07/02/2010

Interdit d’études !

Demain, Ayman Quader, un jeune gazaoui, est attendu sur les bancs d’une université en Espagne. Il y est accepté pour des études en vue d’un Master sur la paix, les conflits et le développement. Mais les portes de Rafah lui restent fermées. Après avoir lu cet article (dont l’original se trouve sur l’Electronic Intifada) qui décrit sa situation et ses mérites, vous pouvez signer une pétition pour le soutenir dans son projet d’étude.

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20:56 Publié dans Conditions pour la paix | Tags : gaza, étudiant, paix, bourse, blocus, rafah, israël, egypte | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/12/2008

C’est Noël !

Il y a des amitiés qui dépassent les frontières. Le 23 février, ce blog a annoncé l’existence d’un nouveau blog entre deux jeunes de Gaza et de Sderot. Je lis leur blog depuis ses débuts, et j’ai entièrement confiance dans la fiabilité de ses deux hommes : de par leur amitié, ils sont convaincus et veulent convaincre ceux qui les lisent que c’est possible de résoudre les conflits autrement que par la force brute.

Ils ont baptisé leur blog « La vie à Gaza et à Sderot doit continuer ». Elle continue. « L’homme de l’espoir » (Hopeman) de Sderot lance un appel pour son ami « L’homme de la paix » (Peaceman) de Gaza.

« La vie à Gaza et à Sderot doit continuer 

Ce blog est écrit par deux amis. Un de nous habite le camp de réfugiés de Sajaia dans la bande de Gaza, et l’autre habite à Sderot, une petite ville près de Gaza du côté israélien. Les violences entre Israël et Gaza qui durent depuis octobre 2000 se sont beaucoup intensifiées. Beaucoup en sont morts et encore beaucoup d’autres blessés. De part et d’autre, les media présentent le conflit sous une lumière très partisane. Notre blog est écrit par deux vrais individus qui vivent et communiquent chacun de son côté de la frontière.

[Vos remarques sont les bienvenues.] » http://www.gaza-sderot.blogspot.com ]

« dimanche 21 décembre 2008

APPEL À L’AIDE

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dessin par un enfant de Gaza (photo Carol)

 

Vous qui lisez notre blog avez probablement déjà pris connaissance de situations impossibles pour les étudiants de Gaza qui souhaitent étudier à l’étranger.

Peaceman a perdu deux ans d’études, enfermé à Gaza. Au milieu de ses études en Europe, il est retourné à Gaza pendant une année pour gagner de l’argent et ainsi pouvoir finir son diplôme.

En juin 2007, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza et depuis, Israël maintient un siège sur la bande de Gaza et seulement très peu d’étudiants peuvent sortir.

A cause du taux très élevé de chômage, Peaceman n’a trouvé que peu de travail, tout juste assez pour parvenir à ses besoins du moment, sans pouvoir mettre d’argent de côté. Sous le siège, il est irréaliste de penser qu’il va gagner assez pour payer ses études et ses frais de séjour en Europe.

Grâce à son université, Peaceman continue ce qu’il peut de ses études sur Internet. Cependant, c’est une situation très difficile entre les coupures fréquentes d’électricité et sans un endroit adéquat pour étudier. Il ne peut évidemment pas assister aux cours et arriver à satisfaire les exigences des professeurs.

Bonne nouvelle : Peaceman va peut-être pouvoir quitter Gaza dans les prochains jours ou semaines.

Peaceman cherche de l’aide pour pouvoir trouver un prêt ou une bourse pour payer ses études et besoins personnels. Il a l’intention de rembourser cette aide aussitôt qu’il en est capable.

Si des lecteurs de ce blog pouvaient aider Peaceman, nous en serions extrêmement reconnaissants.

Si vous avez des conseils pour aider Peaceman, nous vous remercions de laisser un commentaire à ce blog avec votre adresse e-mail. Ces informations resteront confidentielles (le blog est modéré). Peaceman ou moi-même (Hopeman) vous contactera pour répondre à toute question ou demande d’informations supplémentaires.

