13/05/2016

Quelqu’un ?

D’habitude, ce jeune musicien écrit des paroles de rap qu’il chante avec son frère. Mais il a quelque chose à dire au monde hors du seul monde qu’il connaît dans la bande de Gaza. Il a publié son message sur l’Electronic Intifada en anglais. Nous le traduisons ici.

chansons, rap, bande de Gaza, ville de Gaza, musique films, jeunes artistes, frustrations Gaza, sière Israël, attaques, bombardements, travail, gouvernement, créativité, blocus, profit, l'art, occupation
Mohammed El Susi enregistrant une chanson dans un studio, ville de Gaza, 23 mars 2015 (photo Edouardo Soteras Jalil / Al Jazeera)

Lire la suite

17/07/2015

La vie reprend des couleurs

Une jeune journaliste égyptienne qui a l’œil pour une jolie histoire a publié l’article dont je vous soumets la traduction ici. On peut lire l’original, en anglais, sur le site d’Al Jazeera.

Gaza, Al-Zaytoun, guerre, bande de Gaza, vie, Shujahiya, Ramadan, couleurs, enfants, missaharati, traumatismes, Save the Children, occupation, créativité, conflit, Tamar, peinture, murs, artistes
Un quartier de la ville de Gaza transformé par des couleurs (Walaa Ghussein / Al Jazeera)

Lire la suite

24/04/2015

« Vivre ici, ce n’est pas possible !

Les jeunes de Gaza cherchent à se faire entendre. Ils seront soutenus par un groupe de femmes israéliennes à Tel Aviv le 29 avril. Yael Marom est responsable de communication pour Just Vision ainsi que coéditrice du Local Call, site « sœur » de + 972 mag. Elle a publié l’appel des jeunes, en premier lieu sur le site de Local Call, en hébreu. Le site de + 972 mag l’a ensuite publié en anglais. Je livre une traduction française pour ceux qui veulent rester au courant de la vie des gens ordinaires, et surtout le sentiment des jeunes, enfermés dans la bande de Gaza.

Fady Bakhti.jpg
Fady Al Sheik Yousef, 27 ans, a aidé les enfants à changer leurs idées pendant l’offensive sur la bande de Gaza en été 2014 (photo Fares Chahine)

Lire la suite

17/04/2015

L’élan extraordinaire de la jeunesse

Pendant les huit années du blocus israélien sur la bande de Gaza 400'000 enfants sont nés. Ces jeunes enfants et les adolescents vivent avec comme seule mémoire la privation totale de leurs droits élémentaires : pas de possibilité de voir leur famille en Cisjordanie ou à l’étranger ou avoir leurs visites, donc sans pouvoir embrasser leurs grands-parents ou jouer avec leurs cousins ; peu de chances d’étudier comme ils auraient choisi, donc pas une possibilité de faire des projets de vie. Ils ont besoin de gagner de l’argent pour une famille dont le père est au chômage forcé face à un marché de travail saturé (presque la moitié de la population dépend de l’aide alimentaire internationale). Les jeunes subissent la violence de l’occupation israélienne et même des trois attaques féroces depuis 2008 comme une fatalité qu’ils ne peuvent pas changer. Ils vivent avec. Il est difficile de se mettre à leur place : comment sauter les obstacles énormes qui se dressent dans leur chemin ? Comment refuser la violence quotidienne dont ils sont les témoins ? Un article en anglais et des photos offrent un regard sur le monde des jeunes de Gaza qui, envers et contre tout, cultivent l’espoir. Je traduis l’article – les photos parlent d’elles-mêmes !

parkour_activestills20.jpgDans une rue principale de la ville de Gaza (photo par Basel Yazouri)

Lire la suite

09/04/2015

Sans l’occupation et le blocus, il n’y aurait aucun besoin d’aide humanitaire !

Ce sont les propos de James Rawley, Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour la Palestine, à la fin du mois de mars. L’UNRWA (l’organisation de l’ONU pour les réfugiés palestiniens) souligne que “Plus de sept mois après l’annonce du cessez-le-feu à Gaza, pas un seul foyer totalement détruit n’a été reconstruit.”, le 3 avril (#Gaza). Le Ministère de Santé de Gaza a saisi l’occasion de la Journée mondiale pour la santé le 7 avril pour rappeler en détail la situation catastrophique de la population. Un résumé de ces informations fut publié par Ma’an News sur son site en anglais. Je le traduis ici. Pour ceux qui maîtrisent l’américain, on peut aussi écouter le témoignage édifiant du 3 avril de l’étudiante Shaima Ziara du Comité populaire contre le siège. 

blocus, occupation, Gaza, UNRWA, santé, sécurité alimentaire, patients, Israël, CICR, enfants, écoles, guerre, conflit, libre circulation, aide humanitaire
Une famille vit dans une tente sur les ruines de leur maison (photo : Ylenia Gostoli, décembre 2014, Qantara.de)

Pour ceux qui s’intéressent, il y aura une conférence du professeur Christophe Oberlin, médecin français qui travaille à Gaza, organisée par la Centrale sanitaire Suisse Romande : « Gaza sous siège, nouvelles du terrain et actualités sanitaires », le 28 avril à 18h, auditoire Yersin au CHUV, Lausanne. 

