08/11/2015

« Le Coin de l’Espoir »

Son nom donne envie de s’assoir sous son enseigne, celle de ce petit bistrot du quartier de Chêne-Bourg. À Gaza comme à Genève, il y a un coin de l’espoir : son école de musique - un vrai havre de culture. Musicien accompli et étudiant, Mousa Tawfiq décrit le travail de cette école dans un article en anglais publié sur The Electronic Intifada. Il parle de l’importance de la musique dans la vie des enfants de Gaza. Je traduis ses propos ici. 

Genève, Gaza, école de musique, culture, siège, enseignement, Conservatoire national de musique Edouard Saïd, Cisjordanie, oud, guitare, YouTube, musique
Le Coin de l’Espoir, Chêne-Bourg, Genève, 27 octobre 2015 (photo Carol)

Lire la suite

30/10/2015

« La primauté de la culture et de l’enseignement » en question ?

Hervé Loichemol, directeur général de la Comédie, y croit. Il rejoint cette vision d’Amin Malouf qui, dans son livre Le dérèglement du monde, dit : ‘L’avenir n’est pas écrit d’avance, c’est à nous de l’écrire … avec audace … avec générosité … et … avec sagesse.’ Selon Malouf, …‘notre échelle de valeurs ne peut aujourd’hui se fonder que sur la primauté de la culture et de l’enseignement.’ L’enseignement pour Loichemol, c’est ‘aussi un apprentissage.’ Son expérience de vie l’amène à croire que ‘les crispations identitaires et territoriales’ sont ‘un déni de réalité.’ Homme de culture engagé, Hervé Loichemol nous propose ‘d’infléchir le cours des choses’ en réalisant un monde solidaire et inclusif, en donnant vie aux mots de Malouf.

Université de Genève, étudiantes, Bande de Gaza, Loichemol, Comédie de Genève, échanges, Kacemi, Fête de théatre, Malouf, Gaza, culture, enseignement, théâtre, ville de Genève, Institut Français de Gaza, Théâtre des Quartiers d'Ivry, Buteau de représentation suisse à Ramallah, Le dérèglement du monde,
L’unité, l’amour et le rire sont les thèmes principaux de la pièce « La dame dans l’arbre » des Theatre Day Productions, Gaza, 1 juin 2015 (Benjamin Dooley, Middle East Eye)

Lire la suite

02/04/2014

Perpétuer l’héritage culturel en tissant

Fabriquer des tapis traditionnels à Gaza est un art qui meurt. Charlie Andreasson raconte sa conversation avec un Palestinien, fin connaisseur de cette industrie. Je livre ici la traduction de son article, originalement en anglais. 

M. Al Sawaf et tapis.jpg
M. Mahmoud Al Sawaf avec un tapis tissé main (Photo Awni Farhat)

Lire la suite

01/11/2012

Un monde à part

Avec un minimum de mots, avec un pinceau, un instrument de musique, avec le corps et le regard, de jeunes gazouis s’expriment devant la camera de la photographe française Anne Paq. Pour entrer dans ce monde à part, cliquez ici :http://www.youtube.com/watch?v=E31koYgdVPc&feature=yo...

22:26 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, anne paq, artistes, musique, culture, résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

05/05/2011

« La clé pour l'avenir se trouve à Gaza »

Merav Michaeli s'est entretenu avec Daniel Barenboim lors de son retour à Tel Aviv après son concert à Gaza. Voici la traduction d'un article de Haaretz du 5 mai 2011.

Lire la suite

15:14 Publié dans Conditions pour la paix | Tags : gaza, barenboim, concert, culture, conflit, sécurité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/12/2010

L’ingéniosité des paysans sans terre

Eva Bartlett suit le développement inouï des cultures sur les toits de Gaza. Comme disent les Anglais, « La nécessité est la mère de l’invention. » 

roof farming.jpg

 

 

Un jardin sur le toit (Emad Badwan)

Lire la suite

19:18 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, paysans, beit hanoun, culture, jardin, toit, poules, projet, zone tampon | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

04/02/2009

Il était une fois des artistes

Il était une fois des artistes … qui se sont déplacés avec toutes les peines du monde pour une exposition à Genève en mai 2007 (blog du 5.05.07). L’atelier du collectif el tiqa est situé au troisième étage du bâtiment du Croissant Rouge en pleine ville de Gaza. C’était une véritable ruche culturelle : artistes au travail, expositions, cours pour adultes et enfants, lieu d’échanges. Cet immeuble a été bombardé mi-janvier.

