21/11/2015

Il voulait un changement

Muhammad al-Bhaisy voulait montrer les couleurs du drapeau palestinien pour communiquer un message. Son père a cherché des mots pour expliquer les risques que son fils a pris en s’avançant près de la barrière entre Israël et Gaza le 6 novembre : « Il voulait que quelque chose change. » Les munitions de l’armée israélienne tirées contre les jeunes de Gaza sont inutiles et contreproductives. Mais en attendant une réponse plus adéquate de leur gouvernement au blocus qui étouffe la bande de Gaza depuis plus de 8 ans, les soldats tirent. Charlotte Silver raconte l’histoire d’un jeune non-violent en anglais. Je le traduis ici.

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Manifestation près de la barrière entre la bande de Gaza et Israël, 27 octobre 2015 (photo Yasser Qudih / APA images)

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12/08/2015

Pour la nouvelle génération

Lorsqu’on travaille en tant que chercheuse au milieu de la guerre, des rencontres marquantes sont inévitables. La journaliste Adeem Abu-Middain écrit depuis le Canada sur une personne qui lui a laissé un souvenir ineffaçable de son été 2014 à Gaza. Je résume et traduis l’article en anglais qu’elle a rédigé pour l’Electronic Intifada. 

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La journaliste a rencontré une femme en fin de grossesse qui a pu fuir le bombardement de cette école (24 juillet 2014, l’école des Nations Unies à Beit Hanoun, photo Mohammed Salem/Reuters)

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28/07/2014

En attendant Godot

Journaliste Rami Almeghari persévère en communiquant la vie des gens ordinaires de la bande de Gaza. Son dernier article publié sur l’Electronic Intifada est rédigé en anglais. Je le traduis ici.

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Une famille de Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza trouve refuge dans un magasin du quartier avoisinant Jabalia, 24 juillet 2013 (Anne Paq / ActiveStills)

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20/07/2014

L’enfer des médecins

Dr Mads Gilbert et son collègue Erik Fosse sont aux côtés des médecins palestiniens à l’hôpital de Shifa. Ils y étaient également pendant l’Opération Plomb Durci en 2008-09. Leurs témoignages apparaissent sur You Tube, les blogs d’Electronic Intifada et les nouvelles de la chaine anglaise d’Al Jazeera. Les médecins de l’hôpital Shifa, l’équivalent de notre HUG dans la ville de Gaza, travaillent dans des conditions exténuantes. Hier soir, trois médecins ont appris que leurs maisons ont été détruites par des missiles. Ils ont continué leur travail.

Dr Gilbert a envoyé un témoignage la nuit du 19 juillet 2014 à Mondoweiss. Nous savons maintenant que la nuit du 20 juillet était mille fois pire. Je vous traduis le témoignage du Dr Mads. Il écrit en anglais. Avec amour.

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Un garçon s’agrippe à un travailleur médical (Ezz al-Zanoun / APA images)

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13/07/2014

Ces nuits à Gaza ne portent pas conseil

Journaliste et blogueuse Abir Ayoub raconte sa nuit du 10 juillet dans la ville de Gaza pour le journal israélien Haaretz. Il semble qu’elle croie encore au pouvoir protecteur du droit international comme garde-fou en temps de guerre .  L’article est en anglais, ma traduction suit. 

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Une poupée parmi les débris d’une maison détruite par une frappe israélienne sur la ville de Gaza le 11 juillet 2014 (AFP)

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09/01/2011

« En médecine, le temps, c’est la vie »

 

Lors d’un entretien en décembre dernier, Docteur Ruchama Marton, fondatrice des Médecins pour les Droits Humains-Israël (PHR-I), explique que « le temps bureaucratique n’est pas le même que le temps médical : en médecine, le temps, c’est la vie. » PHR a reçu le prix Nobel Alternatif du parlement suédois en décembre. Le 5 janvier, PHR-I avec d’autres organisations dont Human Rights Watch, a dénoncé une négligence criminelle dans la gestion du temps, cause de la mort d’un jeune malade palestinien de Gaza.

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20/02/2009

Sans les bombes, Gaza dans l’oubli

Hier, pour la première fois en deux semaines, Israël a autorisé la livraison de gaz pour faire la cuisine – 70 tonnes – , alors que les besoins quotidiens de gaz dans la bande de Gaza sont évalués à 350 tonnes. (Ma’an News 18.02). Le blocus israélien sur la libre circulation de biens et de gens continue dans l’indifférence totale de la plupart des media. Toute reconstruction reste en attente. L’unique hôpital pour les aînés, celui dans lequel, en mai 2007, j’ai rendu visite à une amie alitée, est une des institutions en attente de réparation après avoir été le cible de tirs incompréhensibles. L’article original sur la situation de l’Hôpital Al Wafaa se trouve sur le site du PCHR (il est daté du 15 février 2009).

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04/01/2009

Blessés non-identifiés

(L’original en anglais se trouve sur http://www.elecronicintifada.net)

« A Gaza, tout un peuple ciblé

En Direct de Palestine, depuis la bande de Gaza occupée, 2 janvier 2009, Rami Almeghari,  

Aux soins intensifs de l’hôpital al-Shifa, l’hôpital principal de la ville de Gaza, un homme non-identifié gît dans un lit, blessé hier par des éclats d’obus, victime de la frappe d’un missile israélien au croisement Samer dans la rue Omar al-Muktar [la rue principale de la ville], il était midi.

‘ Ce blessé est dans un état grave, sa condition instable, mais on ne sait pas son nom, il est encore non-identifié,’ dit Docteur Omar Manasra, le médecin de garde aux soins intensifs (ICU en anglais).

‘Depuis le début des frappes israéliennes samedi, nous avons reçu au moins 30 blessés non-identifiés aux ICU ; la plupart ont pu être identifiés plus tard, mais ça a pris du temps. Ils étaient simplement étiquetés avec des numéros : inconnu numéro 1, inconnu numéro 2, et ainsi de suite.’

Manasra a décrit les défis des services ICU face au nombre croissant de blessés : « Nous manquons de médicaments, d’équipement et de lits, la situation est critique. Dans la seule première journée des frappes aériennes, nous avons reçu 50 cas; nous sommes surchargés.

Nous n’avons que 12 lits, cela nous a obligé d’ouvrir d’autres ICU d’urgence dans des services cardiaque, orthopédique, obstétrique. Il nous manque des médicaments de base pour les soins intensifs tels des antibiotiques … et encore des ventilateurs et des moniteurs.’

Dans la bande de Gaza, il y a sept hôpitaux principaux pour les 1,5 millions d’habitants. Selon Hammam Nasman, porte-parole du Ministère de Santé du Hamas, ces hôpitaux ne sont pas équipés pour répondre à la situation d’urgence actuelle. 

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entrée de l'hôpital Al Quds, Gaza (photo Carol)

‘La situation sanitaire à Gaza est toujours misérable alors que les travailleurs médicaux essaient à faire face au mieux à cette urgence sans précédant. Nos équipes sur le terrain sont à haut risque. Quatre d’entre eux ont déjà été tués, et encore quelques uns blessés pendant les opérations de sauvetage,’ explique Nasman.

Nasman ajoute qu’il y a en tout 1'534 médecins dans les hôpitaux principaux, et qu’ils ne peuvent pas subvenir aux besoins de tous les blessés dans cette situation de crise. Pour cette raison, beaucoup de cas sont transférés à d’autres cliniques ou hôpitaux privés.

Le Ministre de Santé se coordonne avec des associations égyptiennes et palestiniennes pour la distribution de l’aide venant des pays arabes. Les hôpitaux manquent cruellement d’alcool, de Bludine et de fil de ligature.

Toujours selon Nasman, dans les hôpitaux la plupart des générateurs sont en fin de réserve de carburant. Nombre d’entre eux sont en panne et manquent des pièces de rechange, ce qu’Israël interdit. A Gaza, il y a des coupures d’électricité pendant 70% de la journée alors que l’importation du carburant à la centrale était sévèrement réduite [le 4 novembre 2008]. Cela fait suite à l’attaque israélienne sur Gaza qui a mis fin au cessez-le feu de six mois négocié par l’Egypte.

Le service des urgences et des ambulances du Ministère de Santé est également dépassé par les évènements selon Dr Moawiya Abu Hassanein, son responsable. Les ambulances fonctionnent à 50% de leur capacité après que des raids israéliens aient endommagé cinq ambulances et trois voitures de pompiers. Deux ambulanciers sont morts lors de leur intervention suites à des frappes israéliennes.

Plus de 400 palestiniens sont morts et au moins 2´000 blessés suite aux attaques israéliennes depuis l’air, la mer et la terre qui ont commencé samedi dernier sous prétexte de mettre fin aux tirs de roquettes depuis l’enclave côtière. La plupart des victimes sont des civils et des non-combattants, comme le patient non-identifié de l’hôpital al-Shifa.

Des palestiniens sans identité souffrent au nom d’objectifs peu clairs. Israël affirme qu’elle fait la guerre au Hamas, mais en réalité, n’importe qui et n’importe quoi tombent sous les frappes. Pour les derniers sept jours, des raids aériens israéliens ont complètement dévasté des dizaines de bâtiments civils des différents ministères, des bâtiments municipaux, des associations caritatives, des universités, des écoles [le matin du 3 janvier, l’école américaine, dont le gardien était tué], des maisons de famille et des mosquées.

Les pilotes israéliens dans les avions de guerre ne voient pas et ne se soucient pas de ceux qui souffrent par leurs bombes. Mais ils frappent tout le peuple palestinien, pas seulement le Hamas. Entre-temps, les médecins gazaouis luttent pour identifier ce qui reste des victimes après que leurs bombes soient tombées. »  

Rami Almeghari écrit pour The Electronic Intifada, IMEMC.org et Free Speech Radio News. Il enseigne les media et la traduction politique à l’Université islamique de Gaza. Rami est également traducteur senior d’anglais et l’éditeur principal du centre international de la presse du Palestinian Information Service à Gaza.

On peut lui écrire à rami_almeghari@hotmail.com .

    

 

 

00:52 Publié dans Connaissance du Monde | Tags : gaza, hôpital, blessés, non-identifiés, urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |