04/09/2018

Pourquoi les affaires ne marchent pas ? [3e partie]

Pourquoi les affaires ne marchent pas ? [3e partie]

Une communication de Gisha, Centre israélien pour la libre circulation donne les détails d’un processus légal extrêmement long et compliqué qui a abouti à l’établissement de qui avait le pouvoir d’autoriser quoi concernant l’importation des biens dans la bande de Gaza. Grâce à Gisha, il y a plus d’un an, on sait que ce sont les autorités environnementales et en communication de l’Administration civile (CLA) pour la Cisjordanie qui délivrent les permis pour tout article dans les domaines de la communication, de la chimie ou du plastique. D’autres articles, tels des véhicules, des matériaux pour la construction, du bois de charpente, des machines à rayons-X, des réservoirs d’essence et des pompes, ont besoin de permis délivrés par l’officier de l’industrie et du commerce ou le chef du département de l’économie, qui travaillent tous les deux dans le CLA pour Gaza.

Les articles dits d’«aide humanitaire» (nourriture et tout ce qui est médical, par exemple) sont coordonnés avec le COGAT par l’Autorité palestinienne et l’ONU. Pour ce genre d’article, c’est le CLA pour Gaza qui a le mot final. C’est ainsi que Majd a appris que les Sunbox n’avaient pas reçu l’approbation nécessaire des autorités.

Le problème qui obsède les autorités israéliennes est le potentiel de l’« usage double » d’un article, c’est-à-dire, qu’un article ostensiblement à l’intention d’un usage civil risquerait à servir à un usage militaire. Les conséquences de ce souci sont le sujet de la troisième partie de l’article de M. Sadeh.  

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Le Sunbox – danger potentiel ? (https://www.launchgood.com/project/bringing_light_to_gaza_1#!/)

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13/04/2018

Les yeux dans les yeux

Pourquoi maintenant ? Jean-Pierre Filiou dans son Histoire de Gaza explique l’urgence : « La paix entre Israël et Palestine ne prendra de sens et de substance qu’à Gaza, elle en sera la pierre de touche comme la pierre de voûte. » Amir Rotem l’a compris. Il est directeur du Département publique à Gisha, une organisation israélienne non-gouvernementale qui promet les droits humains, notamment la liberté de circuler, particulièrement pour les résidents de Gaza. Rotem vient d’écrire un article qui est apparu en hébreu sur Local Call, traduit en anglais sur + 972 mag, afin de mettre la Grande Marche populaire, qui se passe en ce moment le long de la frontière entre Gaza et Israël, en perspective. Je traduis ici ses propos en français. 

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Une femme palestinienne manifeste contre le blocus ou la fermeture de la bande de Gaza, qui dure depuis 11 ans, devant les bureaux d’UNESCO, ville de Gaza, 13 mars 2018 (Mahmoud Ajour / APA images)

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17/04/2015

L’élan extraordinaire de la jeunesse

Pendant les huit années du blocus israélien sur la bande de Gaza 400'000 enfants sont nés. Ces jeunes enfants et les adolescents vivent avec comme seule mémoire la privation totale de leurs droits élémentaires : pas de possibilité de voir leur famille en Cisjordanie ou à l’étranger ou avoir leurs visites, donc sans pouvoir embrasser leurs grands-parents ou jouer avec leurs cousins ; peu de chances d’étudier comme ils auraient choisi, donc pas une possibilité de faire des projets de vie. Ils ont besoin de gagner de l’argent pour une famille dont le père est au chômage forcé face à un marché de travail saturé (presque la moitié de la population dépend de l’aide alimentaire internationale). Les jeunes subissent la violence de l’occupation israélienne et même des trois attaques féroces depuis 2008 comme une fatalité qu’ils ne peuvent pas changer. Ils vivent avec. Il est difficile de se mettre à leur place : comment sauter les obstacles énormes qui se dressent dans leur chemin ? Comment refuser la violence quotidienne dont ils sont les témoins ? Un article en anglais et des photos offrent un regard sur le monde des jeunes de Gaza qui, envers et contre tout, cultivent l’espoir. Je traduis l’article – les photos parlent d’elles-mêmes !

parkour_activestills20.jpgDans une rue principale de la ville de Gaza (photo par Basel Yazouri)

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28/12/2014

C’est vraiment le moment

Le 26 décembre 2014, l’éditorial du journal israélien Haaretz cite l’augmentation du nombre de jeunes de Gaza qui risquent leur vie à la recherche d’un travail et une vie meilleure de l’autre côté de la frontière en Israël. L’après-midi même, Ma’an News signale l’arrestation de deux jeunes palestiniens sur qui l’armée israélienne a tiré au nord de la bande de Gaza puisqu’ils se sont approchés de la barrière avec « l’intention de traverser la frontière ». Un des deux a été blessé aux jambes, les deux étaient amenés pour être interrogés. Cet incident apparemment mineur cache une situation générale insupportable. Selon Haaretz, il y a une augmentation de 25% des tentatives de ce genre depuis septembre. L’éditorial d’Haaretz, en anglais, l’explique en peu de mots que nous traduisons ici.

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La barrière entre Gaza et Israël (photo par Ilan Assayag)
 

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24/11/2014

Complètement bloqué !

Depuis plus d’un mois, le passage de Rafah entre Gaza et le monde extérieur est fermé dans les deux sens. De rares individus obtiennent le droit de passer par Erez, entre Israël et la bande de Gaza. Quelques livraisons de matériaux de construction ou de gaz pour utilisation domestique passent par le passage de Kerem Shalom. L’Egypte garde les portes de Rafah fermées ; des Palestiniens sont également bloqués à l’intérieur de l’aéroport du Caire. Un article de Ma’an News en anglais a fait le point le 21 novembre. J’en traduis une partie ici. Heureusement, bonnes nouvelles, selon Ma’an aujourd’hui, les Egyptiens pourraient ouvrir Rafah pendant deux jours, plus tard cette semaine.

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Une femme craque devant les entraves (photo par Ma’an)

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21:42 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : rafah, gaza, israël, egypte, le caire, palestiniens, fermeture, blocus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/10/2014

Il n’y a plus d’inégalité entre riches et pauvres à Gaza !

Sara Roy, fine connaisseuse de la bande de Gaza depuis plus de 30 ans, était l’invitée récente de la Fondation Heinrich Böll à Berlin où elle a livré son appréciation de la situation à Gaza après les 51 jours de bombardements israéliens de cet été. Elle avait déjà proposé une analyse percutante du « péril d’oublier Gaza » en juin 2009. Son intervention à Berlin est décrite sur le site de Qantara.de en anglais et en allemand. Ma traduction en français suit.

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« GAZA LOVES LIFE! » (Photo: Maurice Jacobsen pour son exhibition « We All Live in Gaza », Grand Rapids, Michigan, USA)

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19/01/2014

Une italienne à Gaza

Rosa Schiano vit à Gaza depuis deux ans. Après une longue observation de la situation précaire des pêcheurs et des paysans, l’activiste italienne s’est décidée à témoigner. Son reportage en anglais se trouve sur le site de l’International Solidarity Movement. Je le traduis ici.

bande de Gaza, économie, siège, blocus, fermeture, Kerem Shalom, commerce, paysans, Israël, exportations, Cisjordanie, Protocole de Paris, fraisesFraises de Beit Lahia sur les tables genevoises ? (Photo par Rosa Schiano)

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