09/10/2018

Les enfants qui meurent dans l’indifférence du monde

Depuis six mois, des enfants de Gaza meurent avec les adultes parce qu’ils osent espérer une meilleure vie. Ils veulent participer à la Grande Marche du Retour, faire partie d’un mouvement pacifique investi par le Hamas, mais qui a ses origines essentiellement dans le peuple gazaoui, qui n’en peut plus.  Les tireurs d’élite israéliens font leur travail mortel en toute impunité. À ce jour, 45 garçons et filles de moins de 18 ans sont morts, soit sous des tirs à balles réelles, soit par l’impact d’une cannette de gaz lacrymogène. Comme le signale le rapport de Defense Children International, cela revient à tuer 44 enfants en l’espace de 40 semaines. Nous parlons d’enfants qui ne représentaient aucun danger pour qui que ce soit.

 

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Une jeune fille de la famille de Mahmoud Abou Taima, tué avec 57 autres dans la Grande Marche du Retour le 14 mai, pleure sa perte. (Haaretz)

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12/03/2014

Jusqu’où ira l’armée israélienne ?

Fin février, Amnesty International publie un rapport « La gachette facile » (« Trigger Happy ») dénonçant la violence sans limites des soldats israéliens qui ont tué 22 civils palestiniens, dont 4 enfants, en Cisjordanie en 2013. Parmi ces cas, plusieurs semblent assimilables à des crimes de guerre. Depuis ces trois dernières années, 67 enfants et 194 adultes ont été gravement blessés par des tirs israéliens. Entre 2011 et 2013, 8'000 Palestiniens, dont 1'500 enfants, ont subi des blessures par des soldats en Cisjordanie. Dans presque tous les cas, les soldats responsables restent actifs dans l’armée. Comme le soldat qui a tiré sur en enfant de 11 ans dans la bande de Gaza le 21 février. Je traduis ici l’article, originellement en anglais. 

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Fadel Abou Odwan sur son lit de l’hôpital (photo Defence Children International)

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