08/10/2014

L’électricité d’abord

L’homme d’affaires américain-palestinien Sam Bahour est né à Youngstown, Ohio, où il a grandi et fait ses études universitaires. Il s’est établi en Cisjordanie lors des Accords d’Oslo quand la paix semblait promise à un proche lendemain. Il y travaille comme consultant tout en enseignant à l’Université de Bir Zeit. Pragmatique, il explique pourquoi les énormes problèmes d’approvisionnement de l’électricité pour la bande de Gaza ne sont pas inéluctables. Le règlement de cette question pourrait servir d’exemple à la conférence internationale des donateurs qui s’ouvre le 12 de ce mois au Caire. Sam Bahour publie ses idées dans un article en anglais publié sur la site du + 972 mag. Je le traduis ici. 

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Consultant Bahour

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21/09/2014

Enfin, la rentrée !

 

Dans la bande de Gaza, l’école s’est ouverte avec deux semaines de retard, le dimanche 14 septembre. Les assauts israéliens ont détruit ou endommagé 69% des écoles selon Connie Hackbarth du Centre des informations alternatives à Jérusalem. Dans ce contexte, Chris Gunness, porte-parole et directeur du soutien et des communications stratégiques de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, témoigne de la situation des écoliers de Gaza. Il écrit en anglais. Je traduis ses propos ici.

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Des écoliers boivent du jus assis sur un mur de leur école endommagée à
Shujahiya dans la ville de Gaza le jour de la rentrée, 14 septembre 2014 (Photo par AP)

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20/09/2014

À petits pas

Le changement commence souvent grâce à des minorités : après la lettre des réservistes du renseignement, on apprend que les Druzes israéliens commencent enfin à être dispensés du service militaire, comme ils le demandent depuis longtemps. Des citoyens israéliens vivant près de la bande de Gaza en ont aussi assez de la punition collective de Gaza. Naomi Benbassat, résidente du Moshave Ein Habesor, a écrit un article en anglais dans le Haaretz en tant que membre de l’association Other Voice (L’autre voix). Je le traduis ici.

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 Un enfant blessé attend des soins à l’hôpital Shifa, ville de Gaza après des attaques israéliennes, 30 juillet 2014. (Basel Yazoun/Activestills.org)

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14/09/2014

Des militaires du renseignement israélien condamnent la punition collective des habitants de la bande de Gaza

La nouvelle s’est répandue depuis trois jours : 43 réservistes des renseignements de l’armée israélienne ont envoyé une lettre aux autorités israéliennes déclarant leur refus de servir en tout domaine qui concerne l’occupation des territoires palestiniens. L’annonce originale était dans Ynet et le quotidien Yediot Aharonot. Le Monde l’annonce le 12 septembre. Dahlia Scheindlin, journaliste du + 972 Magazine, interviewée hier sur la chaîne anglaise d’Al Jazeera, a traduit le rapport de son collègue Haggai Matar en hébreu pour Local Call. Hier également, Le Temps a consacré un article à l’évènement. Aujourd’hui, Gideon Levy signe un article sur le même sujet pour le Haaretz.

Les hommes et les femmes de l’unité 8200 sont la crème de la crème des renseignements israéliens, responsables, entre autres, pour le recrutement de collaborateurs palestiniens, par tous les moyens. Ils accumulent de l’information sur toute personne considérée comme potentiellement vulnérable au chantage, de par ses habitudes sexuelles, ses besoins d’argent que ce soit pour ses propres besoins ou pour un enfant en besoin de chimiothérapie. Ils planifient des assassinats ciblés et des bombardements sur Gaza depuis l’Opération Plomb Durci qui, selon un refusnik interviewé par Matar, « n’était pas justifiée, a causé du mal à des innocents et n’a pas contribué à la sécurité des résidents d’Israël. »

Le Courrier et Le Monde ont publié des extraits de la lettre, qui est parue en entier dans The Guardian. Je la traduis ici avec les phrases du Courrier et du Monde en italiques. Le Monde et Le Temps affirment que tous ceux qui ont signé la lettre encourent des peines de prison. Les objecteurs de l’unité 8200 affirment que leur décision est une question de conscience. 

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Israel Defense Forces (IDF) unité 8200 (Photo par Moti Milrod)

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17/07/2014

Le gouvernement suisse appelé à l’aide

Un acteur central dans la résolution de la situation actuelle à Gaza, bien connu à Genève, affirme la nécessité d’une intervention du dépositaire suisse des Conventions de Genève pour protéger les civils dans le conflit. Le portail Internet Qantara, qui veut dire « pont » en arabe, publie un entretien avec Raji Sourani. Vous en trouverez ma traduction ci-dessous.

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Raji Sourani (photo Qantara)

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10/07/2014

Les Conventions de Genève, ont-elles un sens ? (bis)

Cette question, que j’ai déjà posée en 2012, se pose à nouveau au vu des évènements dans la bande de Gaza ces quatre derniers jours. La question se pose aux organisations suisses et internationales à Genève qui travaillent sur la base des droits humains. Le Centre palestinien pour les droits humains vient de publier un rapport accablant sur les violations graves des droits humains lors des attaques israéliennes sur la bande de Gaza. Elles continuent en ce moment. J’en livre une traduction partielle.

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Mère de Hatem Salem, 26 ans, à la morgue de l’hôpital de Shifa. Il fut tué lorsqu’il marchait près d’un terrain vague près de la station d’essence Baloul où j’ai habité pendant 4 mois en 2011-12. C’est un quartier résidentiel où se trouvent de nombreux magasins, une banque et une école secondaire. (Photo par Wissam Nassar)

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09/07/2014

« Soutenir notre droit à la vie ! »

Aux nouvelles d’Al Jazeera en anglais, à 18h hier soir, Hanan Ashrawi faisait écho à l’appel suivant des étudiants palestiniens que je traduis de l’anglais. L’original de l’appel peut être consulté sur Mondoweiss. D’autres réactions à la situation dans la bande de Gaza le même soir sur Democracy Now avec Miko Peled, activiste israélien qui a parlé récemment à l’Université de Genève. Il est actuellement à Jérusalem.

 

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Fumée après une frappe d’un missile israélien sur la bande de Gaza 7 juillet 2014 (AFP)

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18/04/2014

Etat des lieux

Fin observateur de la scène à Gaza, acteur passionné qui aime l’endroit où il vit et enseigne, Ziad Medoukh nous livre une analyse de la situation actuelle que l’on ne trouve pas dans les medias. C’est la réalité constatée par maints visiteurs étrangers qui ont vécu et travaillé dans la bande de Gaza surtout depuis 2006. Ils ont cependant toute la peine du monde à la communiquer aux oreilles qui ne veulent pas les entendre.

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« Tous les jours »,  toile de Mohammed Musallam, actuellement exposée à l’Institut Français de Ramallah

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06/03/2014

Manque de ciment

En janvier 2014, l’organisation non-gouvernementale israélienne Gisha a averti que la quantité de ciment autorisé à l’importation dans la bande de Gaza était nettement en-dessous des besoins. Cette privation délibérée du secteur de construction gazaouis représente une punition collective en violation du droit international, selon un article du Haaretz qui a interviewé des responsables de la construction à Gaza. Un article en anglais par la journaliste Rasha Abou Jalal pour Al Monitor nous informe de cette situation qui perdure. Je le traduis en le résumant ici.

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Une femme palestinienne noue des sacs de ciment sur un site de construction au nord de la bande de Gaza. 23 mai 2013 (photo REUTERS/Mohammed Salem)

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02/08/2013

L’étouffement : études, visites familiales entre Gaza et Cisjordanie – interdites !

Se déplacer de Gaza en Cisjordanie est impossible pour la plupart des Palestiniens de Gaza depuis l’an 2000, ceci en contradiction avec l’accord Interim (Oslo 2) signé par Israël et la Palestine à Washington en 1995. L’organisation israélienne HaMoked souligne l’obligation pour Israël de permettre le déplacement des Palestiniens de Gaza. Cette semaine, Amnesty International (USA) organise une campagne pour soutenir les étudiants de Gaza qui ne peuvent pas passer par Erez pour étudier à l’Université de Birzeit. D’autre part, le Centre Palestinien pour les Droits Humains (PCHR) publie l’histoire d’une femme gazaouie de 78 ans qui se voit refuser l’autorisation de rendre visite à sa fille à Hébron alors qu’elle ne se trouve qu’à deux heures de voiture.

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 Mme Fatma Khalil Mubarak pense qu’elle devrait avoir le droit de voir sa fille (photo PCHR)

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