24/05/2018

Assumer sa responsabilité

Moria Shlomat est actuellement avocate pour Ayelet Brachfeld, jeune israélienne qui refuse le service militaire, ou refusnik, comme les jeunes qui refusent le service militaire s’appellent en Israël. Ayelet a déclaré que la « tuerie insensée » le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a renforcé sa détermination de refuser de servir dans l’armée. Déjà en 2002, l’organisation des refusniks Yesh Gvul (en hébreu : « Il y a une limite ») a publié des annonces dans le journal israélien Haaretz intitulée « L’occupation : une malédiction des deux peuples.» Les évènements récents le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza met la position de la jeune Ayelet Brachfeld dans une perspective tout particulière. Je traduis ici les propos de son avocate, Moria Shlomot, publiés cette semaine dans le journal Haaretz.

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Ayelet Brachfeld a déjà passé plus de 70 jours incarcérée dans une prison militaire pour son refus de servir dans l’armée. (photo: https://www.wri-irg.org/)

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05/09/2014

L’énormité incommensurable des pertes

Le silence règne sur le deuil et le désarçonnement de gens de Gaza face à la désolation de leur lieu de vie. La désolation des lieux est visible ici : http://www.kolor.com/virtual-tours/20140818-kolor-lewis-whyld/. Mais la désolation la plus grande est invisible : il continue dans le cœur de chaque personne qui a survécu à l’assaut israélien. Il y a des enfants qui ont perdu la parole devant l’horreur, comme en 2009. Un exemple : Sara Ahmed, 7 ans, qui ne parle plus depuis que l’on l’a trouvé dans les bras de son père mort, sous les décombres de sa maison. Elle ne fait que gémir ou pleurer. Une autre Sarah de 23 ans s’exprime pour la petite Sara et pour tant d’autres dans un article en anglais sur le site du Mondoweiss. Je le traduis ici. 

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Sara Ahmed a déjà subi trois opérations. Elle ne peut plus mouvoir l’une de ses jambes dont le nerf est sectionné. (photo UNICEF/NYHP2014-1070/d’Aki)

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21/08/2014

Comment en sont-ils arrivés là ?

Journaliste israélien, Ami Kaufman est en deuil : ses concitoyens ont perdu toute sensibilité morale. Il écrit en anglais. Je vous propose la traduction de son article tout en réfléchissant aux propos de Didier Burkhalter et Peter Maurer dans Le Temps d’aujourd’hui :« Un droit qui est régulièrement violé, sans que cela suscite de véritable réaction, risque peu à peu de perdre de sa validité. … Le droit international humanitaire est… un droit irrévocable ; ce droit repose sur une conviction forgée à travers les siècles et les cultures [pour] éviter que les guerres ne dégénèrent en barbarie. »

 

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Bombe non explosée dans une maison de Beit Hanoun 4 août 2014 (Photo Activestills par Anne Paq)

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