Lire la suite

06/03/2015

Gaza en point de mire

“La route qui mène à un état palestinien passe par Gaza” : c’est l’intitulé d’un article de Salam Fayad pour le «+ 972 Blog » du « + 972 mag » le 5 mars. M. Fayad était premier ministre de la Palestine entre 2007 et 2009. Parmi d’autres, cette semaine, il insiste sur l’urgence d’un changement radical de la situation désastreuse dans la bande de Gaza. Cet élan provient de multiples instances.

Pour M. Fayad, la réactivation du Cadre de direction unifié (ULF) et une réunion du Conseil législatif palestinien est primordiale afin d’habiliter le gouvernement à « reconstruire Gaza, réunifier toutes les institutions palestiniennes et les structures juridiques en Cisjordanie ainsi qu’à Gaza. »

cover UNRWA report March.jpg
Couverture du rapport de l’UNRWA de cette semaine

Le rapport hebdomadaire de l’UNRWA (l’agence de l’ONU responsable pour les réfugiés palestiniens) relève l’urgence de la situation. Pierre Krähenbühl, Commissaire général, dans un discours le 2 mars au Comité des affaires étrangères du Parlement européen, a décrit Gaza comme « une bombe à retardement ». Le même jour, Robert Serry, Coordinateur spécial des Nations Unies pour la paix au Moyen Orient depuis 2007, était en visite à Gaza où il a appelé à la fin du blocus et l’adoption d’une stratégie de « Gaza d’abord » - « Pour en finir avec l’occupation et arriver à une solution à deux états, il faut régler le problème politique de Gaza, » a dit Serry, comme M. Fayad.

Tout en annonçant de nouvelles contributions du Japon et d’une banque allemande pour aider les Palestiniens toujours sans logement, particulièrement ceux vivant encore dans des centres collectifs, le rapport de l’UNRWA souligne la grande difficulté de la situation générale à Gaza. L’économie et les infrastructures, dévastées avant le conflit de l’été passé, sont instables. En effet, l’unique centrale électrique de Gaza a arrêté de fonctionner mercredi soir, 4 mars, faute de carburant. L’UNRWA cite un communiqué du 26 février de Gisha sur l’économie palestinienne qui renforce la position de M. Fayad : « L’économie palestinienne n’a aucune chance de réaliser son potentiel sans lien entre ses deux parties territoriales [Cisjordanie et Gaza] – sans cela, des discussions sur la reconstruction ne sont pas réalistes. » L’UNRWA mentionne que, selon des sources, le gouvernement israélien retient environ 375  millions de $ d’impôts palestiniens [cette situation dure depuis trois mois ndlt]. 

Diamond.png
Directeur exécutif de l’ONG israélienne Gisha (Eitan Diamond)

Le 2 mars, le directeur exécutif de Gisha Eitan Diamond a rejoint Messieurs Krähenbühl et Serry dans un entretien à la radio de l’armée israélienne : « Les restrictions sur la libre circulation entre Gaza et la Cisjordanie créent une situation qui empêche la reconstruction. Aussi longtemps que ces restrictions sont en place, une économie viable n’est pas réaliste » a-t-il souligné. Pour M. Diamond, la stratégie israélienne de séparer les deux parties de la Palestine n’a pas du tout amélioré la sécurité de l’Etat d’Israël. 

boat damaged jan 2015.jpg
Un policier inspecte un bateau de pêcheur endommagé par des tirs de la marine israélienne, 3 janvier 2015 (photo par Abed Rahim Khatib / APA Images)

Toujours selon le rapport de l’UNRWA, l’armée israélienne a tiré chaque jour de cette semaine sur des Palestiniens près de la barrière (où ils essayent de planter et soigner leurs champs, ndlt) et sur des bateaux des pêcheurs [et sur des pêcheurs ndlt]. « La situation, » dit M. Diamond, «est vraiment terrible ».

28/01/2015

Ces Israéliens qui refusent de servir dans l’armée

Ils sont congédiés, les réservistes qui ont exprimé leurs critiques par rapport à l’occupation militaire israélienne dans les territoires occupés palestiniens. C’était en septembre que ces soldats de l’unité d’élite 8200 ont écrit une lettre pour refuser de servir dans l’armée israélienne. Ils mentionnaient, parmi d’autres motifs, la punition collective des habitants de Gaza pour expliquer leur décision. Les 43 hommes et femmes ont appris, le 26 janvier 2015, par les medias, que le commandant de l’unité 8200, le Brigadier Général Ehud Schneerson, les avait congédiés. Mairav Zonszein, journaliste qui écrit en anglais pour + 972 mag, cite la lettre dans laquelle ces ex-militaires des renseignements israéliens réagissent à la nouvelle. Ils soulignent que « la dure réalité » ne disparaîtra pas en les renvoyant.

