27/06/2018

Vivre ensemble : des citoyens israéliens persistent et signent

Depuis le 7 juin, des groupes d’Israéliens ont manifesté de différentes manières leur désaccord avec les actions récentes de leur armée à Gaza. Le 13 juin, l’Assemblée Générale des Nations Unies a passé une résolution condamnant « l’utilisation de force excessive » contre les civils palestiniens de Gaza. Cent trente-cinq morts – en majorité des jeunes, y compris une fille de 14 ans -  et des milliers de blessés, parmi eux beaucoup de cas graves de balles explosives qui rend l’amputation ou de nombreuses opérations consécutives nécessaires – sont le bilan des manifestations hebdomadaires de la Grande Marche de Retour. Le personnel médical signale également l’utilisation d’un gaz lacrymogène inconnu qui cause des convulsions. Oren Ziv, photojournaliste du collectif Activestills, a décrit en anglais une action à la barrière de séparation entre Israël et la bande de Gaza le 26 juin. Je traduis ses propos

 

Israéliens, armée, Gaza, Assemblée Générale, Nations Unies, civils palestiniens, force excessive, morts, blessés, balles exlosives, manifestations, Grande marche de Retour, gaz lacrymogène, Activestills, barrière, Israël, bande de Gaza, photos, barbelés, société civile palestinienne, crise, enfants, travailleurs médicaux, journalistes, handicapés, solidarité, liberté. justice, mémoire, message, occupation, siège, lutte, sacrifice, vivre ensemble, soldats, activistes

Hussein Madi, qui aurait eu 14 ans le 9 avril, a été tué par une balle dans le cœur trois jours avant son anniversaire, fêté ici symboliquement. (photo Ashraf Amra / APA images)

Lire la suite

23/06/2018

Encore des voix depuis l’autre côté

Tout s’est fait dans la nuit et le silence. Un article du blog israélien + 972 mag signale une action subtile de protestation survenue à Tel Aviv dans la nuit du dimanche 17 juin. Des activistes israéliens ont trouvé un moyen non-violent créatif pour exprimer leur désapprobation envers les actions de leur armée qui se multiplient à Gaza depuis deux mois et demi. L’article de la journaliste Orly Noy, a été d’abord publié sur Local Call en hébreu. Je traduis ici sa version en anglais.

 

Tel Aviv kites.jpg

Le boulevard Rothschild, Tel Aviv, la nuit du 17 juin 2018 :des cerfs-volants avec les photos, les noms et les dates de naissance des Palestiniens tués par l’armée pendant les manifestations de La Grande Marche de Retour à Gaza

Lire la suite

18/06/2018

Un match pas comme les autres

La coupe du monde est suivie de près à Gaza, où la moitié de la population soutient le Réal Madrid et l’autre moitié, le FC Barcelone, avec la même ferveur de part et d’autre. Depuis leur plus jeune âge, les garçons se passionnent pour le foot. Malheureusement, les sportifs professionnels ne peuvent jouer que rarement dans des matchs internationaux en raison des entraves dues à leur situation particulière. Pourtant, d’une année à l’autre, rien ne les arrête, comme on peut lire dans un article publié récemment en anglais sur le site Mondoweiss. Avec créativité et humour, deux équipes se sont affrontés mi-juin pour une simulation de match de foot pas comme les autres. Je traduis ici l’article en français.

Mondial, Coupe du monde, Gaza, joueurs, unijambiste, France, Australie, Griezmann, Grande Marche de Retour, manifestations, maillots, vie, lkberté, buts, bande de Gaza, Egypte, Erez, Israël, foot, sport

Le Mondial unijambiste (photo par Mohammed Asad)

Lire la suite

15/06/2018

Dans les coulisses

Mohammed Arafat ne se laisse rattraper facilement sur le site We Are Not Numbers (WANN) – on peut choisir entre trois différents articles rédigés en une semaine !  La maîtrise de l’anglais de ce diplômé de l’université gazaouie est vaste et sensible. En cliquant sur son blog https://moharafat.wordpress.com/, on découvre une quantité dense d’articles et de poèmes écrits depuis mai 2016. Arafat publie sur bien d’autres sites. Son choix de publier sur WANN est important : il a 25 ans, son écriture est un exemple parmi d’autres articles par ses collègues. Ces jeunes Palestiniens offrent un aperçu frais sur la situation dans la bande de Gaza ce jour d’Eid 2018. Je traduis un des derniers écrits d’Arafat. Il nous dévoile l’essentiel de la pauvreté grimpante dans la bande de Gaza à travers des rencontres personnelles. C’est le contexte dans lequel la Grande Marche de Retour continue envers et contre tout.

