13/04/2018

Les yeux dans les yeux

Pourquoi maintenant ? Jean-Pierre Filiou dans son Histoire de Gaza explique l’urgence : « La paix entre Israël et Palestine ne prendra de sens et de substance qu’à Gaza, elle en sera la pierre de touche comme la pierre de voûte. » Amir Rotem l’a compris. Il est directeur du Département publique à Gisha, une organisation israélienne non-gouvernementale qui promet les droits humains, notamment la liberté de circuler, particulièrement pour les résidents de Gaza. Rotem vient d’écrire un article qui est apparu en hébreu sur Local Call, traduit en anglais sur + 972 mag, afin de mettre la Grande Marche populaire, qui se passe en ce moment le long de la frontière entre Gaza et Israël, en perspective. Je traduis ici ses propos en français. 

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Une femme palestinienne manifeste contre le blocus ou la fermeture de la bande de Gaza, qui dure depuis 11 ans, devant les bureaux d’UNESCO, ville de Gaza, 13 mars 2018 (Mahmoud Ajour / APA images)

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05/04/2018

Non-violence : de la résistance efficace ?

Quand des milliers de personnes de tout âge, femmes et hommes, à Gaza, décident d’une « Longue Marche » pacifique le long de leur frontière avec Israël, c’est une question d’envie populaire qui dépasse complètement n’importe organisation. C’est la population civile qui anime les villages de tentes et les manifestations, les danses et les chants, ce vendredi 30 mars. Elle appelle à manifester pour pouvoir rester sur la terre, à résister à toutes les entraves de l’occupation israélienne et le blocus infligée sur la bande de Gaza depuis 11 ans.

Ce projet de non-violence est mis à rude épreuve juste au début des manifestations : l’armée israélienne a tiré sur un agriculteur sur ses terres trop près de la frontière à son goût. Il meurt. La marche pacifique s’est agitée par quelques jets de pierres et de cocktails Molotov lancés par une petite minorité. Mais les gens se sont rassemblés pour marcher pacifiquement. Ils avancent, forts de n’avoir rien à perdre. Pas une seule personne n’a transgressé la frontière interdite mais les snipers israéliens ont tiré – beaucoup de balles réelles - dans les têtes, dans la poitrine, dans le ventre, dans les jambes. Des individus sans aucune arme meurent : dix-huit à ce jour, 1'400 blessés – les blessures béantes des balles explosives posent problème aux médecins. (À lire, l’article de Piotr Smolar dans Le Monde du 4 avril : « Retour sur une répression meurtrière à Gaza.»)

            Quel est le sens de cette confrontation ? Pourquoi cette envie de marcher pacifiquement, s’exposant ainsi à des risques sous le gaz lacrymogène et les tirs pour mettre en lumière une situation que le monde a choisi d’ignorer ? Un article en anglais dans le journal israélien Haaretz répond à la question. J’en restitue l’essentiel ici en français.

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Manifestants palestiniens à l’est de Khan Younis, 31 mars, 2018 (SAID KHATIB / AFP)

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17/10/2015

Devant le mur de Gaza

Un communiqué (que je traduis ici de l'anglais) accompagné de plusieurs photos du Mouvement pour la solidarité internationale (ISM) décrit les manifestations à Gaza hier. C’est évident que les jeunes manifestants ne pouvaient en aucune manière dépasser le mur entre Israël et la Palestine. On se demande alors pourquoi l’armée israélienne persiste à tirer, à blesser et à tuer. 

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Devant le mur : un manifestant considéré comme une menace (photo ISM)

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21/06/2015

Paysan : métier à risque

Après l’évacuation des colons de la bande de Gaza en 2005, Israël a unilatéralement établi une zone tampon le long de ses frontières avec Gaza. Selon le Centre palestinien pour les droits humains, les paramètres exacts de cet espace interdit, dont 95 % se trouve sur des terrains agricoles, sont flous. En tout, cette zone tampon occupe 17% du territoire de l’enclave, à peine plus grande que le canton de Genève. Dans 35% de la terre agricole de Gaza, un fermier fait son travail à haute risque. Un paysan ne va pas oublier la moisson de mai 2015. Journaliste Rami Almeghari raconte son histoire en anglais. Je la traduis ici. 

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Raed el-Farra, blessé pendant qu’il réparait sa moissonneuse-batteuse le mois passé (photo par Shadi Alqarra)

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21/09/2014

Enfin, la rentrée !