Merci ! Hopeman

http://www.gaza-sderot.blogspot.com

09:53 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : sderot, gaza, paix, amour, étudiant | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/06/2008

Gaza : personne ne sort ! Même pas les étudiants doués…

En ce moment d’examens de fin d’année dans nos écoles et nos universités, j’ai appris avec consternation par le New York Times ( http://www.iht.com/articles/2008/05/29/africa/gaza.php ) que les Etats-Unis allaient retirer des bourses Fulbright de sept étudiants de Gaza. La décision découle du blocus israélien de la bande de Gaza.  L’article cite le rabbin Michael Melchior, responsable du comité du parlement israélien pour l’éducation, qui dénonce cette décision ainsi : « Ceci pourrait être interprété comme une punition collective. Cette politique ne respecte pas les normes internationales ni les normes éthiques des juifs, qui ont eux-mêmes souffert par le passé d’être privés de l’éducation supérieure. » Condoleeza Rice a exprimé sa surprise en apprenant les nouvelles : « S’il n’est plus possible de soutenir des jeunes et donner un horizon complet à leurs rêves et leurs attentes, je ne sais pas s’il y a un avenir pour la Palestine. » (http://www.nytimes.com/2008/06/02/world/middleeast/02fulb... 

Les USA semblent changer d’avis en faveur de ces 7 étudiants, mais, à Gaza,  il reste au moins 700 étudiants de l’éducation supérieure face au même refus israélien. L’original de cette traduction se trouve sur http://www.pchrgaza.org (Centre palestinien pour les droits humains) 

« Huis clos pour 700 universitaires de Gaza

Il y a trois jours, le 1er juin, Hadeel Abu Kwaik était assise dans la salle d’ordinateurs de l’Université Al-Azhar à Gaza avec un air soucieux et perplexe. Elle venait d’apprendre que sa bourse Fulbright n’était pas annulée, après tout. « Je suis heureuse mais encore en souci. Je ne sais toujours pas si nous allons tous pouvoir partir pour les Etats-Unis. »

Hadeel est une des sept étudiants qui, le 29 mai, ont reçu une lettre du Consulat américain à Jérusalem les informant que leur inscription pour une bourse Fulbright n’aurait pas de suite. (…) Les bénéficiaires – trois femmes et quatre hommes – étaient ‘fortement encouragés’ de s’inscrire à nouveau pour les mêmes bourses l’année suivante et assurés que leur inscription aurait ‘une considération prioritaire’.

Le retrait de ces bourses a provoqué un tollé au niveau international, les yeux du monde se sont tournés vers les sept étudiants. (…) Face à une critique croissante venant d’Israël et des Etats-Unis, le Département d’Etat américain a vite ré-attribué les sept bourses en assurant les étudiants le 2 juin qu’ils étaient en train de travailler ‘étroitement’ avec les autorités israéliennes pour obtenir des permis pour quitter Gaza. Maintenant, Hadeel attend de pouvoir voyager à Jérusalem, où elle devra être interviewée au consulat américain afin d’obtenir un visa pour les USA. Ensuite, elle retournera à Gaza pour se préparer pour le départ à la fin de l’été. Elle compte étudier en vue d’un Masters d’ingénieur-software à l’Université de Minnesota.

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Hadeel Abu Kwaik est une des 7 étudiants dont les bourses Fulbright étaient retirées puis ré-attribuées rapidement, par le Département d’Etat américain. Mais il reste presque 700 autres étudiants devant un huis clos à Gaza. (photo PCHR)

Les media ont vite fini avec ce ‘happy ending’. Mais pour des centaines d’autres étudiants empêchés de se rendre aux universités qui les ont acceptés, enfermés dans la bande de Gaza, c’est toujours le huis clos, et le nombre de cas augmentera sûrement cet été. Selon les statistiques du PCHR, il y a encore presque 700 étudiants gazouis en attente de permis nécessaires pour quitter Gaza afin de poursuivre leurs études à l’étranger au moyen d’une bourse. ‘ Ce chiffre sera à la hausse dans le mois qui vient, dès que les écoles annonceront les résultats des examens,’ estime Khalil Shaheen, chercheur senior au PCHR. ‘Les étudiants de Gaza veulent continuer leurs études – tous sont laissés sur le carreau à l’intérieur de la bande de Gaza à cause du siège imposé par Israël et du blocus. Leurs droits de poursuivre leur éducation et leur avenir sont bafoués.’

