24/05/2018

Assumer sa responsabilité

Moria Shlomat est actuellement avocate pour Ayelet Brachfeld, jeune israélienne qui refuse le service militaire, ou refusnik, comme les jeunes qui refusent le service militaire s’appellent en Israël. Ayelet a déclaré que la « tuerie insensée » le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a renforcé sa détermination de refuser de servir dans l’armée. Déjà en 2002, l’organisation des refusniks Yesh Gvul (en hébreu : « Il y a une limite ») a publié des annonces dans le journal israélien Haaretz intitulée « L’occupation : une malédiction des deux peuples.» Les évènements récents le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza met la position de la jeune Ayelet Brachfeld dans une perspective tout particulière. Je traduis ici les propos de son avocate, Moria Shlomot, publiés cette semaine dans le journal Haaretz.

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Ayelet Brachfeld a déjà passé plus de 70 jours incarcérée dans une prison militaire pour son refus de servir dans l’armée. (photo: https://www.wri-irg.org/)

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15/05/2018

Plaidoyer pour la vie

Le Centre israélien d’information pour les droits humains dans les territoires occupés B’Tselem offre un aperçu de la vie autour des manifestations à Gaza ces dernières semaines. Ce documentaire photo montrent des gens qui connaissent et cultivent l’art de vivre. La Grande Marche de Retour a été l’occasion unique de se retrouver entre générations, de partager vécu et héritage et de sentir que son existence a une valeur. C’était la création apolitique des individus de la société civile. Evoquer l’injustice de la situation de la Palestine, et de Gaza en particulier, prend tout son sens face à la violence folle de l’armée israélienne ce 14 mai. 

Ce jour-là, soixante et un personnes sans armes ont été tuées par des tireurs d’élite, parmi eux, huit enfants. Le nombre de blessés : au moins 2'700, dont plus de mille victimes de balles réelles. La menace supposée de ces gens est une fabrication soigneusement préparée et diffusée par l’Etat d’Israël. «C’est un massacre d’un peuple sans Etat soumis à un siège militaire, » écrit Mairav Zonszein en 972 mag.

Je traduis ici les propos de B’Tselem, originalement en anglais, ainsi que les sous-titres des photos. Le reportage est un plaidoyer pour la vie.

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Face aux soldats à l’est de la ville de Gaza, 27 avril (photo Muhammad Sabah)

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27/04/2018

Ne Tirez Pas !

Depuis le 4 avril, l’organisation israélienne B’Tselem demande aux soldats postés à Gaza de désobéir aux ordres illégaux de tirer sur des civils qui ne posent pas de danger mortel. Fondé en 1989, B’Tselem décrit sa raison d’être ainsi : « La régime israélienne de l’occupation est liée inextricablement aux violations des droits humains. B’Tselem fait tout son possible à mettre fin à l’occupation puisque c’est la seule manière de garantir un futur pour les droits humains, la démocratie, la liberté et l’égalité des deux peuples, palestiniens et israéliens, qui vivent entre le fleuve du Jourdain et la Méditerranée.

B’Tselem a publié le témoignage d’une femme palestinienne blessée lors de la première manifestation du vendredi 31 mars. Son histoire montre mieux que toute statistique ce qui arrive sur la frontière israélienne-palestinienne quand les gens de Gaza marchent pour exprimer leurs droits de tout simplement exister.

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Message de la page web de B’Tselem, qui a aussi publié un appel de ne pas ouvrir le feu sur des gens qui de toute évidence ne posent aucune menace.

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26/07/2015

La mort au fond de soi

Le quotidien des gens de Gaza consiste à continuer leur vie au milieu des traces qui rappellent l’horreur. Après un an, la reconstruction vient de commencer. Journaliste, Amira Hass a capturé l’essentiel de la situation à l’aide de différents témoignages. Israélienne, elle a vécu à Gaza dans les années 90 et y était en visite chez des amis de la ville de Gaza lors de mon premier séjour en 2001. Je traduis ici son article de l’édition anglaise du Haaretz. 

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Cet homme, travailleur de l’aide humanitaire, a tout vu pendant les 52 jours de bombardement en été 2015. Psychothérapeute hollandais, Jan Andreae est allé à Gaza travailler avec des gens traumatisés comme lui. Photo du film
« Shivering in Gaza » (photo Kesteren)

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20/05/2015

Déroulez le tapis !

