06/07/2018

Une affaire de famille

C’est une famille de femmes dont il s’agit. Et encore, des femmes palestiniennes et israéliennes, juives et arabes, qui se sont unies en faisant parler leurs corps et leurs voix le 3 juillet 2018. L’histoire est d’abord parue sur Al Monitor : « Des milliers de femmes palestiniennes se rassemblent le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza ». Ensuite, le 4 juillet, Meron Rapoport dans + 972 mag : « Des femmes palestiniennes organisent la toute dernière marche le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza ». Puis, on en trouve la trace dans le journal israélien Haaretz : « Des femmes israéliennes se rassemblent de l’autre côté de la frontière en solidarité avec la marche des femmes de Gaza ». Le 3 juillet, pour la première fois depuis le début de la Grande Marche du Retour le 31 mars, les femmes de Gaza ont organisé une marche le long de la frontière avec Israël, en s’approchant jusqu’à 50 mètres de la barrière. L’armée israélienne a utilisé des cannettes des bombes lacrymogène et des grenades de fumée pour les disperser. Selon le Ministre de Santé à Gaza, les services médicaux ont dû prendre en charge 124 personnes, dont 17 blessées par balle. Pendant la marche, les activistes israéliennes ont communiqué avec leurs sœurs palestiniennes. Elles refusent les barrières matérielles, linguistiques et politiques. Leur histoire est publiée en anglais. Je résume ici leurs propos en français.

femmes, palestiniennes, israéliennes, frontière, Israël, bande de Gaza, solidarité, Grande Marche du Retour, gaz lacrymogène, Ghadir Hani, Standing Together, Other Voice, Julia haiti, voisines, non-violence, manifestantes, soldats

Manifestantes palestiniennes le long de la frontière le 3 juillet 2018 (Mohammad Za-‘anoun / Activestills.org) (Za-‘anoun a été blessé à une distance de 600 mètres de la barrière.)

Lire la suite

27/06/2018

Vivre ensemble : des citoyens israéliens persistent et signent

Depuis le 7 juin, des groupes d’Israéliens ont manifesté de différentes manières leur désaccord avec les actions récentes de leur armée à Gaza. Le 13 juin, l’Assemblée Générale des Nations Unies a passé une résolution condamnant « l’utilisation de force excessive » contre les civils palestiniens de Gaza. Cent trente-cinq morts – en majorité des jeunes, y compris une fille de 14 ans -  et des milliers de blessés, parmi eux beaucoup de cas graves de balles explosives qui rend l’amputation ou de nombreuses opérations consécutives nécessaires – sont le bilan des manifestations hebdomadaires de la Grande Marche de Retour. Le personnel médical signale également l’utilisation d’un gaz lacrymogène inconnu qui cause des convulsions. Oren Ziv, photojournaliste du collectif Activestills, a décrit en anglais une action à la barrière de séparation entre Israël et la bande de Gaza le 26 juin. Je traduis ses propos

 

Israéliens, armée, Gaza, Assemblée Générale, Nations Unies, civils palestiniens, force excessive, morts, blessés, balles exlosives, manifestations, Grande marche de Retour, gaz lacrymogène, Activestills, barrière, Israël, bande de Gaza, photos, barbelés, société civile palestinienne, crise, enfants, travailleurs médicaux, journalistes, handicapés, solidarité, liberté. justice, mémoire, message, occupation, siège, lutte, sacrifice, vivre ensemble, soldats, activistes

Hussein Madi, qui aurait eu 14 ans le 9 avril, a été tué par une balle dans le cœur trois jours avant son anniversaire, fêté ici symboliquement. (photo Ashraf Amra / APA images)

Lire la suite

15/06/2018

Dans les coulisses

Mohammed Arafat ne se laisse rattraper facilement sur le site We Are Not Numbers (WANN) – on peut choisir entre trois différents articles rédigés en une semaine !  La maîtrise de l’anglais de ce diplômé de l’université gazaouie est vaste et sensible. En cliquant sur son blog https://moharafat.wordpress.com/, on découvre une quantité dense d’articles et de poèmes écrits depuis mai 2016. Arafat publie sur bien d’autres sites. Son choix de publier sur WANN est important : il a 25 ans, son écriture est un exemple parmi d’autres articles par ses collègues. Ces jeunes Palestiniens offrent un aperçu frais sur la situation dans la bande de Gaza ce jour d’Eid 2018. Je traduis un des derniers écrits d’Arafat. Il nous dévoile l’essentiel de la pauvreté grimpante dans la bande de Gaza à travers des rencontres personnelles. C’est le contexte dans lequel la Grande Marche de Retour continue envers et contre tout.

We Are Not Numbers, bande de Gaza, pauvreté, Grande Marche de Retour, frontière, Israël, dangers, manifestation, manifestants, morts, blessés, tireurs d'élite israéliens, fumée, vendeurs ambulants, Autorité palestinienne, salaires, chômage, travail, études, soldats, gaz lacrymogène

Un garçon sur les lieux de la Grande Marche ramasse des déchets de recyclage à revendre (photo de Mohammed Arafat)

Lire la suite

30/04/2018

« Où vas-tu Papa ?

Les questions d’un garçon de sept ans ont inspiré son père pour publier un article dans The New York Times le 27 avril. Fadi Abou Shammalah est l’un des coproducteurs d’un film qui était sur les écrans du festival FIFDH à Genève en mars: Naila and the Uprising. Directeur exécutif de l’Union Général de Centres Culturels, Shammalah pose une question à son tour : Pourquoi risque-t-il sa vie en allant aux manifestations non-violentes qui se passent actuellement à Gaza tous les vendredis sous le feu de l’armée israélienne ? Nassim Nicholas Taleb, dans son dernier livre Skin in the Game aurait l’explication : « Tu prends des risques, tu te sens participer à l’histoire. » (p.104) Les manifestations citoyennes qui se déroulent depuis un mois à Gaza sont véritablement un évènement historique. Shammalah, refugié de 1948 de la troisième génération, explique son envie de faire partie de l’histoire dans l’article en anglais que je livre ici en français.

manifestations, armée israélienne, Gaza, risques, Grande Marche du Retour, tireurs d'élite, gaz lacrymogène, frontières, blocus, lutte historique, non-violente, drapeau palestinien, campements, rêves, droits, paix, êtres humains

Deux ados près de la frontière à Khuza’a, au sud de la bande de Gaza, 6 avril 2018. La clé est le symbole du droit du retour (photo Hosam Salem/Al Jazeera)

Lire la suite

21/11/2015

Il voulait un changement

Muhammad al-Bhaisy voulait montrer les couleurs du drapeau palestinien pour communiquer un message. Son père a cherché des mots pour expliquer les risques que son fils a pris en s’avançant près de la barrière entre Israël et Gaza le 6 novembre : « Il voulait que quelque chose change. » Les munitions de l’armée israélienne tirées contre les jeunes de Gaza sont inutiles et contreproductives. Mais en attendant une réponse plus adéquate de leur gouvernement au blocus qui étouffe la bande de Gaza depuis plus de 8 ans, les soldats tirent. Charlotte Silver raconte l’histoire d’un jeune non-violent en anglais. Je le traduis ici.

 demo flag.jpg
Manifestation près de la barrière entre la bande de Gaza et Israël, 27 octobre 2015 (photo Yasser Qudih / APA images)

Lire la suite