16/01/2016

Elle a ses raisons

Le refus du service militaire n’est pas nouveau en Israël, mais ce n’est pas souvent qu’une jeune fille décide d’aller jusqu’au bout de ses convictions. Dimanche passé, Tair Kaminer a écopé de 20 jours pour son refus de servir. Elle est soutenue par un nouveau groupe d’objecteurs, les Mesarvot (« Objecteurs » en hébreu), comme explique un article du + 972 mag. L’original est apparu en hébreu sur Local Call. Je traduis sa version anglaise ici.

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Tair Kaminer à l’extérieur du centre d’incorporation de Tel Hashomer, Ramat Gan, Israël, le 10 janvier 2016 (photo : Oren Ziv/Activestills.org)

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28/01/2015

Ces Israéliens qui refusent de servir dans l’armée

Ils sont congédiés, les réservistes qui ont exprimé leurs critiques par rapport à l’occupation militaire israélienne dans les territoires occupés palestiniens. C’était en septembre que ces soldats de l’unité d’élite 8200 ont écrit une lettre pour refuser de servir dans l’armée israélienne. Ils mentionnaient, parmi d’autres motifs, la punition collective des habitants de Gaza pour expliquer leur décision. Les 43 hommes et femmes ont appris, le 26 janvier 2015, par les medias, que le commandant de l’unité 8200, le Brigadier Général Ehud Schneerson, les avait congédiés. Mairav Zonszein, journaliste qui écrit en anglais pour + 972 mag, cite la lettre dans laquelle ces ex-militaires des renseignements israéliens réagissent à la nouvelle. Ils soulignent que « la dure réalité » ne disparaîtra pas en les renvoyant.

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La base de l’unité 8200 en Israël central (photo par David Bachar)

Dans une autre lettre adressée aux étudiants du prestigieux lycée Israel Arts and Sciences Academy (IASA) à Jérusalem le 28 décembre 2014, soixante anciens élèves et enseignants de l’école n’ont pas seulement affiché leur intention de refuser le service militaire mais aussi encouragé le refus de la part des jeunes de leur école. Encore une fois, « le … massacre à Gaza, une horreur commise en notre nom contre presque deux millions de personnes – dont la moitié des enfants et des adolescents » est cité comme raison de la prise de position du groupe. Abby Martin de la télévision Russia Today (RT) à Washington, D.C. a interviewé un des signataires de la lettre, Amit Gilutz. Gilutz plaide pour un changement de pédagogie dans les écoles israéliennes. Il maintient que les écoles en Israël servent à endoctriner avant d’éduquer.

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Une soldate-enseignante dans une classe pendant la guerre au Liban de 2006 (photo par l’Education and Youth Corps de l’armée israélienne)

Compositeur et activiste, Gilutz explique que les signataires de la lettre s’inquiètent d’une violence et d’un racisme croissants dans leur société. Les femmes et les hommes « Palestiniens et Juifs » qui signent la lettre prônent la résistance au service militaire comme moyen de pression pour changer l’orientation militaire que les enfants israéliens reçoivent déjà au jardin d’enfants. Ils risquent la prison pour action illégale.

Nos remerciements à Ali Abunimah d’Electronic Intifada qui a décrit le contexte de cette lettre et l’entretien de Russia Today (en anglais).

14/09/2014

Des militaires du renseignement israélien condamnent la punition collective des habitants de la bande de Gaza

La nouvelle s’est répandue depuis trois jours : 43 réservistes des renseignements de l’armée israélienne ont envoyé une lettre aux autorités israéliennes déclarant leur refus de servir en tout domaine qui concerne l’occupation des territoires palestiniens. L’annonce originale était dans Ynet et le quotidien Yediot Aharonot. Le Monde l’annonce le 12 septembre. Dahlia Scheindlin, journaliste du + 972 Magazine, interviewée hier sur la chaîne anglaise d’Al Jazeera, a traduit le rapport de son collègue Haggai Matar en hébreu pour Local Call. Hier également, Le Temps a consacré un article à l’évènement. Aujourd’hui, Gideon Levy signe un article sur le même sujet pour le Haaretz.

Les hommes et les femmes de l’unité 8200 sont la crème de la crème des renseignements israéliens, responsables, entre autres, pour le recrutement de collaborateurs palestiniens, par tous les moyens. Ils accumulent de l’information sur toute personne considérée comme potentiellement vulnérable au chantage, de par ses habitudes sexuelles, ses besoins d’argent que ce soit pour ses propres besoins ou pour un enfant en besoin de chimiothérapie. Ils planifient des assassinats ciblés et des bombardements sur Gaza depuis l’Opération Plomb Durci qui, selon un refusnik interviewé par Matar, « n’était pas justifiée, a causé du mal à des innocents et n’a pas contribué à la sécurité des résidents d’Israël. »

Le Courrier et Le Monde ont publié des extraits de la lettre, qui est parue en entier dans The Guardian. Je la traduis ici avec les phrases du Courrier et du Monde en italiques. Le Monde et Le Temps affirment que tous ceux qui ont signé la lettre encourent des peines de prison. Les objecteurs de l’unité 8200 affirment que leur décision est une question de conscience. 

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Israel Defense Forces (IDF) unité 8200 (Photo par Moti Milrod)

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10/08/2014

A Tel Aviv, on ignore la police alors qu’à Genève ont tire les feux d’artifice

Samedi 9 août, un rassemblement à la place Bel Air entre 17h30 et 19h, comme tous les jours depuis des semaines, a attiré bon nombre de personnes concernées par les crimes de guerre de l’armée israélienne à Gaza. Par la suite, genevois et touristes ont regardé le spectacle qui clôt les Fêtes de Genève. En même temps à Tel Aviv, un autre rassemblement, à la place Rabin, s’est vu interdit par la police. Mais la manifestation a eu lieu. Je traduis l’article du « +972 Magazine », une publication on-line qui défend les droits humains et la liberté de l’information en dénonçant l’occupation des territoires palestiniens. 

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Manifestation à Tel Aviv, place Rabin, 9 août 2014

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06/08/2014

Monsieur le Président, je ne veux pas le faire…

Le 21 juillet 2014, un jour après le massacre du quartier de Shujahiya à Gaza, l’objecteur de conscience Uriel Ferera, 19 ans, a reçu une cinquième condamnation. Ce jeune Israélien de Beersheba est opposé à la guerre contre Gaza. Il refuse de servir dans l’armée israélienne à cause de l’occupation du peuple palestinien et aussi pour protester contre la discrimination envers les citoyens israéliens d’origine palestinienne. Il est soutenu dans sa démarche par Amnesty International, comme Natan Blanc, qui a purgé dix peines avant d’être relâché définitivement. L’Alternative Information Center nous signale un communiqué de New Profile, Israël, en anglais. Une traduction partielle suit. 

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Uriel Ferera entre au centre d’incorporation Tel Hashomer pour la première fois le 27 avril 2014 (Photo : Activestills.org)

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