La Déclaration Universelle des Droits de L’Homme de 1948 et le Pacte internationale relatif aux droits civils et politiques de 1966 garantissent explicitement le droit de toute personne de se déplacer librement entre leur état et l’extérieur. Le blocus israélien de la bande de Gaza, qui entre bientôt dans sa troisième année, détruit de manière systématique et délibérée la vie économique de Gaza, ses services de santé et d’éducation, en écrasant tout espoir pour le futur de ses habitants. Les étudiants gazouis désirant poursuivre des études spécialisées à l’étranger, pour ensuite revenir à Gaza et assister à la reconstruction de leur pays, pour la plupart d’entre eux, sont empêchés d’exercer ce droit puisque l’état d’Israël persiste dans sa politique de punition collective. Une organisation de droits de l’homme israélienne, GISHA, vient de faire appel à la Cour Suprème israélienne pour que deux étudiants de Gaza, Wissam Abuajwa et Nibal Nayef, puissent quitter Gaza et étudier en vue d’un Masters en Grande Bretagne et en Allemagne.

Entre-temps, Said Ahmad Said Al-Madhoun attend depuis plus d’une année pour poursuivre son Masters en droit, à l’étranger. Said a gagné une bourse du Open Society Institute en janvier 2007 et a ensuite été accepté dans un programme de Masters au Washington College of Law, une université américaine. Mais Said n’a pas pu se rendre aux Etats-Unis. ‘J’ai pu sortir de Gaza en décembre 2007 jusqu’à la frontière égyptienne,’ raconte Said. ‘C’était un voyage compliqué – à cause du blocus, nous étions obligés de prendre le passage d’Erez (au nord de la bande de Gaza ) et puis, un autre passage à Kerem Shalom, jusqu'à la frontière. Mais là-bas, on m’a refoulé puisque je n’avais pas de visa américain.’  Il était impossible pour Said d’obtenir un visa pour les Etats-Unis parce que c’est interdit pour lui de se rendre à Jérusalem, où le consulat américain délivre les visas. Il a essayé de quitter Gaza une deuxième fois en janvier et a essuyé un deuxième refus à la frontière égyptienne. Sa carrière académique et sa vie sont en suspens. Said attend encore. ‘La situation est extrêmement frustrante pour moi et pour nous tous, les étudiants à Gaza,’ lâche-t-il d’un air fatigué. ‘Nous avons envie de travailler et d’apprendre. Nous voulons pouvoir nous déplacer en toute liberté. Nous avons envie de prendre notre avenir entre nos propres mains.’

Lorsque Hadeel Abu Kwaik a appris tout d’abord que sa bourse Fulbright a été retirée, elle dit avoir été fâchée et déçue. ‘Je me demande si Israël a envie d’un voisin éduqué ou un voisin fâché,’ a-t-elle déclaré publiquement. Comme Said, Hadeel veut étudier à l’étranger pour revenir ensuite à Gaza et travailler au centre de sa communauté. Bien qu’elle se réjouisse d’être à nouveau détentrice de la bourse Fulbright, elle admet qu’elle a toujours des doutes de réellement pouvoir quitter Gaza, et cette anxiété gâche sa joie. ‘Je ne me sentirai pas tranquille jusqu’à ce que nous arrivions pour de vrai aux Etats-Unis,’ dit Hadeel.   

21:53 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, éducation, blocus, université, étudiant | Lien permanent | Commentaires (61) | |  Facebook | | | |