 

Dans la bande de Gaza, l’école s’est ouverte avec deux semaines de retard, le dimanche 14 septembre. Les assauts israéliens ont détruit ou endommagé 69% des écoles selon Connie Hackbarth du Centre des informations alternatives à Jérusalem. Dans ce contexte, Chris Gunness, porte-parole et directeur du soutien et des communications stratégiques de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, témoigne de la situation des écoliers de Gaza. Il écrit en anglais. Je traduis ses propos ici.

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Des écoliers boivent du jus assis sur un mur de leur école endommagée à
Shujahiya dans la ville de Gaza le jour de la rentrée, 14 septembre 2014 (Photo par AP)

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11/09/2014

« C’était au-delà des mots »

Un entretien avec Dr Mona El-Farra, directrice des projets à Gaza pour le Middle East Children’s Alliance (MECA) aide à comprendre l’état d’esprit des gens ayant survécu aux horreurs des sept semaines de juillet et d’août. Journaliste, Nora Barrows-Friedman connaît Dr El-Farra depuis des années. Elle l’a interviewée pour le podcast hebdomadaire de l’Electronic Intifada, en anglais. Ci-dessous, je traduis le témoignage de cette doctoresse.

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Des enfants palestiniens regardent par une ouverture de leur maison endommagée, le 26 août, jour suivant la déclaration de cessez-le-feu (Ramadan El-Agha / APA images)

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04/08/2014

Quand il ne reste plus rien à perdre

Deux médecins norvégiens témoignent. Ils ont travaillé régulièrement à Gaza depuis dix-sept ans, plus particulièrement à l’Hôpital Shifa pendant l’Opération Plomb Durci en 2008-09 et l’opération militaire israélienne actuelle. Leurs interlocuteurs ? Deux journalistes israéliens qui ont publié leur article en anglais dans le journal Ha’aretz. Je vous en livre la traduction. 

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Scène après qu’un missile ait frappé une place de jeux, camp de réfugiés de Shati, où jouaient des enfants. 28 juillet 2014, le premier jour de l’Eid. Bilan : 8 enfants et 2 adultes tués ainsi que 40 blessés. (photo par REUTERS / Finnbar O’Reilly)

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21/07/2014

Personne n’est à l’abri

Le quartier de Shujahiya dans la ville de Gaza a connu l’horreur hier. Des travailleurs du CICR et du Croissant Rouge ont pu négocier une courte trêve pour évacuer les blessés. Quelques bénévoles internationaux du Mouvement de la solidarité internationale (ISM) les ont accompagnés. Leur témoignage en anglais montre toute la difficulté de protéger les civils dans ce conflit infernal. Je le traduis ici.  

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Salem Shamaly, accompagné par trois bénévoles, voulait trouver sa famille dans les ruines. (photo par Joe Catron)

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20/07/2014

L’enfer des médecins

Dr Mads Gilbert et son collègue Erik Fosse sont aux côtés des médecins palestiniens à l’hôpital de Shifa. Ils y étaient également pendant l’Opération Plomb Durci en 2008-09. Leurs témoignages apparaissent sur You Tube, les blogs d’Electronic Intifada et les nouvelles de la chaine anglaise d’Al Jazeera. Les médecins de l’hôpital Shifa, l’équivalent de notre HUG dans la ville de Gaza, travaillent dans des conditions exténuantes. Hier soir, trois médecins ont appris que leurs maisons ont été détruites par des missiles. Ils ont continué leur travail.

Dr Gilbert a envoyé un témoignage la nuit du 19 juillet 2014 à Mondoweiss. Nous savons maintenant que la nuit du 20 juillet était mille fois pire. Je vous traduis le témoignage du Dr Mads. Il écrit en anglais. Avec amour.

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Un garçon s’agrippe à un travailleur médical (Ezz al-Zanoun / APA images)

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23/11/2012

Besoin urgent d’aide médicale

Un appel urgent m’est parvenu de Olivier Vallon. Français de Lyon, il est responsable pour l’organisation non-gouvernementale HAGAR, qui s’occupe des handicapés en Palestine. Il y a des besoins pressants et nouveaux suite aux bombardements de la bande de Gaza entre le 15 et le 21 novembre.

Olivier écrit :

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09:34 Publié dans Connaissance du Monde, Général | Tags : aide médical, gaza, hagar, hôpitaux, amputés, blessés | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |