05/04/2018

Non-violence : de la résistance efficace ?

Quand des milliers de personnes de tout âge, femmes et hommes, à Gaza, décident d’une « Longue Marche » pacifique le long de leur frontière avec Israël, c’est une question d’envie populaire qui dépasse complètement n’importe organisation. C’est la population civile qui anime les villages de tentes et les manifestations, les danses et les chants, ce vendredi 30 mars. Elle appelle à manifester pour pouvoir rester sur la terre, à résister à toutes les entraves de l’occupation israélienne et le blocus infligée sur la bande de Gaza depuis 11 ans.

Ce projet de non-violence est mis à rude épreuve juste au début des manifestations : l’armée israélienne a tiré sur un agriculteur sur ses terres trop près de la frontière à son goût. Il meurt. La marche pacifique s’est agitée par quelques jets de pierres et de cocktails Molotov lancés par une petite minorité. Mais les gens se sont rassemblés pour marcher pacifiquement. Ils avancent, forts de n’avoir rien à perdre. Pas une seule personne n’a transgressé la frontière interdite mais les snipers israéliens ont tiré – beaucoup de balles réelles - dans les têtes, dans la poitrine, dans le ventre, dans les jambes. Des individus sans aucune arme meurent : dix-huit à ce jour, 1'400 blessés – les blessures béantes des balles explosives posent problème aux médecins. (À lire, l’article de Piotr Smolar dans Le Monde du 4 avril : « Retour sur une répression meurtrière à Gaza.»)

            Quel est le sens de cette confrontation ? Pourquoi cette envie de marcher pacifiquement, s’exposant ainsi à des risques sous le gaz lacrymogène et les tirs pour mettre en lumière une situation que le monde a choisi d’ignorer ? Un article en anglais dans le journal israélien Haaretz répond à la question. J’en restitue l’essentiel ici en français.

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Manifestants palestiniens à l’est de Khan Younis, 31 mars, 2018 (SAID KHATIB / AFP)

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05/01/2013

Toutes les oreilles sont-elles sourdes ?

Autrefois, les kibboutz ruraux étaient l’âme et la conscience même de l’Etat d’Israël. En ce moment, le kibboutz urbain de Sderot, voisin proche de Gaza, somme le gouvernement israélien de changer sa politique envers la bande de Gaza. Nomika Zion a publié une éloquente lettre en hébreu sur Internet durant les bombardements de novembre 2012. La traduction anglaise apparaît dans le New York Review of Books du 10 janvier 2013. Voici la traduction de cette lettre que Mme Zion adresse à Benjamin Netanyahou avec une introduction d’Avishai Margalit de Sderot. Elle date du 22 novembre 2012.

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28/12/2010

Manifestation à bicyclette pour Gaza : liberté d’expression bafouée à Tel Aviv

Pour avoir protesté à Tel Aviv, en janvier 2008, contre le blocus sur la bande de Gaza de façon non-violente, Jonatan Pollak ira le 11 janvier en prison. Ha’aretz et l’Electronic Intifada racontent le procès de ce jeune de 28 ans qui s’implique depuis longtemps pour une juste paix en Palestine/Israël. Je me rappelle ce grand garçon calme et courtois le 28 décembre 2002 dans le village de Habla près de Jayyous. Jonatan est resté toute une nuit à discuter avec des jeunes palestiniens qui n’avaient jamais rencontré un israélien auparavant. La plupart d’entre nous dormions. Cette nuit précédait la manifestation pacifique en protestation contre la construction du mur à Jayyous.

 

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 Jonatan (à droite) et Rabbi Arik Ascherman des Rabbis for Human Rights à Atil, Tulkarem, janvier 2003 dans une protestation contre le mur (Photo : Marty Federman)

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17/04/2010

Soutien non-violent aux paysans

La situation des paysans de Gaza reste dramatiquement précaire. Les instances internationales gardent le silence. Eva Bartlett accompagne ces fermiers qui luttent pour leur survie avec, comme tactique, la non-violence.

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11:05 Publié dans Conditions pour la paix | Tags : gaza, armée israélienne, zone tampon, paysan, récoltes, non-violence | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/03/2010

Le droit de protester contre l’injustice – une valeur universelle

La commémoration de la fusillade du 9 novembre 1932 sur la plaine de Plainpalais a son équivalent dans l’histoire palestinienne. Aujourd’hui, c’est la Journée de la Terre : ce jour-ci, en 1976, six palestiniens étaient tués dans une manifestation non-violente contre la confiscation des terres dans le Néguev. Ce jour marque le début d’une résistance pacifique palestinienne. Une banderole dans les rues de Genève posée aujourd’hui annonce une action dans le même esprit.

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 Une femme à Gaza peint une fresque murale à l’occasion de la Journée de la Terre le 30 mars 2010. (Maan Images/Wissam Nassar)

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