We Are Not Numbers, bande de Gaza, pauvreté, Grande Marche de Retour, frontière, Israël, dangers, manifestation, manifestants, morts, blessés, tireurs d'élite israéliens, fumée, vendeurs ambulants, Autorité palestinienne, salaires, chômage, travail, études, soldats, gaz lacrymogène

Un garçon sur les lieux de la Grande Marche ramasse des déchets de recyclage à revendre (photo de Mohammed Arafat)

Lire la suite

10/06/2018

Des voix depuis l’autre côté

Des voix des activistes israéliens se sont levées le jeudi 7 juin avec une action le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Les éditeurs du site Mondoweiss ont reçu une communication du groupe « RETURN » (RETOUR). Leur communiqué de presse était en anglais. Je livre sa traduction en français ici.

activistes, Juifs, Israéliens, frontière, Israël, bande de Gaza, RETURN, barrière, Grande Marche de Retour, martyrs, tuerie extrajudiciaire, journalistes, personnel médical, maifestants non-armés, solidarité internationale, forces militaires israéliennes, tireur de l'élite, Razan Al Najjar, réfugiés, justice, impunité israélienne, manifestants

Des activistes juifs israéliens du groupe « RETURN » ont suspendu des portraits des défunts de la Grande Marche de Retour sur la barrière qui sépare Israël de la bande de Gaza.

Lire la suite

02/06/2018

La parole aux jeunes

We Are Not Numbers ou WANN (« Nous ne sommes pas des numéros » en français) est un site qui donne la parole en anglais aux jeunes palestiniens. Sur la plateforme de WANN, « de jeunes palestiniens racontent les histoires sous-jacentes aux statistiques dans les médias. » Au milieu du Ramadan actuel – le Noël du monde arabe – une jeune femme écrit un article qui évoque le temps perdu de son enfance. À 22 ans, elle vit depuis 12 années sous le blocus de la bande de Gaza. Je livre la traduction de son article ici.

We e Not Numbers, Al-Zawiya, bande de Gaza, Hamas, Autorité palestinienne, chômage, salaires, jeunes, électricité, familles, blessés, Grande Marche de Retour, tireurs d'élite israéliens, deuil, dépression

Al-Orjwan Shurrab écrit pour We Are Not Numbers

Lire la suite

31/05/2018

Rien n’est plus comme avant

Douze enfants (tenant peut-être à la main des cailloux ou de petits drapeaux ou encore un cerf-volant ou qui, simplement, couraient), deux journalistes (appareil de photo entre leurs mains) et un auxiliaire de santé en train de secourait des blessés : des soldats israéliens ont choisi de mettre fin à leurs vies. Pourquoi ceux-là ? Ils font partie des 121 morts et près de 14,000 blessés de la Grande Marche de Retour. Selon quels critères les militaires visent-ils ? Et comment, mais comment, des tireurs de l’élite de l‘armée israélienne continuent-ils à vivre avec le souvenir de ce qu’ils ont fait aux vivants et aux morts ?

Le Haut-Commissaire des Droits Humains Zeid Ra’ad Al Hussein a bien posé la question : « Que deviens-tu lorsque tu tires avec l’intention de tuer sur quelqu’un sans aucune défense qui ne te pose aucune menace immédiate ? » Un acte pareil ne sert ni à défendre son pays ni à protéger la frontière. Pour les proches des victimes, il reste « l’après ». Une journaliste de Gaza nous fait rentrer dans l’intimité des familles en deuil qui ne comprennent pas. Son article récent pour l’Electronic Intifada est en anglais. Je le traduis ici en français.

journalistes, auxiliaire de santé, Grande Marche de Retour, militaires, tireurs de l'élite, armée israélienne, morts, blessés, deuil, Haut Commissaire des Droits Humains, Ramadan, Gaza, Israël, bande de Gaza, massacre du 14 mai, gilet orange,barrière, familles, blocus, Autorité palestinienne, salaires des fonctionnaires, manifestants non-armés, perte, douleur

Un garçon palestinien avec un cerf-volant près de la frontière à l’est de la ville de Gaza, 18 avril 2018 (photo : Yasser Qudih / APA images)

Lire la suite

15/05/2018

Plaidoyer pour la vie

Le Centre israélien d’information pour les droits humains dans les territoires occupés B’Tselem offre un aperçu de la vie autour des manifestations à Gaza ces dernières semaines. Ce documentaire photo montrent des gens qui connaissent et cultivent l’art de vivre. La Grande Marche de Retour a été l’occasion unique de se retrouver entre générations, de partager vécu et héritage et de sentir que son existence a une valeur. C’était la création apolitique des individus de la société civile. Evoquer l’injustice de la situation de la Palestine, et de Gaza en particulier, prend tout son sens face à la violence folle de l’armée israélienne ce 14 mai. 

Ce jour-là, soixante et un personnes sans armes ont été tuées par des tireurs d’élite, parmi eux, huit enfants. Le nombre de blessés : au moins 2'700, dont plus de mille victimes de balles réelles. La menace supposée de ces gens est une fabrication soigneusement préparée et diffusée par l’Etat d’Israël. «C’est un massacre d’un peuple sans Etat soumis à un siège militaire, » écrit Mairav Zonszein en 972 mag.

Je traduis ici les propos de B’Tselem, originalement en anglais, ainsi que les sous-titres des photos. Le reportage est un plaidoyer pour la vie.

droits humains, B'Tselem, Grande Marche de Retour, société civile, Palestine, manifestations, Gaza, armée israélienne, Israël, siège militaire israélienne

Face aux soldats à l’est de la ville de Gaza, 27 avril (photo Muhammad Sabah)

Lire la suite

23/04/2018

Filmer, c’est risquer sa vie

L’armée israélienne poursuit son opération meurtrière contre les milliers de citoyens de Gaza qui manifestent paisiblement depuis trois semaines le long de la frontière avec Israël. Parmi les militaires, cent tireurs d’élites tuent et mutilent avec des balles réelles et des balles qui explosent à l’intérieur du corps, sans qu’un seul soldat souffre d’une égratignure. Les journalistes chevronnés et amateurs qui s’aventurent sur la frontière, qui osent montrer la monstruosité de la situation, eux, risquent tout. Filmer, c’est montrer les gens dans les camps de fortune le long de la frontière, qui piqueniquent, qui dansent la danse traditionnel du dabké, qui jouent au ballon, qui racontent des histoires de leurs anciennes terres et villages … La plupart des résidents de Gaza sont des réfugiés de 1948 et 1967, beaucoup peuvent voir leur lieu d’origine depuis l’intérieur de la bande de Gaza où ils sont confinés. La fermeture quasi-totale des frontières avec l’Egypte et avec Israël depuis onze années étouffe les presque deux millions de résidents dans un espace équivalent à celle du canton de Genève.

Filmer, c’est aussi montrer comment on tire sur des innocents qui ne menacent en rien la sécurité de l’Etat d’Israël, comme Yousef, sur qui un soldat a tiré pas une, mais deux fois, dans les deux jambes. Il portait une veste avec « PRESS » écrit dessus, comme neuf autres journalistes blessés le 30 mars. Son collègue Yasser Murtaja, qui a travaillé avec Ai Wei Wei pour son film Human Flow, actuellement aux salles de cinéma à Genève, est mort de ses blessures. Yousef a parlé avec Karama Fadel avant d’être évacué à Ramallah, où on espère sauver sa deuxième jambe. Je traduis ici l’article de cette dernière originalement en anglais.

Yousif.png

Yousef chez lui dans le camp de réfugiés d’Al Burej, au centre de la bande de Gaza, 15 avril 2018 (photo par Abeer Abu al-Naja)

Lire la suite