Photo Hosam Salem pour Demotix)

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18/04/2013

Le Marathon de Bethléem n’est pas ouvert à tous

Environ 400 coureurs, dont la moitié sont des étrangers et l’autre moitié des Palestiniens, participeront au premier marathon de Palestine ce dimanche 21 avril, mais 26 Gazaouis ne pourront probablement pas en faire partie. Cela est la décision du COGAT, le Coordinateur des Activités gouvernementales dans les territoires, qui accorde les laissez-passer entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. 

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Sanaa Abu Bkheet, 28 ans, censée venir à Bethléem pour le Marathon, s’entraine sur la plage à Gaza.

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15/10/2011

Libération de Gilad Schalit : la fin du siège de Gaza ?

Un bulletin du Centre palestinien pour les droits humains (Palestine Center for Human Rights - PCHR) réagit à l'annonce de la libération prochaine de Gilad Schalit. Raji Sourani, directeur du PCHR et Daragh Murray, représentant juridique du PCHR au niveau international, rentrent d'une visite de deux semaines aux Etats-Unis, où ils ont pris la parole en public au Harvard Kennedy School avec Mme Sara Roy, au New School for Social Research à New York, à l'American University à Washington, D.C. et au Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights, parmi d'autres. 

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Le PCHR continue sa tradition d'analyse et de critique des évènements en Palestine-Israël. On rappelle que l'avocat Sourani a vu l'intérieur des prisons en Israël et en Palestine. Il a fondé le PCHR pour informer sur ce qui se passe dans la région du point de vue du droit international. Il s'adressera au Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (European Center for Constitutional and Human Rights) à Berlin le 19 octobre.

L'analyse de la situation dans laquelle Israël annonce la libération de Gilad Schalit en échange de plus d'un millier de prisonniers palestiniens est publiée en anglais sur le site du PCHR. Voici sa traduction en français.

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00:13 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : prisonniers, palestiniens, grève de la faim, pchr, gilad schalit, gaza, siège | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

31/12/2010

«C’est le moins que l’on puisse faire »

Jonatan Pollak répond aux questions de la journaliste Amira Hass dans le journal Haaretz du 29 décembre.

 

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Photo de la journaliste Amira Hass

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30/12/2009

L’Hôpital Al-Shifa, un an plus tard

Il y a un an, l’hôpital principal de la ville de Gaza était le lieu du chaos entre la vie et la mort. Ziad Medoukh y est allé, brancher son Natel – l’électricité était en panne partout et des journalistes français lui téléphonaient jour et nuit pour demander les dernières nouvelles. Arrivé à Paris au printemps 2009, Ziad ne dort pas pendant une semaine entière : « en voyant tout ce que j’ai vu sur le moment, je ne ressentais rien, mais ici en Europe, chaque fois que je me couchais pour la nuit, en fermant mes yeux je voyais les bras, les jambes sans corps, toute la mare de chair humaine déchirée qui se trouvait absolument partout, par terre, dans l’hôpital. Je ne pouvais simplement pas dormir. »

 

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"Gaza vit"

 

 

Aujourd’hui, des étudiants de l’Université Al-Aqsa, l’université du Dr Medoukh, peignaient des muraux sur les murs de l’hôpital. Eva Bartlett les a vu.

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22/06/2008

Réfugiés palestiniens – pour toujours ?

Najwa Sheik est une réfugiée palestinien qui vient d’al Magdal [aujourd’hui, Ashkelon], juste au nord de la bande de Gaza. Elle a vécu dans des camps de réfugiés à Gaza pendant toute sa vie. Voir « Lettres de Gaza … aucune attente » (23 janvier 2008). 

« Une vie dans un traquenard

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   camp de réfugiés palestinien, 1948 (photo UNRWA)

Le 20 juin a été déclaré « La journée mondiale des réfugiés » par l’Assemblée générale de l’ONU en l’an 2000. C’est un jour pour penser à l’expérience et à la condition de tous les réfugiés du monde dont la vie a été brisée par la guerre et l’injustice, y compris les réfugiés palestiniens. C’est un jour particulièrement poignant pour les réfugiés palestiniens, condamnés à rester dispersés partout dans le monde, empêchés de rentrer chez eux, pour toujours.

Je suis une réfugiée palestinienne, comme mes parents et mes grand-parents qui ont fui notre village d’al Majdal pour s’installer dans un des huit camps des réfugiés dans la bande de Gaza. Mes grand-parents sont décédés il y a 15 ans sans avoir pu revoir leur pays d’origine. Aujourd’hui, mes parents, vieux et malades, vivront sans doute le même destin que leurs parents.

Soixante années ont passé depuis le Nakba – notre déplacement forcé – et encore maintenant, on nous appelle, nous les palestiniens, réfugiés. Cette identité de réfugié vous colle à la peau, à tout réfugié, et pour nous réfugiés palestiniens, nous enlève toute possibilité d’envisager un futur. Il n’y a que des images limitées dans la tête, des images qui viennent de la vie de nos aïeux, du même camp de réfugiés où ils ont vécu, où ils sont morts, dans les mêmes circonstances. Nous nous trouvons toujours face aux mêmes souffrances et la même injustice causées par l’occupation israélienne.

C’est une grande déception que d’avoir les mêmes attentes que ses parents ou ses grand-parents, dans le sens que chaque aspect de sa vie est entièrement prévisible : nous sommes confinés au même camp, aux mêmes écoles et aux mêmes obstacles posés par l’Etat d’Israël.

Lorsque tout votre vie est prévisible, vos rêves et même vos succès n’ont plus d’importance. En fin de compte, votre vie ne changera pas : elle se déroule dans le traquenard du camp où le jour se mue en nuit, insensiblement, toujours la même.

Il est dur, très dur, de sentir que sa vie s’en va en pure perte et qu’aucun effort de votre part ne fera aucune différence ni dans votre vie ni dans la vie des autres et que vos rêves ne sont qu’un échappatoire à la réalité que vous vivez.

D’une génération à l’autre, rien a changé. Une bonne éducation ou une carrière prometteuse ne valent rien tant que vous restez un réfugié, vivant toujours dans les circonscriptions familières du camp, avec « réfugié » comme seule identité reconnue.

C’est pour cette raison que je propose que les réfugiés soient inclus dans la liste officielle des citoyens du monde. Ainsi, on pourrait lire le mot « réfugié » dans notre passeport, pour définir le voyage que nous devons faire – sans état, tournant en rond sans fin – réfugiés pour l’éternité. »

(Lisez encore l’adresse de Mme Karen AbuZayd, commissaire-générale de l’UNRWA [United Nations Relief and Works Agency, établi en 1948 en tant qu’aide temporaire aux réfugiés palestiniens], à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés : http://www.un.org/unrwa/news/statements/2008/WRD_20jun08.... )

13:02 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : journée mondiale des réfugiés, palestiniens, gaza | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |