10/07/2018

« Le sport peut guérir le corps et l’âme »

Tout le monde qui a participé en tant que coach, bénévole ou spectateur aux National Games Genève des Special Olympics Switzerland le mois passé peut en témoigner. La joie et la fierté de montrer tout ce dont ils été capables et d’être reconnus dans leurs efforts se lisaient sur le visage des sportifs. En l‘occurrence, c’est un gardien de football manchot à Gaza qui a fait l’observation. Un article récent de l’Electronic Intifada en anglais explique le contexte dans lequel un match de foot raconté dans ces pages a eu lieu en juin. Une association constituée à Gaza en 2014 lorgnent les prochains Special Olympics prévus à Abou Dhabi en mars 2019. Je traduis en français ici l’histoire de ces handicapés qui revivent grâce au foot.

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Photo Ashraf Amra APA images

 

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27/06/2018

Vivre ensemble : des citoyens israéliens persistent et signent

Depuis le 7 juin, des groupes d’Israéliens ont manifesté de différentes manières leur désaccord avec les actions récentes de leur armée à Gaza. Le 13 juin, l’Assemblée Générale des Nations Unies a passé une résolution condamnant « l’utilisation de force excessive » contre les civils palestiniens de Gaza. Cent trente-cinq morts – en majorité des jeunes, y compris une fille de 14 ans -  et des milliers de blessés, parmi eux beaucoup de cas graves de balles explosives qui rend l’amputation ou de nombreuses opérations consécutives nécessaires – sont le bilan des manifestations hebdomadaires de la Grande Marche de Retour. Le personnel médical signale également l’utilisation d’un gaz lacrymogène inconnu qui cause des convulsions. Oren Ziv, photojournaliste du collectif Activestills, a décrit en anglais une action à la barrière de séparation entre Israël et la bande de Gaza le 26 juin. Je traduis ses propos

 

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Hussein Madi, qui aurait eu 14 ans le 9 avril, a été tué par une balle dans le cœur trois jours avant son anniversaire, fêté ici symboliquement. (photo Ashraf Amra / APA images)

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23/06/2018

Encore des voix depuis l’autre côté

Tout s’est fait dans la nuit et le silence. Un article du blog israélien + 972 mag signale une action subtile de protestation survenue à Tel Aviv dans la nuit du dimanche 17 juin. Des activistes israéliens ont trouvé un moyen non-violent créatif pour exprimer leur désapprobation envers les actions de leur armée qui se multiplient à Gaza depuis deux mois et demi. L’article de la journaliste Orly Noy, a été d’abord publié sur Local Call en hébreu. Je traduis ici sa version en anglais.

 

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Le boulevard Rothschild, Tel Aviv, la nuit du 17 juin 2018 :des cerfs-volants avec les photos, les noms et les dates de naissance des Palestiniens tués par l’armée pendant les manifestations de La Grande Marche de Retour à Gaza

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18/06/2018

Un match pas comme les autres

La coupe du monde est suivie de près à Gaza, où la moitié de la population soutient le Réal Madrid et l’autre moitié, le FC Barcelone, avec la même ferveur de part et d’autre. Depuis leur plus jeune âge, les garçons se passionnent pour le foot. Malheureusement, les sportifs professionnels ne peuvent jouer que rarement dans des matchs internationaux en raison des entraves dues à leur situation particulière. Pourtant, d’une année à l’autre, rien ne les arrête, comme on peut lire dans un article publié récemment en anglais sur le site Mondoweiss. Avec créativité et humour, deux équipes se sont affrontés mi-juin pour une simulation de match de foot pas comme les autres. Je traduis ici l’article en français.

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Le Mondial unijambiste (photo par Mohammed Asad)

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31/05/2018

Rien n’est plus comme avant

Douze enfants (tenant peut-être à la main des cailloux ou de petits drapeaux ou encore un cerf-volant ou qui, simplement, couraient), deux journalistes (appareil de photo entre leurs mains) et un auxiliaire de santé en train de secourait des blessés : des soldats israéliens ont choisi de mettre fin à leurs vies. Pourquoi ceux-là ? Ils font partie des 121 morts et près de 14,000 blessés de la Grande Marche de Retour. Selon quels critères les militaires visent-ils ? Et comment, mais comment, des tireurs de l’élite de l‘armée israélienne continuent-ils à vivre avec le souvenir de ce qu’ils ont fait aux vivants et aux morts ?

Le Haut-Commissaire des Droits Humains Zeid Ra’ad Al Hussein a bien posé la question : « Que deviens-tu lorsque tu tires avec l’intention de tuer sur quelqu’un sans aucune défense qui ne te pose aucune menace immédiate ? » Un acte pareil ne sert ni à défendre son pays ni à protéger la frontière. Pour les proches des victimes, il reste « l’après ». Une journaliste de Gaza nous fait rentrer dans l’intimité des familles en deuil qui ne comprennent pas. Son article récent pour l’Electronic Intifada est en anglais. Je le traduis ici en français.

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Un garçon palestinien avec un cerf-volant près de la frontière à l’est de la ville de Gaza, 18 avril 2018 (photo : Yasser Qudih / APA images)

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15/05/2018

Plaidoyer pour la vie

Le Centre israélien d’information pour les droits humains dans les territoires occupés B’Tselem offre un aperçu de la vie autour des manifestations à Gaza ces dernières semaines. Ce documentaire photo montrent des gens qui connaissent et cultivent l’art de vivre. La Grande Marche de Retour a été l’occasion unique de se retrouver entre générations, de partager vécu et héritage et de sentir que son existence a une valeur. C’était la création apolitique des individus de la société civile. Evoquer l’injustice de la situation de la Palestine, et de Gaza en particulier, prend tout son sens face à la violence folle de l’armée israélienne ce 14 mai. 

Ce jour-là, soixante et un personnes sans armes ont été tuées par des tireurs d’élite, parmi eux, huit enfants. Le nombre de blessés : au moins 2'700, dont plus de mille victimes de balles réelles. La menace supposée de ces gens est une fabrication soigneusement préparée et diffusée par l’Etat d’Israël. «C’est un massacre d’un peuple sans Etat soumis à un siège militaire, » écrit Mairav Zonszein en 972 mag.

Je traduis ici les propos de B’Tselem, originalement en anglais, ainsi que les sous-titres des photos. Le reportage est un plaidoyer pour la vie.

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Face aux soldats à l’est de la ville de Gaza, 27 avril (photo Muhammad Sabah)

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11/05/2018

« J’aime la mer … mon âme y est attachée »

Pêcher en Méditerranée est pour certains une activité de loisir - pour d’autres, toute une vie. Récemment, un reportage photographique sur Gaza raconte les entraves périlleuses subies par les pêcheurs gazaouis. La force de cet article en anglais d’Electronic Intifada réside dans les portraits visuels et écrits des individus. Mercredi passé, les pêcheurs de Gaza ont essuyé des tirs de la marine israélienne qui les ont empêchés de continuer leur travail. Comment vivre ce métier la peur au ventre à chaque sortie ? Selon B’Tselem, groupe israélien pour les droits humains, 95% des pêcheurs de Gaza vivent en-dessous du seuil de la pauvreté.

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Des pêcheurs près du port de Gaza

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30/04/2018

« Où vas-tu Papa ?

Les questions d’un garçon de sept ans ont inspiré son père pour publier un article dans The New York Times le 27 avril. Fadi Abou Shammalah est l’un des coproducteurs d’un film qui était sur les écrans du festival FIFDH à Genève en mars: Naila and the Uprising. Directeur exécutif de l’Union Général de Centres Culturels, Shammalah pose une question à son tour : Pourquoi risque-t-il sa vie en allant aux manifestations non-violentes qui se passent actuellement à Gaza tous les vendredis sous le feu de l’armée israélienne ? Nassim Nicholas Taleb, dans son dernier livre Skin in the Game aurait l’explication : « Tu prends des risques, tu te sens participer à l’histoire. » (p.104) Les manifestations citoyennes qui se déroulent depuis un mois à Gaza sont véritablement un évènement historique. Shammalah, refugié de 1948 de la troisième génération, explique son envie de faire partie de l’histoire dans l’article en anglais que je livre ici en français.

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Deux ados près de la frontière à Khuza’a, au sud de la bande de Gaza, 6 avril 2018. La clé est le symbole du droit du retour (photo Hosam Salem/Al Jazeera)

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27/04/2018

Ne Tirez Pas !

Depuis le 4 avril, l’organisation israélienne B’Tselem demande aux soldats postés à Gaza de désobéir aux ordres illégaux de tirer sur des civils qui ne posent pas de danger mortel. Fondé en 1989, B’Tselem décrit sa raison d’être ainsi : « La régime israélienne de l’occupation est liée inextricablement aux violations des droits humains. B’Tselem fait tout son possible à mettre fin à l’occupation puisque c’est la seule manière de garantir un futur pour les droits humains, la démocratie, la liberté et l’égalité des deux peuples, palestiniens et israéliens, qui vivent entre le fleuve du Jourdain et la Méditerranée.

B’Tselem a publié le témoignage d’une femme palestinienne blessée lors de la première manifestation du vendredi 31 mars. Son histoire montre mieux que toute statistique ce qui arrive sur la frontière israélienne-palestinienne quand les gens de Gaza marchent pour exprimer leurs droits de tout simplement exister.

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Message de la page web de B’Tselem, qui a aussi publié un appel de ne pas ouvrir le feu sur des gens qui de toute évidence ne posent aucune menace.

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23/04/2018

Filmer, c’est risquer sa vie

L’armée israélienne poursuit son opération meurtrière contre les milliers de citoyens de Gaza qui manifestent paisiblement depuis trois semaines le long de la frontière avec Israël. Parmi les militaires, cent tireurs d’élites tuent et mutilent avec des balles réelles et des balles qui explosent à l’intérieur du corps, sans qu’un seul soldat souffre d’une égratignure. Les journalistes chevronnés et amateurs qui s’aventurent sur la frontière, qui osent montrer la monstruosité de la situation, eux, risquent tout. Filmer, c’est montrer les gens dans les camps de fortune le long de la frontière, qui piqueniquent, qui dansent la danse traditionnel du dabké, qui jouent au ballon, qui racontent des histoires de leurs anciennes terres et villages … La plupart des résidents de Gaza sont des réfugiés de 1948 et 1967, beaucoup peuvent voir leur lieu d’origine depuis l’intérieur de la bande de Gaza où ils sont confinés. La fermeture quasi-totale des frontières avec l’Egypte et avec Israël depuis onze années étouffe les presque deux millions de résidents dans un espace équivalent à celle du canton de Genève.

Filmer, c’est aussi montrer comment on tire sur des innocents qui ne menacent en rien la sécurité de l’Etat d’Israël, comme Yousef, sur qui un soldat a tiré pas une, mais deux fois, dans les deux jambes. Il portait une veste avec « PRESS » écrit dessus, comme neuf autres journalistes blessés le 30 mars. Son collègue Yasser Murtaja, qui a travaillé avec Ai Wei Wei pour son film Human Flow, actuellement aux salles de cinéma à Genève, est mort de ses blessures. Yousef a parlé avec Karama Fadel avant d’être évacué à Ramallah, où on espère sauver sa deuxième jambe. Je traduis ici l’article de cette dernière originalement en anglais.

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Yousef chez lui dans le camp de réfugiés d’Al Burej, au centre de la bande de Gaza, 15 avril 2018 (photo par Abeer Abu al-Naja)

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