armée israélienne, unité 8200, Gaza, service militaire, racisme, violence, lettre, Israel Arts and Sciences Academy, écoles israéliennes, Israël, occupation, territoires occupés palestiniens
La base de l’unité 8200 en Israël central (photo par David Bachar)

Dans une autre lettre adressée aux étudiants du prestigieux lycée Israel Arts and Sciences Academy (IASA) à Jérusalem le 28 décembre 2014, soixante anciens élèves et enseignants de l’école n’ont pas seulement affiché leur intention de refuser le service militaire mais aussi encouragé le refus de la part des jeunes de leur école. Encore une fois, « le … massacre à Gaza, une horreur commise en notre nom contre presque deux millions de personnes – dont la moitié des enfants et des adolescents » est cité comme raison de la prise de position du groupe. Abby Martin de la télévision Russia Today (RT) à Washington, D.C. a interviewé un des signataires de la lettre, Amit Gilutz. Gilutz plaide pour un changement de pédagogie dans les écoles israéliennes. Il maintient que les écoles en Israël servent à endoctriner avant d’éduquer.

armée israélienne, unité 8200, Gaza, service militaire, racisme, violence, lettre, Israel Arts and Sciences Academy, écoles israéliennes, Israël, occupation, territoires occupés palestiniens
Une soldate-enseignante dans une classe pendant la guerre au Liban de 2006 (photo par l’Education and Youth Corps de l’armée israélienne)

Compositeur et activiste, Gilutz explique que les signataires de la lettre s’inquiètent d’une violence et d’un racisme croissants dans leur société. Les femmes et les hommes « Palestiniens et Juifs » qui signent la lettre prônent la résistance au service militaire comme moyen de pression pour changer l’orientation militaire que les enfants israéliens reçoivent déjà au jardin d’enfants. Ils risquent la prison pour action illégale.

Nos remerciements à Ali Abunimah d’Electronic Intifada qui a décrit le contexte de cette lettre et l’entretien de Russia Today (en anglais).

06/08/2014

Monsieur le Président, je ne veux pas le faire…

Le 21 juillet 2014, un jour après le massacre du quartier de Shujahiya à Gaza, l’objecteur de conscience Uriel Ferera, 19 ans, a reçu une cinquième condamnation. Ce jeune Israélien de Beersheba est opposé à la guerre contre Gaza. Il refuse de servir dans l’armée israélienne à cause de l’occupation du peuple palestinien et aussi pour protester contre la discrimination envers les citoyens israéliens d’origine palestinienne. Il est soutenu dans sa démarche par Amnesty International, comme Natan Blanc, qui a purgé dix peines avant d’être relâché définitivement. L’Alternative Information Center nous signale un communiqué de New Profile, Israël, en anglais. Une traduction partielle suit. 

Shujahiya, Gaza, Uriel Ferera, guerre, armée israélienne, occupation, peuple palestinien, Amnesty International, New Profile, droits humains, territoires occupés, crimes de guerre, objecteurs de conscience, service militaire
Uriel Ferera entre au centre d’incorporation Tel Hashomer pour la première fois le 27 avril 2014 (Photo : Activestills.org)

Lire la suite

24/07/2014

Des réservistes israéliens disent non

Journaliste du Ha’aretz Ofra Edelman nous signale une lettre parue en anglais dans le Washington Post signée par 51 soldats israéliens. Ils s’étaient mis d’accord pour publier la lettre avant le début de l’assaut actuel sur Gaza. Ils dénoncent la militarisation de la société israélienne. Nous traduisons des extraits de leur lettre ici.

réservistes israéliens, Washington Post, Ha'aretz, Haïfa, Gaza, Opération Bordure Protectrice, armée israélienne, occupation, guerre, politique, Israël, critique, pétition, Yesh Gvul, territoires occupés, Palestiniens, service millitaire, société israélienne, militarisation, Israéliens
 Protestation à Haïfa contre l’opération israélienne à Gaza le 19 juillet 2014. Photo par Rami Shllush

Lire la suite

17/07/2014

Le gouvernement suisse appelé à l’aide

Un acteur central dans la résolution de la situation actuelle à Gaza, bien connu à Genève, affirme la nécessité d’une intervention du dépositaire suisse des Conventions de Genève pour protéger les civils dans le conflit. Le portail Internet Qantara, qui veut dire « pont » en arabe, publie un entretien avec Raji Sourani. Vous en trouverez ma traduction ci-dessous.

civils, libre circulation, état de droit, Bande de Gaza, Conseil des Droits de l'Homme, crimes de guerre, gouvernement Suisse, Hautes Parties contractantes, peuple palestinien, punition collective, occupation, protection, droits humains, Raji Sourani, PCHR, siège, drones, F16, roquettes, bombardements
Raji Sourani (photo Qantara)

Lire la suite