Les droits humains étaient le sujet du festival inédit de films en plein air dans les décombres du quartier de Shujahiya la semaine passée. Le dernier jour du festival, jour de l’Ascension, journaliste Avi Blecherman a parlé en hébreu avec Saud Aburamadan, le journaliste gazaoui à l’origine de cet évènement inédit. Son entretien fut publié d’abord en hébreu sur Local Call et ensuite en anglais sur + 972 mag. Je livre une traduction partielle ici. A noter que « karama » veut dire « dignité » en arabe. 

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Un tapis rouge se déroule entre les ruines du quartier de Shujahiya en préparation pour le Karama Gaza Film Festival, 13 mai 2015 (photo par LAMA Film)

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28/02/2015

Une nouvelle perspective juridique

 Le 22 février, « Diviser et vaincre » (« Divide and Conquer »), un rapport en anglais de 91 pages, fut publié par Al-Haq, organisation non-gouvernementale associée à la Commission internationale des Juristes à Genève, entre autres. Cet analyse met en lumière certaines graves violations du droit humanitaire par l’Etat d’Israël envers les résidents de la bande de Gaza l’été passé.

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Ce qui reste de la maison d’Um Fadi Al-Najjar à Khuza’a, 13 janvier 2015
« La guerre n’a pas détruit que nos maisons, elle a détruit nos vies. » Hussain, 19 ans (photo et citation de Ylenia Gostali, http://en.qantara.de/content/rebuilding-gaza-left-out-in-the-cold)

Je traduis ici le résumé de Divide and Conquer ». Le rapport intégral peut être consulté ici : http://www.alhaq.org/publications/publications-index/item/divide-and-conquer.

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06/08/2014

Monsieur le Président, je ne veux pas le faire…

Le 21 juillet 2014, un jour après le massacre du quartier de Shujahiya à Gaza, l’objecteur de conscience Uriel Ferera, 19 ans, a reçu une cinquième condamnation. Ce jeune Israélien de Beersheba est opposé à la guerre contre Gaza. Il refuse de servir dans l’armée israélienne à cause de l’occupation du peuple palestinien et aussi pour protester contre la discrimination envers les citoyens israéliens d’origine palestinienne. Il est soutenu dans sa démarche par Amnesty International, comme Natan Blanc, qui a purgé dix peines avant d’être relâché définitivement. L’Alternative Information Center nous signale un communiqué de New Profile, Israël, en anglais. Une traduction partielle suit. 

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Uriel Ferera entre au centre d’incorporation Tel Hashomer pour la première fois le 27 avril 2014 (Photo : Activestills.org)

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22/07/2014

« Voix de Gaza »

Un groupe de jeunes citoyens de Gaza ont lancé un site en anglais « Voices of Gaza », où chacun parle de son vécu et livre ses analyses pendant l’opération militaire actuelle à Gaza. Je traduis ici un article parmi d’autres. Il communique l’expérience d’une mère qui est également une professionnelle. Elle explique comment les actions de l’armée israélienne apprennent à ses enfants ce qu’ils savent du pays d’Israël. 

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 Hikmat et Ahmad

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20/07/2014

Un israélien s’adresse aux citoyens du monde

Merci au site du Centre d’Information Alternative de nous avoir signalé une lettre par un citoyen israélien au journal britannique le London Evening Standard. Ofer Neiman est loin d’être seul dans son pays à dénoncer les crimes de guerre commis actuellement par l’armée de son pays à Gaza. Cela fait dix ans qu’il milite pour la fin de l’occupation. Il est un des responsables du Boycott from Within. Neiman propose des actions concrètes que tout citoyen du monde peut entreprendre pour en finir avec l’horreur actuelle à Gaza. Je traduis ses propos ici. 

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À Tel Aviv, des activistes israéliens protestent contre une attaque sur Gaza, 12 juillet 2014 (Photo par Oren Ziv/Activestills.org)

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19/07/2014

Israël vit, mais à quel prix ?

L’occupation de la Palestine depuis 1967 et le siège de Gaza depuis 2007 – des années de contournement et de déformation des droits humains des Palestiniens par le pouvoir occupant. Le monde veut-il continuer à participer à la mort lente et rapide des Palestiniens par son silence ? Un professeur de littérature de Gaza fait le point en anglais, je traduis ses propos ici. 

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Mère d’un fils de pêcheur tué sur la plage de Gaza le 16 juillet 2014 (photo par REUTERS / Finbarr O’Reilly)

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