 

Aujourd’hui, ces artistes nous invitent à une exposition exceptionnelle :

Lire la suite

19:57 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : culture, gaza, artistes, bombardement, exposition | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

30/12/2008

La destruction de la culture, une barbarie

Un professeur qui enseigne à l’Université islamique de Gaza pose une question qui me travaille depuis que j’ai appris que l’armée israélienne s’est attaqué à l’université. Détruire les lieux où se concentre le savoir (bibliothèques, monastères, synagogues, universités) est l’apanage historique des barbares.

« Pourquoi Israël bombarderait-elle une université ?

Dr Akram Habeeb écrit depuis la bande de Gaza occupée pour l’Electronic Intifada (http://electronicintifada.net)

le 29 décembre 2008

081229-habeeb.jpg

 

l’Université islamique de Gaza, février 2007 (Wesam Saleh/MaanImages)

En tant que boursier Fulbright et professeur de littérature américaine à l’Université islamique de Gaza (IUG), j’ai toujours préféré garder le silence au sujet du conflit israélo-palestinien. J’étais convaincu que ma vocation était de prêcher l’amour et la co-existence dans la paix. Cependant, l’offensive massive israélienne contre la bande de Gaza m’a poussé à m’exprimer.

La nuit dernière, pendant la deuxième nuit consécutive de l’attaque israélienne sans précédent sur Gaza, j’ai été réveillé par le son assourdissant d’un bombardement intensif. En apprenant qu’Israël avait bombardé mon université avec ses F-16 fabriqués aux Etats-Unis, j’ai réalisé qu’Israël avait épuisé sa « banque de cibles ». Naturellement, les politiciens et les généraux israéliens affirmeraient que l’IUG est une forteresse du Hamas et qu’il y enseigne le terrorisme.

Je suis un professeur indépendant sans attaches à aucun parti politique, je peux dire que l’IUG est une institution qui inclut toutes sortes d’affinités politiques. Je la conçois comme une institution prestigieuse qui encourage une pensée libre et libérale. Mon opinion personnelle pourrait être considérée comme biaisée : en ce cas, j’invite quiconque qui doute de mes affirmations d’explorer le site web de l’IUG et de rechercher l’histoire de ses débuts et de son développement. De cette manière, il pourra apprendre quelles sont les institutions académiques auxquelles l’université appartient, le rôle actif de ses professeurs dans la recherche académique, les prix et les allocations de recherche qu’elle reçoit.

Pourquoi Israël bombarderait-elle une université ? Israël n’a pas ciblé uniquement mon université la nuit passée. Elle a aussi bombardé des mosquées, des pharmacies et des maisons. Dans le camp de réfugiées de Jabalia, des bombes israéliennes ont tué quatre petites filles, des sœurs appartenant à la famille Balousha. A Rafah, ils ont tué trois frères âgés de 6, 12 et 14 ans. Ils ont aussi tué une maman et sa fille d’un an de la famille Kishko dans la ville de Gaza.

Ces actions me font penser à quelques-uns des commandements donné par Dieu au « Peuple Choisi » : « Tu ne commettras pas d’assassinat. … Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. » Dieu n’aurait pas pu désigner quelqu’un pour annexer la terre des autres et de les tuer. Israël a fait ces choix éthiques tout seul. C’est Israël qui a choisi de mener ses guerres pour éliminer le peuple indigène de la Palestine.

Dr. Akram Habeeb est professeur assistant de littérature américaine à l’Université Islamique de Gaza.

21:53 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, université islamique, culture, bombes | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |